ARTICLE
L'autisme infantile est une pathologie psychiatrique des plus graves appartenant
à l'ensemble des psychoses de l'enfant [1]. Relativement peu fréquente
(2 à 5 enfants pour 10 000), cette pathologie touche majoritairement
les garçons. Elle entraîne des conséquences sévères
sur leur développement, très précocement, induisant rapidement
un handicap et une souffrance majeurs. La question de son dépistage rapide
est fortement corrélée à celle de son traitement précoce
et de l'enjeu pronostique apportés par ces soins. De plus, autrefois
considérée comme une pathologie d'origine essentiellement psychologique,
les recherches récentes ont permis d'enrichir le point de vue psychopathologique
en mettant en avant le poids des facteurs génétiques mais aussi
en apportant une analyse des processus cognitifs qui permet de développer
d'autres modèles de compréhension et donc d'autres approches thérapeutiques
[2-4].
Avant 3 ans : tableau peu spécifique, à interpréter
avec prudence...
Le tableau clinique complet des troubles autistiques est constitué
autour de la troisième année de vie. Avant 3 ans, certains signes
peuvent être remarqués et font craindre une évolution vers
une pathologie autistique, mais l'ensemble de ces signes reste peu spécifique.
Il faut donc les interpréter avec prudence et s'attacher à retracer
précisément leur évolution et leur chronologie.
Plusieurs types de début ont été individualisés
: précoce et progressif (les signes apparaissent progressivement
dans les premiers mois pour former à 3 ans un tableau complet d'autisme
infantile) ; secondaire (après une évolution normale pendant
les premiers mois voire la première année de vie, apparaissent
des signes pathologiques et la perte des acquisitions antérieures) ;
ou tardif (après l'âge de 3 ans).
Dès les premiers mois de vie
L'enfant peut se distinguer par un comportement particulier : passif, extrêmement
calme, cherchant ou accrochant peu le regard, peu concerné par l'environnement.
Les premiers signes de communication (babillage, sourire réponse ou spontané,
mimique, anticipation des mouvements comme le fait de tendre les bras vers la
mère quand celle-ci s'approche pour le soulever, etc.) peuvent manquer
ou être rares : les parents peuvent décrire ainsi un bébé
indifférent, peu réactif, s'ajustant peu aux situations, qui à
l'examen clinique peut avoir des troubles du tonus (hypotonique, sensation dite
de « poupée de son » ou hypertonique de « bout de bois
»), des troubles du sommeil (hypersomnie ou insomnies répétées)
et des troubles de l'alimentation (anorexie).
À partir de l'âge de 6 mois
Les mêmes troubles apparaissent plus remarquables du fait du développement
plus avancé de l'enfant : retard au développement moteur avec
une hypotonie et un retard à l'acquisition de la position assise. L'absence
d'interactions apparaît plus visible : évitement du regard, peu
de vocalises. Certains signes peuvent apparaître lors de cette période
comme le développement d'intérêts pour des stimulations
sensorielles (jeu avec les lumières) autostimulations visuelles ou auditives.
Enfin, on note une absence des jeux d'imitation.
Entre 1 et 3 ans
Le déficit de la communication verbale et non verbale s'accentue. L'enfant
n'acquiert pas le pointage proto-déclaratif (pointer du doigt
un objet convoité comme moyen non verbal d'attirer l'attention de l'autre
sur ce qui l'intéresse), ni même l'attention conjointe (pointer
l'objet convoité et suivre le regard de la personne sollicitée).
L'enfant paraît ne pas prendre de plaisir à la présence
d'autrui, il joue seul, sans grande manifestation émotionnelle. L'acquisition
du langage verbal peut être très retardée voir absente.
Les signes témoignant d'un retard psychomoteur associé dans 75
% des cas, apparaissent plus marqués, tandis que les signes somatiques
s'estompent (disparition des troubles du tonus, disparition variable des troubles
de l'alimentation et des troubles du sommeil).
