ARTICLE
Auteur(s) : Frédéric Lopez
IFR31, Institut Louis Bugnard, hôpital Rangueil, Bât L3, BP
84225, 31432 Toulouse Cedex 4
La compréhension de la fonctionnalité du vivant ne peut se faire
qu’au travers de la connaissance de l’entité biologiquement active
qu’est la protéine, produit de la traduction d’une entité
moléculaire qu’est l’ARNm, lui-même issu de la transcription de
fragments d’ADN que sont les gènes. De nouvelles approches
méthodologiques permettent désormais d’appréhender la régulation de
plusieurs milliers de gènes en parallèle, d’identifier et de
caractériser l’expression des protéines au niveau cellulaire et
subcellulaire par l’étude du protéome [1]. La
« protéomique » met l’accent sur l’étude dynamique de
l’expression des protéines cellulaires. Le défi actuel en recherche
fondamentale et appliquée consiste à comprendre la fonction des
protéines cellulaires à travers leurs régulations, modifications,
interactions et à évaluer leur implication potentielle dans une
maladie. Les avancées dans la connaissance des protéines impliquées
dans une pathologie donnée constituent un atout majeur en terme
d’identification de nouveaux marqueurs biologiques ou de nouvelles
cibles pharmacologiques de cette pathologie.L’identification de ces
protéines repose sur la spectrométrie de masse, technologie qui
connaît un essor considérable depuis une dizaine d’années et dont
nous nous proposons d’évoquer les applications potentielles en
clinique humaine.
De l’échantillon protéique à la spectrométrie de masse
L’analyse protéomique comporte deux étapes fondamentales en amont
de la spectrométrie de masse. L’étape initiale consiste à séparer
les protéines contenues dans l’échantillon biologique étudié. Cette
étape fait le plus souvent appel à l’électrophorèse
bidimensionnelle (E-2D), technique séparative de très haut pouvoir
résolutif [2]. La deuxième étape est le traitement et la mise en
image de la séparation protéique qui permet d’établir une véritable
carte protéique ( (figure 1) ).
La séparation bidimensionnelle combine la séparation des
protéines selon leur charge (point isoélectrique ou pI) sur un
gradient de pH (première dimension) et la séparation de ces mêmes
protéines selon leur poids moléculaire dans un gel de
polyacrylamide (deuxième dimension).
La précision dans la séparation des échantillons protéiques
tient à la fois de la qualité des échantillons biologiques,
notamment de leur compatibilité avec les conditions des expériences
électrophorétiques, et de la disponibilité sur le marché de
gradients de pH préformés qui assurent un fort pouvoir résolutif
sur la première dimension. Néanmoins, certains critères de
solubilité pour les protéines membranaires, de masse moléculaire
pour les petites (< 7 000 Da) et les très grosses protéines
(> 200 000 Da) ou encore d’hétérogénéité d’expression de
certaines protéines, rendent quasiment impossible la séparation
exhaustive de tous les composants d’un échantillon protéique
donné.
La plus grande difficulté de l’analyse protéomique réside dans
l’analyse et le traitement informatique des cartes protéiques. En
effet, l’électrophorèse bidimensionnelle génère, pour chaque type
d’analyse, des milliers de « spots » protéiques qu’il
faut détecter, comparer entre eux ou d’un échantillon à un autre.
Différentes méthodes de coloration sont actuellement disponibles
pour la détection de « spots » protéiques séparés sur un
gel bidimensionnel, qu’il s’agisse de coloration par le bleu
colloïdal ou l’argent, détectables dans le visible, ou de marquage
des protéines par des sondes fluorescentes [3]. Ces méthodes
peuvent atteindre des sensibilités très importantes. Du fait de
leur dynamique et de leur linéarité de détection, les sondes
fluorescentes sont de plus en plus utilisées. Le développement de
logiciels informatiques de plus en plus performants permet une
précision encore meilleure dans la détection et la quantification
de ces « spots ». Chaque protéine ainsi détectée, si elle
est analysée et donc identifiée en spectrométrie de masse va
générer elle-même de nombreuses données qu’il va également falloir
traiter puis stocker. De fait, l’analyse de ces données est un
véritable enjeu de la bio-informatique [4].
La spectrométrie de masse
Les principes
L’identification des protéines ainsi que leurs modifications sont
possibles grâce aux techniques de spectrométrie de masse [5]. Nous
détaillerons ici, la spectrométrie de masse Esi-Tof et Maldi-Tof
ainsi que la spectrométrie de masse en tandem ou MS-MS ( (figure 2) ).
