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Un précurseur de la neuropsychologie et de la neurophilosophie au XIX e siècle : Alexander Bain


l'Information Psychiatrique. Volume 82, Number 6, 511-4, Juin-Juillet 2006, Histoire de la psychiatrie



Author(s) : Jacques Chazaud .

ARTICLE

Auteur(s) : Jacques Chazaud1

Après l’épuisement présumé des paradigmes de la « folie », des « maladies mentales » et des « structures », telles que les a systématisés notre regretté ami Georges Lantéri-Laura dans une perspective de réflexion épistémologique sur l’évolution des modèles psychiatriques, nous assistons à l’émergence dans l’étude de la pathologie mentale d’une mode réputée « cognitiviste », supportée par les connaissances et les techniques les plus avancées de la « neuropsychologie ». Cette « modernité » des schémas explicatifs des troubles de l’esprit sur la base des dysfonctionnements cérébraux, rouvrant inexorablement les disputes philosophico-métaphysiques sur le mind-brain problem, n’est toutefois pas véritablement une génération spontanée. Nous en voulons pour preuve ce qu’écrivait, il y a près d’un siècle et demi, un grand penseur et psychologue britannique dont nous proposons de donner, dans ce travail, un aperçu de son enseignement.Alexander Bain (1818-1903) vit le jour à Aberdeen (en Écosse) dans une famille nombreuse et pauvre. Enfant de santé fragile, il dut travailler précocement comme ouvrier tisserand. Mais cet enfant « défavorisé » par sa naissance prolétarienne et sa constitution physique (qui ne l’empêcha pas de vivre 85 ans !) était surdoué intellectuellement. Ceci compensant cela, il arriva à étudier en autodidacte les mathématiques, les sciences et la métaphysique. Il acquit par ses seuls moyens un savoir suffisant pour entrer exceptionnellement au Marischall College, qui fut bientôt intégré à l’Université. Il devait y faire carrière, après avoir été l’assistant de John Stuart Mill, comme professeur d’anglais et de logique avant que d’être élu trois fois recteur malgré les oppositions dont il restait l’objet, du fait de son origine sociale.Ses fonctions le contraignirent à écrire des cours de grammaire et de rhétorique, un essai sur l’éducation et, surtout, un énorme Traité de logique inductive et déductive. Mais ses intérêts principaux allaient à la psychologie, et il fut certainement l’un des premiers psychologues, voire le premier, à « réorienter » cette discipline vers les méthodes physiologiques, tout en s’éloignant de l’empirisme classique. Il semble cependant que le monde réputé savant ait oublié, en notre époque où le « temps réel » substitue l’immédiat à la mémoire à long terme, que Bain fut le fondateur du premier journal de psychologie, l’illustre revue Mind (qu’il créa en 1876).Ses ouvrages profondément originaux, Les sens et l’intelligence (1855) et Les émotions et la volonté (1859), connurent, en leur temps, un retentissement considérable. Avec la thèse de la pensée comme produit de « l’action suspendue » (où l’on peut discerner la première intuition de la nature ultime de la pensée comme « action d’essai intériorisée » que retrouvèrent Pierre Janet, Sigmund Freud et Jean Piaget), il y défendait, en particulier, l’idée révolutionnaire d’une origine primitivement active (motrice) du fonctionnement du système nerveux ; notion bientôt occultée et qui devra attendre des embryologistes comme Coghill, puis des neurophysiologistes tels E. von Holst et R. W. Sperry, avant de supplanter la théorie réflexologique qui sera longtemps dominante. Théorie souvent doublée, il est vrai, jusqu’à nos jours (cf. John C. Eccles) d’une intervention transcendantale de « l’esprit » où le « fantôme dans la machine » — selon l’expression humoristiquement anti-cartésienne de Ryle — venait pallier la gêne à considérer l’homme comme un pur montage mécanique sophistiqué…Bain poursuivit avec son livre de 1868, Mental and moral science, suivi, en 1872, par Le corps et l’esprit, ouvrage dont le titre et le contenu