Une mini-synthèse de la littérature fait le point sur cette pathologie
banale en fin de grossesse et durant le post-partum.
Des données épidémiologiques anciennes et peu nombreuses rapportent une prévalence
de 8 % dans le dernier trimestre de la grossesse et 20 % après l’accouchement
(la césarienne semblant « protéger » de cette pathologie). La fissure anale
est presque aussi fréquente. La constipation joue un rôle prépondérant. Le traitement
est presque toujours médical : régulateur du transit, topiques contenant un
corticoïde et/ou un anesthésique local (simple avis d’expert dont aucune étude
ne démontre l’efficacité) et antalgiques (accord professionnel : paracétamol
toujours, AINS en cures de 3 à 5 jours si nécessaire, voire corticothérapie
s’ils sont contre-indiqués). En l’absence d’amélioration en 3 à 5 jours, une
hémorroïdectomie peut être discutée au cas par cas, mais l’excision ou l’incision
d’une thrombose ne peut être réalisée qu’en cas de thrombose externe monopédiculaire,
douloureuse et non oedématiée.
1. Abramovitz L, Benadderrhamane D, Philip J, Pospait D, Bonin N, Merrouche
M. Pathologie hémorroïdaire de la parturiente. Presse Med. 2011;40:955-9.
Que retenir pour notre pratique
• 1er point : la quasi exclusivité d’un traitement médical « basique » ; chirurgie
exceptionnelle…
• 2e : le seul facteur de risque réellement démontré est la constipation chronique
durant la grossesse, à rechercher et traiter systématiquement (privilégier les
laxatifs osmotiques, mucilages et laxatifs huileux, non absorbés et donc sans
risque).
Mots clés : hémorroïdes; grossesse [Hemorroids; Pregnancy]
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