L'étude rétrospective des enfants souffrant de troubles autistiques
tend à montrer que ces enfants présentent presque tous des signes
précoces avant l'âge d'un an. Cependant, avant trois ans, le diagnostic
de trouble autistique ne peut être donné avec certitude (encadré
1). À ce stade du développement de l'enfant, l'annonce d'un diagnostic
doit se faire avec beaucoup de prudence.
Encadré 1.
Trouble autistique ou autre ?
Des troubles sensoriels (surdité, cécité) n'atteignent
classiquement pas la communication non verbale et l'expression des émotions.
Dans la dépression, la capacité de réactivité
du nourrisson à son environnement et l'amélioration rapide
au contact des soignants permettent de faire le diagnostic différentiel.
Certains retards mentaux sévères se présentent
comme un tableau d'autisme. Ils en diffèrent par l'absence de bizarrerie,
de retrait et de comportements stéréotypés qui orienteront
le diagnostic vers l'autisme.
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Un test de dépistage : le CHAT
Le CHAT ou CHeck list for Autism in Toddlers a été élaboré
par Baron-Cohen en 1992 [5]. Ce test de dépistage, validé sur
16 000 enfants, a une bonne spécificité (83,4 %) mais une mauvaise
sensibilité (il n'identifie qu'un tiers des enfants qui seront diagnostiqués
autistes à 7 ans). Ce n'est donc pas un outil diagnostique, mais un outil
d'alerte. Il est actuellement question de l'introduire dans le carnet de santé.
Le test lui-même se présente sous la forme d'un hétéro-
questionnaire : 9 questions décrivant le comportement de l'enfant sont
posées aux parents, 5 concernant les caractéristiques comportementales
de l'enfant en observation directe pendant la consultation sont posées
au généraliste ou au professionnel de l'enfance (tableau
1).
Après 3 ans : la « triade autistique »
Après trois ans, les classifications internationales des troubles mentaux
DSM-IV et CIM-10 font reposer le diagnostic de l'autisme infantile type Kanner
sur la présence d'une :
- anomalies du contact et des interactions sociales,
- anomalie de la communication verbale et non verbale,
- comportements stéréotypés et restreints.
À cette triade s'ajoute la présence fréquente (75 % des
cas) d'un retard mental. Le diagnostic est essentiellement clinique et repose
sur l'évaluation du comportement de l'enfant et de ses capacités
de communication, ainsi que du niveau de développement psychomoteur de
l'enfant. Le tableau 2 résume
les examens complémentaires nécessaires à l'élimination
des diagnostics différentiels.
Les troubles du contact
L'enfant autiste initie rarement le contact. Il apparaît spontanément
en retrait, parfois le refuse ou l'évite. Le contact est alors souvent
indirect : absence de contact oculaire direct mais regard périphérique
où l'enfant semble regarder « du coin de l'oeil » ; absence
de pointage mais utilisation de la main de l'adulte pour lui désigner
ce qu'il souhaite. L'enfant autiste semble alors utiliser une partie du corps
de l'adulte : prendre la main, s'asseoir sur ses genoux sans le regarder, etc.
Il apparaît souvent indifférent, froid, mettant à distance
l'autre, refusant le contact corporel. L'expression des émotions est
souvent pauvre voire absente ; parfois au contraire on assiste à une
hyperexpression émotionnelle mais inadaptée par rapport à
la situation dans laquelle elle intervient. Les contacts avec les pairs ne sont
pas plus facilités, l'enfant reste à l'écart et semble
ne pas percevoir la présence d'autres enfants (encadré 2).
Encadré 2.
Comment la psychologie cognitive explique les troubles du contact ?
D'où vient ce trouble du contact ? Il apparaît que l'enfant
autiste percevrait mal la différence entre objet inanimé
et individu vivant, et serait plus mis en difficulté par les êtres
humains dont le comportement n'est pas animé par des lois mécaniques
(loi de la gravité, etc.).