anticipaient de plus d’un siècle les ouvrages contemporains dits de « philosophie de l’esprit ».On retrouvera l’impact de ses différents écrits, entre autres, chez Herbert Spencer qui y renvoie purement et simplement, dans ses Principes de psychologie, sur les accompagnements subjectifs et objectifs des différentes émotions et sensations, et avec les plus chaudes recommandations (selon la réciprocité du service de la rhubarbe et du séné, car Bain avait préalablement fait l’éloge des Principes de biologie) de « l’exposition complète des rapports entre chaque état de conscience, simple ou complexe, et ses accompagnements physiques » ; chez Charles Darwin, qui écrira dans Mind et le citera cinq fois dans son essai sur l’Expression des émotions à propos des manifestations émotives, des répercussions vitales du plaisir et de la douleur, de l’absence de salivation dans la frayeur, du rougissement accompagnateur de l’émoi lors du sentiment d’être jugé sur son physique chez les humains ; sur l’association des actions, sensation et états d’esprit, enfin sur le rire. Wilhelm Preyer (le fondateur de la psychologie de l’enfant) confirmera la précession du mouvement sur la sensibilité ; Harald Höffding lui empruntera ses « lois » de corrélation et de proportionnalité. Théodule Ribot, au-delà de son mémoire La psychologie anglaise contemporaine, l’évoquera dans ses livres (la Psychologie des sentiments, la Psychologie de l’attention, etc.). Le « grand Féré » le cite toujours avec faveur dans son grand œuvre sur La pathologie des émotions et autres ouvrages et son ami de la Salpêtrière, Alfred Binet, avouera avoir découvert (!), dans le chapitre historique de Le corps et l’esprit, l’hylémorphisme aristotélicien alors qu’il cherchait, à son tour, une solution qui lui permit d’unir « l’âme » et le corps. Bien que spiritualiste, le célèbre philosophe académique Paul Janet le nommera toujours avec considération, tandis que son neveu, le psychiatre et psychologue Pierre Janet, le critiquera courtoisement à différentes occasions et que William James, qui s’était opposé à Bain (1880) sur la conscience des décharges centrifuges, publia son premier article sur l’émotion (1884) dans Mind. Il lui donnera une bonne place dans son Précis de psychologie où sont louées les « remarques pratiques tout à fait admirables » de l’Écossais sur les attitudes morales, et où il tient compte de ses indications sur la mémoire des mots et se rallie, avec ferveur, à sa « loi de diffusion ». Au terme d’une très longue discussion qui occupera tout un chapitre de son livre Les sensations internes, le professeur nancéen de physiologie et de « psychophysiologie » (à l’école des Hautes études, en Sorbonne) Henri Beaunis admet un véritable sentiment central d’innervation, différent des sensations afférentes. Dans ses cours au Collège de France, Henri Bergson relancera le débat (qui revient d’ailleurs de nos jours, sous une forme renouvelée par la théorie des « décharges corollaires » ou « copies d’efférences », à propos de l’origine primitivement, si ce n’est exclusivement, centrale du sentiment de l’effort) ; mais Bain se retrouve aussi dans Les données immédiates de la conscience (à propos, non seulement de l’effort, mais encore du conflit des motifs), dans Matière et mémoire (à propos de l’« inscription » des souvenirs), dans Le rire (concernant le « comique par dégradation », lors du soulagement après contrainte par le solennel, la dignité, le respect pour une valeur ou une personne).Référence encore obligée dans le Nouveau traité de psychologie de Georges. Dumas des années 1930-1940, le nom de Bain a désormais pratiquement disparu des écrits de langue française après La philosophie des sensations et le Traité de psychologie générale de Maurice Pradines, qui fit autorité jusque dans les années 1960… S’il faut rendre justice à Jean-Pierre Changeux de l’avoir cité dans la… bibliographie de L’Homme neuronal après que notre ami Georges Lantéri-Laura (dans son étude, avec Henri