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Bilateral blindness and visual impairment in children aged 0-5 years in the women's and children's hospital of Yaounde


Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 20, Number 1, 35-9, janvier-février-mars 2010, Étude originale

DOI : 10.1684/san.2009.0174

Résumé   Summary  

Author(s) : Lucienne Assumpta Bella, André Omgbwa Eballea, Jeanne Mayouego Kouam , Faculté de médecine et des sciences biomédicales de l’université de Yaoundé I <ngonbidjoe@yahoo.fr> <andyeballe@gmail.com>, Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé BP 4362 Yaoundé Cameroun.

Summary : A retrospective study covering the period from March 2002 to December 2008 at the Yaounde Women's and Children's Hospital sought to identify the causes of blindness and severe visual impairment in children younger than 5 years old. Of the 55 cases recorded (prevalence: 2.4%), 33 patients were boys and 22 girls. Total blindness were found among 69% of the group, while 31% had severe visually impairment. The most frequent anatomical sites of the disease leading to blindness and severe visual impairment were the lens (27.3%), the visual cortex (25.5%) and the retina (14.5 %). As the initial prognosis is severe, close collaboration between all those responsible for these children must be set up to enable early specialised management and education.

Keywords : childhood blindness, congenital cataract, visual impairment in childhood

ARTICLE

Auteur(s) : Lucienne Assumpta Bella1,2, André Omgbwa Eballea1,2, Jeanne Mayouego Kouam1

1Faculté de médecine et des sciences biomédicales de l’université de Yaoundé I <ngonbidjoe@yahoo.fr> <andyeballe@gmail.com>
2Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé BP 4362 Yaoundé Cameroun

La lutte contre la cécité de l'enfant constitue l'une des priorités de l'initiative Vision 2020 de l'OMS [1]. Il est actuellement considéré dans le monde qu'un enfant perd la vue toutes les minutes ; et chaque enfant aveugle a toute une vie de cécité devant lui [2].

La plupart des études sur la cécité infantile ont été effectuées dans des écoles spécialisées pour enfants déficients visuels. De ce fait, les enfants âgés de zéro à cinq ans y sont insuffisamment représentés. Pourtant, en matière de cécité infantile, ces derniers sont les plus vulnérables.

Le présent travail avait pour but d'identifier les causes de cécité et de malvoyance bilatérales chez les enfants âgés de zéro àcinq ans et de fournir ainsi des informations pouvant servir à l'élaboration destratégies de lutte contre la cécité infantile.

Matériels et méthode

Cette étude a été menée à l'hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé (HGOPY), structure de référence dans la prise en charge des maladies de l'enfant.

Il s'agissait d'une étude documentaire portant sur les dossiers des enfants âgés de zéro à cinq ans ayant consulté entre mars 2002 (date d'ouverture de l'hôpital) et décembre 2008 dans le service d'ophtalmologie de cet hôpital.

Nous avons inclus tous les dossiers des enfants âgés de zéro à cinq ans dont l'acuité visuelle du meilleur œil avec la correction portée était strictement inférieure à 4/10e pour ceux ayant acquis le langage parlé (trois à cinq ans). Ceux ne s'exprimant pas encore étaient inclus en cas de signe de malvoyance profonde observé à l'examen ophtalmologique (absence de fixation, de poursuite ou de réflexe de défense ou présence d'anomalies du réflexe photomoteur, de nystagmus, du signe de l'éventail, du signe digito-oculaire de Franceschetti).

Pour classifier la déficience visuelle, nous avons opté pour la stratégie d'Urvoy [3] plutôt que celle de l'OMS [4] :

  • amblyopie moyenne : acuité visuelle corrigée de chaque œil inférieure à 4/10e et supérieure ou égale à 1/10e ;
  • amblyopie profonde : acuité visuelle corrigée de chaque œil inférieure à 1/10e, le champ visuel permettant une orientation et des déplacements relativement faciles ;
  • cécités pratiques : acuité visuelle corrigée de chaque œil inférieure à 1/10e, le champ visuel ne permettant pas d'autonomie.

Les paramètres analysés étaient : l'âge, le sexe, le stade de la déficience visuelle ainsi que l'étiologie diagnostiquée.