Le principe de la spectrométrie de masse consiste en :
- – la génération d’ions chargés en phase gazeuse par la
source Esi (Electro spray ionisation) ou Maldi (Matrix
assisted-laser desorption/ionisation), à partir d’analytes non
volatiles comme des protéines ou des peptides issus de la digestion
trypsique des protéines ;
- – la séparation de ces ions dans l’analyseur Tof (Time
of flight) ;
- – leur détection par un photomultiplicateur.
En spectrométrie de masse Maldi-Tof, l’échantillon protéique
(natif ou préalablement digéré par la trypsine) est co-cristallisé
sur une plaque ou cible avec une matrice. La source Maldi utilise
l’énergie d’un laser qui, grâce à la matrice, va désorber
l’échantillon et permettre l’éjection des ions positifs en phase
gazeuse.
Dans une source Esi, l’échantillon protéique en solution
arrivant à l’extrémité d’un capillaire est soumis à un champ
électrique intense qui entraîne sa pulvérisation en gouttelettes de
plus en plus fines jusqu’à l’obtention d’ions protéiques
multichargés.
On appelle analyseur la partie du spectromètre de masse qui est
responsable de la séparation des ions protéiques formés dans la
source d’ionisation. Les analyseurs sont le plus souvent de type
« temps de vol » ou Tof (Time of flight) et séparent les
ions sur la base de leur rapport de masse sur charge (m/z). Les
spectromètres de masse peuvent avoir également plusieurs analyseurs
séparés par une chambre de fragmentation ; il s’agit alors
d’analyseurs en tandem (MS/MS). Lorsque les ions peptidiques
sélectionnés par le premier analyseur arrivent dans la chambre de
fragmentation, ils entrent en collision avec des molécules de gaz
rare et se fragmentent au niveau des liaisons peptidiques. Les
fragments générés sont analysés dans un deuxième analyseur.
Certains spectromètres de masse (trappe à ion notamment) peuvent
assurer plusieurs cycles de sélection/fragmentation/analyse
permettant ainsi d’avoir accès à des informations sur la séquence
en acides aminés des peptides sélectionnés.
Modalités d’identification des protéines
L’identification de protéines excisées d’un gel 2D et analysées en
spectrométrie de masse repose sur la comparaison des données
obtenues avec les données disponibles dans les banques de données.
Bien évidemment, la seule masse d’une protéine ne suffit pas à son
identification. Cela implique que l’analyse d’une protéine en
spectrométrie de masse ne porte pas uniquement sur la protéine
entière mais s’effectue aussi sur des fragments peptidiques issus
de la digestion de cette protéine par une enzyme (généralement la
trypsine). La masse des peptides obtenus après digestion de la
protéine par une protéase est alors comparée aux cartes de masses
théoriques des protéines répertoriées dans les banques de données.
En cas d’incertitude liée à un nombre trop faible de fragments
peptidiques générés ou encore pour appréhender les modifications
post-traductionnelles (phosphorylations, glycosylations,
acétylations, méthylations…) [6], le séquençage de peptides par
spectrométrie de masse en tandem (MS/MS) devient une étape
indispensable.
Quantification des protéines
Bien que très performantes dans l’identification des protéines, les
approches de spectrométrie de masse trouvent leur limite dans la
quantification des protéines, essentiellement du fait de
l’efficacité aléatoire d’ionisation des protéines ou des peptides.
Des méthodes alternatives ont été mises en œuvre pour répondre à
cette limitation. Ceci est d’un intérêt majeur et grandissant, dans
l’analyse comparative d’un échantillon protéique à un autre. La
stratégie ICAT (Isotope coded affinity tags) s’appuie sur le
marquage différentiel de deux échantillons protéiques par deux
isotopes distincts, un léger et un lourd, dont la différence de
masse, précisément détectable en spectrométrie de masse est de 8 Da
[7]. Les protéines ainsi marquées sont mélangées et digérées par la
trypsine. Les peptides générés portant l’ICAT sont purifiés par
affinité, analysés en chromatographie liquide couplée à la
spectrométrie de masse en tandem ( (figure 3) ). Les
peptides sont donc détectés par paires, chaque couple de pic ayant
une différence de masse caractéristique des deux isotopes.
L’analyse des peptides de chaque couple isotopique (séparés de 8
Da) permet l’identification et une analyse quantitative relative
d’une même protéine d’un échantillon à un autre.
Les approches méthodologiques en recherche
Electrophorèse bidimensionnelle couplée à la spectrométrie de
masse et chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de
masse
De façon très schématique, deux stratégies peuvent être mises en
œuvre pour l’analyse des protéines selon qu’elles sont digérées par
une protéase avant ou après leur séparation.