Hécaen, l’Évolution des connaissances et des doctrines sur les localisations cérébrales) lui ait redonné un éclat éphémère pour son influence sur H. Spencer et David Ferrier et, à travers ce dernier, sur John Huglings Jackson. On chercherait par contre en vain son nom dans L’Encyclopaedia universalis ou dans L’Encyclopédie de la Pléiade, tant au volume de Psychologie qu’à celui de Logique, tous deux dirigés par Jean Piaget ; comme il sera absent dans les manuels de Paul Fraisse et le restera chez ses successeurs à la chaire de la Sorbonne. Il n’en survivra, par exception, qu’une maigre trace dans l’entrée « éducation » de L’encyclopédie philosophique universelle (Sic transit gloria mundi!).Il resterait une étude historique à faire, parallèlement, de l’influence, qui fut très importante, de Bain sur la fondation de la psychologie américaine, à la suite de son prédécesseur, l’évêque de Cloyne, George Berkeley (qu’il tint, un temps, en haute estime, tenté qu’il fut par son réalisme phénoméniste et, probablement, en sympathie avec lui parce qu’il était, par sa mère, à demi Celte [Irlandais], et non un pur Angle ou Saxon…). Mais nous resterons, dans ce travail, dans les limites de la « vieille Europe ».Oscar Wilde, portraituré en Dorian Gray, faisait part en ces termes de sa perplexité devant la grande question de « l’union substantielle » : « L’âme et le corps, le corps et l’âme, quel double mystère ! L’âme n’allait-elle pas sans quelque matérialisme et le corps avait ses moments de spiritualité. L’âme est-elle un fantôme habitant la maison du péché ? Ou bien le corps se fond-t-il vraiment dans l’âme ? Mystère la séparation de l’esprit et de la matière, et mystère pareillement leur union ».Bain, comme pour répondre à son contemporain dans un dialogue imaginaire, écrit dans l’ouvrage ici considéré : « On a beaucoup discuté sur l’union de l’esprit et du corps. Aux yeux du plus grand nombre cette question est ce qu’on appelle un mystère. Le mot μυστεριoν signifie simplement une chose momentanément cachée que l’on connaîtra plus tard ». Le livre commence d’ailleurs par l’affirmation très assurée qu’« on peut soutenir que la connaissance de ce qui se passe dans le corps a déjà fait mieux connaître ce qui se passe dans l’esprit, et que les progrès dans cette voie deviendront de plus en plus sensibles à mesure que nous continuerons nos recherches ».Il pense d’abord, ici, aux recherches sur le système nerveux qui avaient déjà permis, par exemple, d’établir certaines corrélations entre les activités idéatives et les modifications circulatoires et métaboliques concomitantes (préfigurant la TEP ?), d’ébaucher les lois de vitesse de diffusion de l’influx nerveux, de d’irradiation des réflexes selon l’intensité de l’excitation, d’établir celle de l’adaptation des impressions sensorielles en fonction de la durée de la stimulation et celle de « l’habituation » par monotonie des stimuli, de mesurer le temps de prise de conscience des sensations, celui de décision (car Hans Kornhuber et Benjamin Libet ont eu des précurseurs !), de résolution de problème, etc. Sous cet aspect, le livre est une évocation assez générale, mais limitée, où figurent nommément Emil du Bois-Reymond et Charles Bell ainsi que des membres désormais (injustement) oubliés de la Royal Society. Mais ni Pierre Flourens, ni Johannes von Purkinje (qui découvrit, en 1837, la cellule cérébelleuse qui porte son nom), etc. Il est curieux de relever ici que David Ferrier (l’un des inventeurs de la cartographie des fonctions corticales, qui fut son élève à Aberdeen et lui resta très fidèlement attaché) ne trouve place que dans le chapitre d’histoire doctrinale, aux côtés de Karl Vogt, de Ludwig Büchner et de Johannes Müller – l’inventeur de « l’énergie spécifique des nerfs » (qui sut décrire ses propres troubles hallucinosiques) – pris à tort pour un matérialiste, ce qui témoigne d’une non-lecture de son Manuel des années 1950. Mais, pour limité qu’il soit, le tableau des faits retenus n’en