Résultats

Fréquence

Parmi les 2 254 dossiers d'enfants âgés de zéro à cinq ans reçus en consultation ophtalmologique pendant la période d'étude, nous avons trouvé 55 cas de cécité et de malvoyance bilatérales, soit une fréquence de 2,4 % et en moyenne huit nouveaux cas par an dans notre formation sanitaire.

Sexe

Cette population était faite de 33 garçons et de 22 filles, soit un sex-ratio M/F de1,5.

Âge

Les enfants âgés de moins d'un an étaient les plus nombreux (38,2 %). Ceux âgés d'un à trois ans (inclus) représentaient 34,5 % de notre échantillon, et ceux de trois à cinq ans 27,3 %.

Stades de la déficiencevisuelle

Selon la classification d'Urvoy, 69,1 % des enfants présentaient une cécité pratique, 18,2 % avaient une amblyopie profonde et 12,7 % souffraient d'une amblyopie moyenne.

Sites anatomiques de l'atteinte visuelle

L'atteinte cristallinienne était la plus fréquente (15 cas). Nous avons enregistré 14 cas de cataracte congénitale. Il faut signaler que parmi ceux-ci, trois cas étaient associés à une microphtalmie, un cas à une persistance du vitré primitif, un cas à un glaucome congénital. Un cas de subluxation du cristallin a été enregistré dans le cadre d'un syndrome de Marfan (tableau 1).

Les atteintes du cortex visuel venaient en 2e position (25,5 %). Ces cécités corticales étaient dues aux syndromes convulsifs (cinq cas), à la méningite (trois cas), au neuropaludisme (un cas), à l'asphyxie néonatale (un cas), à l'anoxie in utero (un cas), à l'ictère néonatal (un cas), au coma (un cas), à la prématurité (un cas).

Nous avons enregistré 14,5 % d'atteintes rétiniennes.

Les altérations congénitales de l'angle iridocornéen, en l'occurrence les glaucomes congénitaux, représentaient 7,3 % des cas. Deux patients sur quatre étaient jumeaux.

Parmi les quatre cas d'atteinte du globe oculaire entier, en dehors des lésions malformatives congénitales, nous avons noté un panophtalmie survenue au cours de l'évolution d'un kwashiorkor.

Les atteintes cornéennes étaient au nombre de 3 (5,5 %) : une taie cornéenne bilatérale après instillation de potion traditionnelle, une dystrophie cornéenne familiale et un leucome congénital dans le cadre d'un syndrome de Peters.

Tableau 1 Causes de cécité selon la classification anatomique de l'OMS.Titre 1. Causes of blindness according to la WHO anatomical classification.

Sites anatomiques

n

Pourcentage

Cristallin

15

27,3

Cataracte congénitale

14

Subluxation du cristallin

1

Cortex visuel

14

25,5

Rétine

8

14,5

Myopie sévère

5

Rétinoblastome

1

Albinisme

1

Fibrose rétinienne

1

Angle iridocornéen

4

7,3

Glaucome congénital

4

Globe oculaire entier

4

7,3

Anophtalmie

1

Microphtalmie

2

Panophtalmie

1

Cornée

3

5,5

Leucome congénital

1

Taie cornéenne

1

Dystrophie cornéenne familiale

1

Nerf optique

3

5,5

Atrophie optique

2

Papillite

1

Uvée

1

1,8

Aniridie

1

Autresa

3

5,5

Total

55

100

Classification étiologique des causes de déficiencevisuelle

La majorité des causes de déficience visuelle était d'origine intra-utérine (41,8 %), suivie des causes d'origine infantile (36,4 %), périnatale (9,09 %) et héréditaire (7,3 %) (tableau 2).

Tableau 2 Causes de cécité selon la classification étiologique de l'OMS.Table 2. Causes of blindness according to the WHO etiological classification.

Causes

n

Pourcentage

Héréditaires

4

7,3

Syndrome de Marfan

1

Albinisme

1

Rétinoblastome

1

Dystrophie cornéenne familiale

1

Intra-utérines

23

41,8

Cataracte congénitale

14

Glaucome congénital

4

Microphtalmie

2

Anophtalmie

1

Syndrome de Peters

1

Aniridie

1

Périnatales

5

9,1

Cécité corticale

4

Fibrose rétinienne

1

Infantiles

20

36,4

Cécité corticale

10

Myopie sévère

5

Atrophie optique

2

Panophtalmie

1

Taie cornéenne

1

Papillite

1

Indéterminées

3

5,5

Nystagmus

1

Strabisme bilatéral

1

Étiologie non spécifiée

1

Total

55

100

Étiologies et âge

La cataracte congénitale était l'étiologie prédominante chez l'enfant de moins d'un an (cinq cas). Elle était suivie du glaucome congénital (quatre cas) (tableau 3).

