Author(s) : Frank Pellestor, Samir Hamamah , Inserm U874, Département de Médecine et Biologie de la Reproduction, CHRU de Montpellier, Hôpital Arnaud de Villeneuve, 371, avenue du Doyen Gaston Giraud, 34295 Montpellier Cedex 5.
Summary : The cytogenetic analysis of human oocytes has been then considered as a highly valuable source of data for the investigation of both the occurrence and the origin of chromosomal abnormalities in human. During the last 4 decades, the cytogenetic analysis of human oocytes has never stopped to progress, according to the advents of new technologies. Both karyotyping and then molecular cytogenetic studies based on in situ hybridization techniques, have been reported to date, providing a large body of data on the incidence and the distribution of chromosomal abnormalities in human female gametes. The most relevant analysis have led to the estimate that 15-20 % of human oocytes present chromosome abnormalities, and they have emphasized the implication of both whole chromosome nondisjunction and chromatid separation in the occurrence of aneuploidy in human oocytes. The effect of advanced maternal age on the incidence of aneuploidy in human oocytes has also been clearly evidenced by recent reports based on large sample of oocytes or polar bodies.
Figure 1 Caryotype d’une métaphase d’ovocyte II
humain, présentant une chromatide supplémentaire pour le chromosome
13 (23,X,+cht13). A noter l’aspect très particulier des chromosomes
d’ovocytes, formés de 2 chromatides bien séparées et extrêmement
condensées, rendant difficile leur identification.
Figure 2 Anomalies de ségrégation méiotique au
cours de l’ovogenèse. Une seule paire de chromosomes est
représentée sur ce schéma. La première ligne illustre le
déroulement normal de la première division méiotique qui conduit à
la disjonction des couples de chromosomes homologues entre
l’ovocyte II et le 1er globule polaire. Dans le cas
d’une non-disjonction chromosomique conventionnelle (2e ligne), les
2 chromosomes homologues ne se séparent pas et aboutissent dans la
même cellule fille (l’ovocyte II ou le globule polaire). La
séparation déséquilibrée des chromatides-sœurs (3e ligne), pouvant
se produire au cours de l’anaphase de la première division
méiotique, conduit à la présence d’une (ou de plusieurs)
chromatides libres dans les ovocytes II (visibles dans la métaphase
II ou le globule polaire). La séparation équilibrée des
chromatides-sœurs (4e ligne) peut donner lieu à diverses
combinaisons de chromatides libres. Les erreurs potentielles de la
deuxième division méiotique ne sont pas représentées sur ce
schéma.
Figure 3 Marquage chromosomique par FISH des
chromosomes 9 et 18 sur une métaphase d’ovocyte II humain. Deux
colorations ont été utilisées pour identifier précisément chaque
chromosome et les chromatides qui les constituent. Pour le
chromosome 9, les bras chromosomiques ont été marqués en rouge et
le centromère en jaune. Les bras chromosomiques du chromosome 18
ont été marqués en vert, alors que ses régions centromériques, bien
dissociées sur chaque chromatide, sont marquées à l’aide d’un
fluorochrome rouge.
Figure 4 Évolutions comparatives de la
fréquence d’haploïdies, de la fréquence globale d’aneuploïdies et
des 2 formes majeures d’aneuploïdies (l’aneuploïdie chromosomique
et l’aneuploïdie chromatidienne) en fonction de l’âge maternel, sur
un échantillon de 1 397 caryotypes ovocytaires obtenus chez 520
patientes âgées de 19 à 46 ans. Ces données indiquent
clairement la diminution de la fréquence des caryotypes normaux
(haploïdie) avec l’âge. Par ailleurs, la corrélation avec l’âge la
plus significative concerne les anomalies par séparation
chromatidienne (non-disjonctions chromatidiennes) qui augmentent
fortement à partir de 35 ans.