est pas moins un reflet suggestif des connaissances sur la recherche « bourgeonnante » sur le système nerveux et, surtout, pour employer une expression anachronique, sur l’état de la « neuropsychologie » des années 1870.La table des matières n’est pas ce qu’il y a de plus explicite dans l’ouvrage ici évoqué, autrement si clair. Il faut l’avoir lu pour saisir l’unité rigoureuse de pensée qui fonde la diversité apparemment hétéroclite des sujets enchaînés-fondus, mais aussi pour comprendre que « L’union de l’esprit et du corps », qui fait l’intitulé du chapitre II, se place à un tout autre niveau que celui du chapitre VI qui demande « Comment l’esprit et le corps sont-ils unis ? ». La première est l’exposé du bilan factuel et critique – en particulier du prototype de l’« incarnation » ou de l’« expression corporelle » qu’est l’émotion (fut-elle réputée mystique ou pathogène) – des faits invoqués par la croyance naïve en une « action réciproque » d’un vécu non étendu et d’une matière organique déployée dans l’espace. La seconde est celle qui doit répondre en direct au fameux « mystère » d’Oscar.Au final, la solution de Bain est une forme d’expression parfois un peu oscillante (comme conséquence d’un souci de préserver la possibilité d’une étude psychologique indépendante ?) entre ce qu’on appellerait, de nos jours, le « fonctionnalisme » et le « monisme à double face ». En simplifiant quelque peu, on pourrait dire, en reprenant les moments les plus lumineux ou les plus inspirés de son exposé, que chaque manifestation (sensorielle, sentimentale, intellectuelle, mémorielle, imaginative) de l’esprit est, pour lui, un « état » (c’est le terme utilisé) lié à un certain mode de déroulement temporel du fonctionnement cérébral. « Sans certains modes particuliers de l’étendue – ce que nous appelons l’organe du cerveau, et le reste –, écrit notre auteur, nous ne pourrions avoir ces moments d’extase ». L’esprit une extase (ek-stase ?) de l’encéphale ! La formule est belle, séduisante, poétique, évocatrice. Si on osait un mauvais calembour (mais Bain ne préconisait-il pas, en matière d’éducation et en « hygiène générale », que l’on travaillât dans la gaîté – et se privait-il de lancer, quant à lui, ne fût-ce que par citations philosophiques interposées, des piques celto-écossaises contre le spleen et la férocité anglaises ?) – si donc on osait, on dirait que l’« âme » est « l’état d’esprit » d’un mode physiologique du viscère intracrânien.Mais l’affaire est trop grave pour qu’on en plaisante. Le professeur ne savait que trop que « depuis que le monde est habitué à la doctrine cartésienne de deux substances distinctes – l’une à laquelle se rattachent les faits matériels, et l’autre les faits spirituels – tout penseur qui soutient que la substance spirituelle séparée n’est ni prouvée, ni nécessaire, se voit dénoncé comme voulant effacer notre existence spirituelle, et faire de nous des montres, des machines à vapeur ou des machines à parler et à calculer. Celui qui n’admet qu’une seule substance est obligé de protester qu’il ne nie pas l’existence du fait ou des phénomènes que l’on nomme esprit, mais qu’il attaque seulement une hypothèse arbitraire et sans fondement dont on se sert pour représenter ce fait » (les italiques sont nôtres). Tout est là, qui identifie l’« extase » cérébrale qu’est l’esprit à une modalité existentielle de la facticité phénoménale ; et qui nous laisse présager (car il n’y a qu’un pas technique de la machine à calculer au « computeur ») que les disputes de la neurophilosophie ou de la philosophie de l’esprit et de la métaphysique ne sont pas essentiellement différentes au XXIe siècle de ce qu’elles étaient déjà au XIXe et bien avant, avec les Julien Offray de La Mettrie, Paul d’Holbach, Denis Diderot et autres « matérialistes enchantés ». Ceux qui, sans connaître (et pour cause !) les processus non linéaires, le saut qualitatif, la complexification, l’auto-organisation, l’émergentisme, etc., affirmaient que la force, le