Chez les enfants d'un à trois ans, la cécité corticale (neuf cas), suivie de la cataracte congénitale (six cas) étaient les deux premières causes de cécité.

Chez les enfants de trois à cinq ans, les atteintes rétiniennes étaient les plus fréquentes (six cas), avec en l'occurrence une prédominance de myopie sévère (cinq cas).

Tableau 3 Étiologies et âge.Table 3. Causes and age.

Étiologies

Moins de 1 an

1 à 3 ans

3 à 5 ans

Cataracte congénitale

5

6

3

Subluxation cristallin

1

Cécité corticale

3

9

2

Myopie sévère

5

Rétinoblastome

1

Albinisme

1

Fibrose rétinienne

1

Glaucome congénital

4

Microphtalmie

2

Anophtalmie

1

Panophtalmie

1

Dystrophie cornéenne

1

Taie cornéenne

1

Leucome congénital

1

Atrophie optique

1

1

Papillite

1

Aniridie

1

Nystagmus

1

Strabisme bilatéral

1

Étiologie non spécifiée

0

1

0

Total

21

19

15

Étiologies et stades de déficience visuelle

Les principales causes de cécité pratique étaient : la cécité corticale (29 %), la cataracte congénitale (26,3 %) et le glaucome congénital (10,5 %).

Parmi les sept cas d'amblyopie moyenne, quatre cas étaient dus à la myopie sévère (tableau 4).

Tableau 4 Étiologies et stades de déficience visuelle.Table 4. Causes and stage of visual impairment.

Étiologies

Amblyopie moyenne

Amblyopie profonde

Cécité pratique

Cataracte congénitale

2

2

10

Subluxation du cristallin

0

1

0

Cécité corticale

0

3

11

Myopie sévère

4

1

0

Rétinoblastome

0

0

1

Albinisme

1

0

0

Fibrose rétinienne

0

0

1

Glaucome congénital

0

0

4

Anophtalmie

0

0

1

Microphtalmie

0

0

2

Panophtalmie

0

0

1

Leucome congénital

0

0

1

Taie cornéenne

0

1

0

Dystrophie cornéenne familiale

0

0

1

Atrophie optique

0

0

2

Papillite

0

1

0

Aniridie

0

1

0

Nystagmus

0

0

1

Strabisme bilatéral

0

0

1

Étiologie non spécifiée

0

0

1

Total

7

10

38

Discussion

Fréquence

Cécité et malvoyance bilatérales représentent 2,4 % des consultations ophtalmologiques des enfants de zéro à cinq ans. Ce chiffre est similaire à celui trouvé par Bella-Hiag et Ebana Mvogo [5] dans leurs travaux sur la pathologie ophtalmologique de l'enfant camerounais de moins de cinq ans (2,3 %) réalisés en 1997 dans une autre formation sanitaire. Selon l'OMS [1], la prévalence de la cécité infantile varie de 0,3 ‰ dans les pays développés à 1,5 ‰ dans les pays pauvres. Nos chiffres de fréquences sont plus élevés en raison d'un recrutement strictement hospitalier.

Sexe

Nous avons retrouvé une prédominance masculine, avec un sex-ratio M/F de 1,5. Ce résultat corrobore celui d'Akinsola et Ajaiyeoba [6] qui rapportaient une prédominance masculine dans leurs travaux sur la cécité infantile au Nigéria en 2000, avec cependant un sex-ratio M/F de 2,1.

Âge

La tranche d'âge la plus représentée dans notre série est celle des moins d'un an (38,2 %). En effet, c'est au cours de cette période que survient la majorité des cas de cécité et de malvoyance (61,5 % d'après les travaux d'Akinsola et Ajaiyeoba [6]), en rapport avec les affections intra-utérines et périnatales, de révélation généralement précoce. Le groupe d'âge préscolaire jusqu'à trois ans inclus représente en tout 72,7 % de notre série. Les enfants plus âgés sont moins nombreux, car ils seraient soit déjà orientés vers des institutions de formation spécialisée le cas échéant, soit reclus au sein de leur propre famille.