Très tôt dans la vie, un bébé, au contact
régulier de son environnement, développe une capacité
spécifique à distinguer être vivant et objet, et à
traiter différemment les informations venant de ces objets selon
cette catégorisation. Un enfant autiste, incapable de cette distinction,
appliquerait ainsi les mêmes schémas de pensée à
tout son environnement.
De même, la distinction nécessaire entre audition d'une
voix humaine et audition de bruits non humains serait défaillante,
les enfants autistes présentant les mêmes zones d'activation
cérébrales pour l'audition de ces deux stimuli.
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Les troubles de la communication
La communication verbale est souvent sévèrement touchée
avec un langage expressif pauvre ou absent. Des anomalies du langage sont parfois
présentes comme des écholalies, un jargon, une modulation prosodique
anormale (ton monotone ou ton inhabituel), un langage utilisé de manière
non communicative. Il existe des anomalies syntaxiques : absence d'utilisation
du « je » et utilisation à la place des pronoms « tu »
ou « il ». L'accès à l'humour, aux mots abstraits, aux
sens implicite est souvent impossible. La communication non verbale est elle
aussi touchée : absence de reconnaissance d'émotions grâce
à la mimique et peu d'expression émotionnelle, absence d'imitation
des gestes de l'adulte à visée communicative (faire coucou, au
revoir, etc.) (encadré 3).
Encadré 3.
Comment la psychologie cognitive explique les troubles de la communication
?
Les enfants autistes auraient un déficit spécifique dans
leur capacité à décoder, interpréter et attribuer
un état mental à l'autre. Cette capacité, dite de
« théorie de l'esprit », se développe progressivement
pour atteindre une maturité complète vers trois ans. Cette
atteinte expliquerait le retrait communicatif, le sentiment d'étrangeté
et les difficultés de communication du fait de cette incapacité
à savoir ce que l'autre pense, ou veut. Cette atteinte n'est cependant
pas spécifique puisqu'elle fut retrouvée chez des patients
schizophrènes.
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Les comportements répétitifs ou restreints
Les jeux de l'enfant autiste sont décrits comme pauvres et restreints
à certains domaines : intérêt pour les roues, les toupies,
utilisation d'objet de façon détournée (par exemple regarder
les roues d'une petite voiture tourner). Les jeux imaginés sont rares,
on assiste plutôt à des jeux d'alignement. Enfin, les jeux de faire
semblant ou à tonalité symbolique sont également très
limités ou absents.
Encadré 4.
Deux formes particulières d'autisme infantile
Le syndrome d'Asperger
C'est une forme particulière de trouble autistique qui apparaît
après 3 ans, principalement marquée par l'absence de retard
du langage verbal et l'absence de retard mental associé (il n'est
associé que dans 20 % des cas environ). Ces enfants présentent
des troubles importants des interactions sociales : au contact oculaire
souvent fuyant ou absent, ils paraissent naïfs, maladroits ou égoïstes
dans leurs relations interpersonnelles, incapables d'appliquer, d'apprendre
ou de décoder des règles sociales de base. Leurs capacités
cognitives sont préservées, mais ils sont en permanence
en difficulté du fait de l'adaptation permanente au contexte relationnel
et du décodage constant que nécessite toute relation à
l'autre. Leur communication non verbale est perturbée, tant expressive
(pauvreté des mimiques, apparente froideur affective, gestes bizarres)
que compréhensive (mauvaise interprétation de gestes sociaux),
mais aussi leur communication verbale expressive (prosodie inadaptée,
maniérisme, utilisation d'un vocabulaire précieux qui leur
donne une présentation souvent pédante). Leur intérêt
est restreint à des domaines complexes (chiffres, etc.) avec capacités
exceptionnelles de mémorisation centrée sur des détails
ou des aspects techniques. Leur angoisse au changement les fait rechercher
une vie plutôt ritualisée. Ces enfants paraissent maladroits
physiquement et donnent parfois une impression d'étrangeté
du fait de cette gaucherie ou de bizarreries dans les gestes. Ils sont
souvent assez isolés dans leur classe, sujets de moqueries. Ils
peuvent être en échec scolaire du fait d'un mode de pensée
rigide et d'une difficulté à s'adapter au milieu scolaire.