mouvement et l’organisation de la matière suffisaient pour arriver à la sensibilité et à la pensée et rendre compte des phénomènes spirituels. Ce qui paraissait déjà possible à John Locke, tandis que Thomas Hobbes et Pierre Gassendi doutaient fort de la pertinence des arguments de monsieur René Descartes du Perron…Ce n’est donc pas par un effet littéraire ou un étalage d’érudition que Bain conclura son ouvrage par une Histoire des théories de l’âme où se trouvent en bonne place les premiers Pères matérialistes de l’Église, comme Tertullien (qui ne concevait ni l’âme ni Dieu sans quelque matière subtile, sous peine de ne point exister) et le théologien et savant chimiste (qui isola l’azote) Priestley, pour qui la matière animique ou divine présentait simplement un écart beaucoup plus grand avec celle des pierres que ne l’est celui entre cette dernière avec celle de la lumière. Il ne dissimule pas, inversement, la pensée pittoresque qu’il prête à Plotin (et qui aurait peut-être satisfait Wilde ?) que ce n’est pas l’âme qui est unie au corps et se trouve en lui, toute entière en chacune de ses parties ou seulement dans le cerveau, mais que c’est le corps qui se trouve dans l’âme ! Ce qui étonne le plus, en parcourant le vaste panorama doctrinal que nous pouvons admirer, c’est (alors que Nicolas Malebranche ou Gottfried Wilhelm Leibniz apparaissent… occasionnellement) l’occultation totale de Baruch Spinoza, pourtant si souvent tenu, à tort, comme le père du « monisme à double aspect » dans l’union, chez l’homme, de l’âme et du corps ; alors qu’il tient pour une relation bijective (cf. le Court traité et L’éthique) dans l’unité substantielle, entre la première qui est l’idée dont le second est l’objet, lequel, par ses relations avec les choses qui l’affectent, lui permet d’en prendre une connaissance sensible, tandis qu’elle donne largement aux « esprits animaux » leur configuration de distribution. L’idée spinoziste rappelant ainsi quelque peu la « forme » péripatéticienne dans une modalité post-cartésienne…En appendice seront reprises quelques questions, dont certaines des plus importantes, comme celle – « épistémologique » – du constat que, à chaque fois qu’on essaye de donner une conception nouvelle d’une chose ou qu’on tente d’en montrer la genèse (par exemple celle de la conscience morale), on passe systématiquement pour un négateur de cette chose. Bain n’a pas attendu que vienne Umberto Ecco pour écrire, sur ces sujets, au nom de la rose : « La rose à laquelle on donne un autre nom n’est pas seulement moins parfumée, mais ce n’est plus une rose du tout » ! Mais aussi questions théologiquement et métaphysiquement embrouillées à souhait, mais si importantes pratiquement pour les psychiatres et les psychologues, cliniciens ou experts (comme s’ils pouvaient être l’un sans l’autre !), de l’acte libre ou nécessité et de « l’incapacité morale ».L’essai d’Alexander Bain n’est ni le premier ni le dernier mot sur le fameux « mystère » de l’union de l’âme et du corps, devenu celui de l’esprit et du corps au XIXe et, désormais, et notre homme y a sa part, le brain-mind problem. Nous restons convaincu que son petit ouvrage Le corps et l’esprit est une articulation historique de haute importance pour toute « neurophilosophie de l’esprit » à venir. C’est à ce titre que nous nous sommes senti obligé de le signaler à la méditation des publics savants comme des hommes et des femmes resté(e)s honnêtes, dont les psychiatres…Bain, 1859, 1885.

Bibliographie

Bain, 1859 Bain A. Les sens et l’intelligence. Paris : Germer Baillères et Cie, 1859.

Bain, 1885 Bain A. Les émotions et la volonté. Paris : Félix Alcan, 1885.

Bain, 1880 Bain A. L’esprit et le corps. Paris : Germer Baillières et Cie, 1880 ; (Réédité chez L’Harmattan en 2006).

* Ancien professeur adjoint de psychologie médicale (Paris VII), membre de l’Académie des Sciences de New York. 17, quai Sébastien-Vauban, 66000 Perpignan


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