Stades de la déficience visuelle

L'amblyopie moyenne représente 12,7 % et profonde 18,2 %. Ces résultats ont été obtenus dans le groupe d'enfants âgés de plus de trois ans, enfants scolarisés, chez lesquels il est possible d'utiliser les échelles d'optotypes pour l'évaluation de l'acuité visuelle.

La cécité représente 69,1 % des cas de notre série. Cependant, les difficultés d'évaluation objective de l'acuité visuelle chez le jeune enfant créent un biais entraînant probablement une surestimation de cette proportion. En effet, pour la plupart de nos sujets, l'acuité visuelle est encore en cours de développement. De plus, les méthodes usuelles d'évaluation de l'acuité visuelle et du champ visuel sont sujettes à des erreurs. En cas de présomption de malvoyance chez les enfants de cette tranche d'âge, il est nécessaire de compléter l'évaluation de la vision par des examens complémentaires tels que le nystagmus optocinétique, le regard préférentiel, les potentiels évoqués visuels, l'électrorétinogramme.

Sites anatomiques de l'atteinte visuelle

L'atteinte cristallinienne est prédominante (27,3 %) dans notre série. Cette prédominance a été retrouvée par Akinsola et Ajaiyeoba [6] et Reddy et Tan [7] dans leurs travaux respectifs aux Nigéria et en Malaysie, mais dans des proportions moindres, respectivement 23,1 % et 22,3 %. Même pris en charge, l'enfant aphaque ou pseudophaque est menacé de malvoyance dans notre milieu en raison des difficultés de prévention et de prise en charge de l'amblyopie. La cécité corticale, fréquente dans notre série (25,5 %), est plutôt rare, voire absente dans certains travaux (4,7 % en Mongolie pour Bulgan et Gilbert [8], inexistante pour Reddy et Tan [7]). Comme dans la plupart des pays en développement, la morbimortalité infantojuvénile est élevée. Les convulsions hyperthermiques, l'anoxie néonatale peuvent laisser place à des séquelles neurologiques au nombre desquelles une cécité corticale.

La fréquence des atteintes rétiniennes (14,5 %) est semblable à celle rapportée en Mongolie (12,5 %) [8] mais inférieure à celles rapportées au Nigéria (30,8 %) [6] et en Malaysie (20,8 %) [7]. D'une manière générale, en Afrique subsaharienne, la localisation rétinienne représente 20 % [2]. Bien que la myopie forte représente cinq cas sur les huit causes rétiniennes, il s'agit de l'amétropie la moins fréquente au Cameroun [9].

Aucun cas en rapport avec une rétinopathie des prématurés n'a été observé. Pourtant, dans la série de Charan et al. en 1995 en Inde, une incidence de 47,3 % avait été observée [10]. Cette différence pourrait s'expliquer par le taux de mortalité élevé des prématurés de très faible poids de naissance et par la rareté de l'oxygénothérapie à forte dose dans notre milieu du fait du faible niveau des plateaux techniques.

Un seul cas d'albinisme est répertorié dans notre série. Cette pathologie amblyogène par excellence n'est pourtant pas exceptionnelle dans notre milieu, puisque Ebana et al. en 1999 dans une série hospitalière retrouvaient une prévalence de 0,15 % [11]. Manifestement, peu de parents sont conscients de la nécessité d'une prise en charge précoce de ces enfants, tant sur le plan dermatologique que sur le plan ophtalmologique.

Le glaucome congénital dont la fréquence annuelle dans notre série est de moins d'un cas par an dans cette tranche d'âge conduit souvent à la cécité et à la malvoyance. Il s'agit néanmoins d'une pathologie rare au Cameroun ; l'un des facteurs étiologiques (la consanguinité) étant peu représenté dans notre pays.

Nous n'avons pas enregistré d'opacité cornéenne en rapport avec une carence en vitamine A ou avec la rougeole. Cela est probablement une traduction de l'efficacité des mesures préventives (vaccination, distribution de vitamine A) mises en œuvre dans notre pays par le Programme élargi de vaccination. Les traumatismes oculaires bilatéraux sont en outre exceptionnels à cet âge.

