Thrombose hémorroïdaire externe chez la femme enceinte


Publiée dans la revue : Médecine. Janvier 2012. Volume 8Number 1,

Auteur(s) : Jean-Pierre Vallée

Une mini-synthèse de la littérature fait le point sur cette pathologie banale en fin de grossesse et durant le post-partum.

Des données épidémiologiques anciennes et peu nombreuses rapportent une prévalence de 8 % dans le dernier trimestre de la grossesse et 20 % après l’accouchement (la césarienne semblant « protéger » de cette pathologie). La fissure anale est presque aussi fréquente. La constipation joue un rôle prépondérant. Le traitement est presque toujours médical : régulateur du transit, topiques contenant un corticoïde et/ou un anesthésique local (simple avis d’expert dont aucune étude ne démontre l’efficacité) et antalgiques (accord professionnel : paracétamol toujours, AINS en cures de 3 à 5 jours si nécessaire, voire corticothérapie s’ils sont contre-indiqués). En l’absence d’amélioration en 3 à 5 jours, une hémorroïdectomie peut être discutée au cas par cas, mais l’excision ou l’incision d’une thrombose ne peut être réalisée qu’en cas de thrombose externe monopédiculaire, douloureuse et non oedématiée.

1. Abramovitz L, Benadderrhamane D, Philip J, Pospait D, Bonin N, Merrouche M. Pathologie hémorroïdaire de la parturiente. Presse Med. 2011;40:955-9.

Que retenir pour notre pratique
• 1er point : la quasi exclusivité d’un traitement médical « basique » ; chirurgie exceptionnelle…
• 2e : le seul facteur de risque réellement démontré est la constipation chronique durant la grossesse, à rechercher et traiter systématiquement (privilégier les laxatifs osmotiques, mucilages et laxatifs huileux, non absorbés et donc sans risque).

Mots clés : hémorroïdes; grossesse [Hemorroids; Pregnancy]


 

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