Le syndrome de Rett
Pathologie rare (5 cas pour 100 000 enfants, essentiellement des filles)
débutant après quelques mois de développement normal.
Cette phase dite de stagnation dure de 6 mois à 18 mois. Le périmètre
crânien arrête ou ralentit sa croissance, les acquisitions
stagnent et apparaît une hypotonie. Puis survient une phase de régression
où l'enfant perd ses acquisitions antérieures (langage,
communication non verbales, compétences manuelles et intellectuelles),
développe un syndrome autistique et présente des anomalies
neurologiques motrices : ataxie (incoordination tronc et membre inférieur),
stéréotypies de torsions de mains, clapotements, bruxisme,
apraxies progressives des mains et de la marche, secousses musculaires,
trémulations, mais aussi des troubles respiratoires, une épilepsie.
La régression aboutit au total à un âge mental inférieur
à 8 mois. Puis suit une phase dite « pseudo-stationnaire »
de 2 à 10 ans avec une amélioration légère
du contact, un ralentissement de la perte des acquisitions, mais où
le handicap est sévèrement marqué par un retard mental,
des troubles moteurs et une épilepsie.
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... et autres anomalies
* Les stéréotypies motrices : les plus souvent retrouvées
sont les tournoiements sur soi-même, la marche sur la pointe des pieds,
ou les battements d'aile avec les mains.
* L'intolérance au changement ou syndrome « d'immuabilité
» décrit en premier par Kanner : tout changement peut provoquer
chez ces enfants des manifestations anxieuses majeures. Leur vie peut de ce
fait prendre un cours très ritualisé.
* Les automutilations sont de nature multiple : morsures, coups, etc.
Elles surviennent le plus souvent lors de moments anxieux ou de frustration.
* L'instabilité motrice et comportementale est parfois très
importante et motive souvent une demande de traitement par les parents.
* Les anomalies sensorielles : absence de réaction après
un stimulus auditif de forte intensité, ou au contraire réaction
de peur exagérée après un stimulus de très faible
intensité (sursaut après le froissement d'un papier par exemple).
Certains bruits peuvent parfois provoquer une véritable panique comme
le bruit de l'aspirateur, la chasse d'eau, ou à l'inverse, on observe
parfois un grand intérêt pour la musique. Les sensations tactiles
peuvent être aussi touchées : refus du contact de certains tissus,
de l'eau. De même, on remarque au niveau gustatif que les enfants autistes
peuvent faire preuve de goûts particuliers comme le goût pour les
aliments très épicés, la recherche d'aliments présentant
une consistance lisse. Des approches sensorielles particulières ont été
remarquées comme le flairage des objets, le signe « du cube brûlant
» où l'enfant tend sa main vers l'objet puis la retire comme si
l'objet était brûlant. Enfin, il peut s'auto-stimuler en se balançant,
en jouant avec la lumière devant ses yeux, en tournoyant sur lui-même,
etc.
* Les troubles du sommeil peuvent persister au-delà des premiers
mois de vie (insomnie persistante).
* Le retard mental est présent dans environ trois cas sur quatre
et correspond à une intelligence inférieure à 70 pour une
moyenne située à 100. Le coefficient intellectuel verbal est souvent
plus touché que le coefficient intellectuel de performance. L'évaluation
du niveau de développement peut parfois montrer des résultats
hétérogènes, les enfants autistes pouvant montrer des capacités
supérieures dans certains domaines : mémoire visuelle et spatiale,
meilleur traitement perceptif des détails aux dépens d'une analyse
globale, etc. La sévérité du retard mental associé
est un facteur d'influence du tableau clinique qui apparaîtra nettement
plus sévère si le retard associé l'est aussi, mais il est
aussi un facteur pronostic important, un enfant autiste ayant un bon niveau
de développement, pouvant utiliser certaines de ses capacités
cognitives pour « apprendre » et « comprendre rationnellement
» certains moyens de communication par exemple.