Nous n'avons enregistré aucun cas de cécité ni de malvoyance en rapport avec l'infection à VIH. Cette association serait rare ou alors non rapportée dans les dossiers, malgré les 24 000 nouveau-nés infectés chaque année au Cameroun [12].

Étiologies et âge

On note tout à fait logiquement chez l'enfant de moins d'un an une prédominance des pathologies malformatives congénitales. Certaines de ces pathologies sont diagnostiquées à la naissance par la sage-femme ou le pédiatre. Plus tard, ce sont les parents qui consultent pour un comportement visuel anormal ou une lésion anatomique.

Chez l'enfant d'un à trois ans (inclus), l'étiologie prédominante est la cécité corticale. Le manque récurrent de suivi au long cours des malades, dans notre contexte (perdus de vue), ne donne aucune perspective quant à l'évolution ; certaines cécités pouvant être transitoires de par leur étiologie. Il s'agit pourtant d'enfants nécessitant un suivi régulier.

Chez l'enfant de trois à cinq ans, les causes rétiniennes sont les plus fréquentes (six cas sur huit) avec une prédominance de myopie sévère. S'agissant des amétropies, l'on se serait attendu à observer des cas de forte hypermétropie dans la mesure où c'est le vice de réfraction le plus fréquemment rencontré dans notre environnement [9].

Conclusion

Plus de deux enfants sur 100 âgés de zéro à cinq ans qui avaient consulté dans notre formation sanitaire souffraient de déficience visuelle. Il s'agit là d'un problème éminemment grave, compte tenu des années de vie sans vision et du coût social de ce handicap. Si les trois quarts des cas sont diagnostiqués avant l'âge scolaire, la prise en charge demeure difficile dans notre contexte, et très peu de cas de cécité ou d'amblyopie sévère peuvent être prévenus. Le cas échéant, une organisation devrait être mise en place de façon à poser un diagnostic de certitude précoce, assortie d'un conseil génétique et d'une prise en charge médicale et psychosociale. Le suivi à long terme de ces patients devrait permettre leur orientation vers des structures spécialisées de formation si aucun traitement n'est susceptible d'améliorer leur fonction visuelle. Une collaboration entre les ministères en charge de la Santé, des Handicapés et de l'Éducation doit être envisagée.

Remerciements et autres mentions

Financement : aucun ; conflit d'intérêt: aucun.

Références

1 World Health Organisation. Preventing blindness in children. Report of WHO/IAPB scientific meeting. Hyderabad, India, 13-17 April 1999.

2 Parikshit G, Clare G. La cécité infantile : panorama mondial. Rev Sante Commun 2008 ; 5 : 37-9.

3 Urvoy M. Clinique d’ophtalmopédiatrie. Paris : Vigot, 1989.

4 Flament J. Pathologie du système visuel. Paris : Masson, 2002.

5 Bella-Hiag AL, Ebana Mvogo C. Pathologie ophtalmologique de l'enfant camerounais de moins de 5 ans. Bull liais doc OCEAC 1997 ; 30 : 27-30.

6 Akinsola FB, Ajaiyeoba AI. Causes of low vision and blindness in children in a blind school in Lagos, Nigeria. WAJM 2002 ; 21 : 63-5.

7 Reddy SC, Tan BC. Causes of childhood blindness in Malaysia: results from a national study of blind school students. Int Ophthalmol 2002 ; 24 : 53-9.

8 Bulgan T, Gilbert CE. Prevalence and causes of severe visual impairment and blindness in children in Mongolia. Ophthalmic Epidemiol 2002 ; 9 : 271-81.

9 Ebana Mvogo C, Bella-Hiag AL, Ellong A, Metogo Mbarga B. Les amétropies statiques du noir camerounais. Ophthalmologica 2001 ; 215 : 212-6.

10 Charan R, Dogra MR, Gupta A, Narang A. The incidence of retinopathy of prematurity in a neonatal care unit. Indian Journal of Ophtalmology 1995 ; 43 : 123-6.

11 Ebana Mvogo C, Bella-Hiag AL, Ellong A, Metogo Mbarga B. Les troubles visuels de l'albinos. Cah Sante 1999 ; 9 : 89-91.

12 Ministère de la Santé Publique. Guide pour la prise en charge des enfants exposés et infectés par le VIH/sida. Décembre 2006, p. 13.


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