Conclusion
Le diagnostic fait, des évaluations spécialisées permettront,
par exemple dans des structures de soins du type centre médico-psychologique,
d'orienter la stratégie thérapeutique : bilan orthophonique (pour
évaluer le niveau de développement du langage et de la qualité
relationnelle dans le langage verbal), bilan psychomoteur (pour prise en charge
éventuelle en psychomotricité), évaluations psychologiques
(pour évaluer le niveau intellectuel et les fonctions symboliques, la
communication sociale, le fonctionnement cognitif, la capacité d'adaptation
sociale, etc.). Des épreuves projectives pourront être proposées
dans les formes légères de psychose.
Selon les résultats de cette évaluation, les prises en charge
proposées pourront être globales et institutionnelles, les plus
fréquentes, du type hôpital de jour, ou individuelles pour certains
enfants qui, dans les cas plus légers, peuvent parfois poursuivre une
scolarité en association avec des soins ambulatoires à temps partiel.
Les prises en charges individuelles devront s'associer à un travail d'accompagnement
des parents dans tous les cas.
Références
- American Psychiatric Association. Mini DSM-IV. Critères diagnostiques
(Washington DC, 1994). Traduction française par J.D. Guelfi, et al.
Paris; Masson: 1996. 384 pages.
- Baron-cohen S, Leslie AM, Frith U. Does the autistic child have a theory
of mind ? Cognition. 1985;21:37-46.
- Frith U. L'énigme de l'autisme. Paris; Odile Jacob: 1992.
- Lenoir P, Malvy J, Bodfier-Rethore C. L'autisme et les troubles du développement
psychologique. Paris; Masson: 2003. 246 pages.
- Baron-Cohen S, Allen J, Gillberg C. Can autism be detected at 18 months?
The needle, the haystack, and the CHAT. British Journal of Psychiatry. 1992;161:839-43.
En résumé : repérer l'autisme infantile...
Avant 3 ans, les troubles constituent progressivement un tableau
peu spécifique, à interpréter avec prudence
- Troubles de la communication verbale : pas de babillage avant
6 mois, absence de mots ensuite.
- Troubles de la communication non verbale : absence de sourires,
mimique pauvre, pas d'attitude anticipatrice des bras avant 6 mois, pas
de contact visuel entre 6 mois et 1 an, pas d'attention conjointe ni de
pointage entre 1 et 2 ans.
- Comportements répétitifs : balancements répétitifs
avant 6 mois, avec autostimulations sensorielles entre 6 mois et 1 an,
puis stéréotypies avec les objets ensuite.
- Troubles du contact social : apparente surdité, aréactivité
à l'environnement avant 6 mois, auxquelles s'ajoutent après
2 ans le retrait, l'isolement, et un intérêt sélectif
pour les objets.
- Troubles somatiques : ils sont plus marqués avant 6
mois (anorexie et insomnie calme).
- Stéréotypies : elles apparaissent dans la deuxième
année (battements d'ailes, tournoiements, marche sur la pointe
des pieds).
- Troubles de la motricité : hypo- ou hypertonie et trouble
de l'ajustement postural avant 1 an, hyperactivité avec tonus normal
ensuite.
Au total : bébé en retrait, peu actif, recherchant
peu les activités sociales et manifestant peu d'émotions.
Le tableau caractéristique de la « triade autistique
» est constitué autour de la troisième année
:
- Anomalies du contact et des interactions sociales (avec indifférence
apparente pour les personnes).
- Anomalies de la communication verbale et non verbale.
- Comportements stéréotypés et restreints.
L'enfant autiste apparaît comme isolé, communicant peu,
développant des intérêts très sélectifs,
pour les objets.
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