La première approche consiste en la séparation des protéines
avant leur digestion en peptides et requiert des méthodes
séparatives de choix comme l’électrophorèse bidimensionnelle. Des
méthodes nouvelles utilisent le marquage différentiel de deux
échantillons protéiques par des sondes fluorescentes (2DE DIGE) et
permettent désormais l’analyse de deux échantillons dans un même
gel [9]. Malgré cela, la mise en place de l’électrophorèse 2D reste
peu pertinente pour des approches de caractérisation à « haut
débit » de nouveaux marqueurs et une utilisation ultérieure en
clinique humaine.
La deuxième approche consiste à digérer les protéines en
peptides qu’il faut ensuite séparer avant leur analyse en
spectrométrie de masse. La chromatographie liquide (LC) en phase
inverse, en amont de la spectrométrie de masse, est une méthode
séparative de choix pour les fragments peptidiques. Cependant,
digérer les protéines d’un échantillon biologique c’est augmenter
considérablement la complexité de ce même échantillon. Si l’on
admet qu’un échantillon contient 1 000 protéines, que chaque
protéine digérée génère 50 peptides, cela revient à analyser 50 000
peptides par échantillon.
Quelques exemples
La spectrométrie de masse Maldi-Tof est utilisée en recherche pour
la caractérisation d’un certain nombre de pathologies comme le
cancer, la maladie d’Alzheimer, ou encore l’arthrite rhumatoïde.
La découverte de nouveaux marqueurs tumoraux est d’un intérêt
capital pour le diagnostic, le pronostic ou le suivi de la réponse
aux traitements des pathologies cancéreuses. La technique
d’électrophorèse bidimensionnelle couplée aux analyses en
spectrométrie de masse a permis la mise en évidence de marqueurs
sériques pour des cancers comme l’hépatocarcinome, les cancers de
la vessie, du sein, du rein ou du poumon [13].
S’agissant des cancers digestifs, Valerio et al. ont analysé les
sérums de 13 patients atteints de cancer pancréatique, de 9
patients atteints de pancréatite chronique et de 10 sujets sains,
directement en spectrométrie de masse Maldi-Tof. Les résultats de
cette étude font état de la présence sur le spectre Maldi de
« pics » spécifiques des états pathologiques et de
certains autres spécifiques de l’état normal [14].
Qu’il s’agisse des approches d’électrophorèse bidimensionnelle
ou de chromatographie liquide, ces méthodes sont d’un intérêt
essentiel en recherche, pour la caractérisation de nouveaux
biomarqueurs. Leur grande difficulté de mise en œuvre constitue
cependant un handicap majeur à leur application en clinique. Des
méthodes alternatives, plus rapides et moins onéreuses sont en
cours de développement pour des applications diagnostiques
courantes.
Application à la pratique clinique
Les enjeux fondamentaux en clinique humaine
L’idée d’utiliser la protéomique en clinique repose sur la
possibilité de mesurer plusieurs marqueurs protéiques simultanément
et d’établir un profil d’expression protéique spécifique d’une
pathologie [8]. Ceci devrait permettre une meilleure classification
des pathologies, leur dépistage précoce et probablement un meilleur
ciblage et suivi thérapeutique. Un des champs d’application
émergent dans la recherche de nouveaux marqueurs demeure les
pathologies cancéreuses avec l’idée que le développement de
processus cancéreux s’accompagne d’une sécrétion anormale de
peptides ou de protéines dans les fluides biologiques. Ce sont ces
dérivés protéiques qui font l’objet d’une attention toute
particulière afin de diagnostiquer et de classer des pathologies à
l’aide de prélèvements non invasifs.
Les approches méthodologiques
Surface enhanced laser desorption ionization-time of flight
(Seldi-Tof)-mass spectrometry
La technologie Seldi combine deux techniques puissantes que sont la
chromatographie et la spectrométrie de masse dans le but précis
d’obtenir rapidement des profils d’expression protéique à partir
d’un échantillon biologique [10] avec une simplication des étapes
de séparation des protéines ou des peptides contenus dans ces
échantillons.
Le principe de la spectrométrie de masse Seldi-Tof repose sur la
séparation des différentes protéines selon leurs propriétés
chimiques ou biochimiques sur des surfaces (ProteinChip Array) aux
propriétés chimiques (anionique, cationique, hydrophobe,
hydrophile, métallique…) ou biochimiques (anticorps, récepteur,
ADN, enzymes…) très spécifiques ( (figure 4) ). Les
surfaces de type chimique ont pour but de séparer des classes de
protéines tandis que les surfaces de type biochimique séparent les
protéines selon leur spécificité d’interaction avec la molécule
cible immobilisée (antigène-anticorps, enzyme-substrat,
récepteur-ligand, ADN-protéine…) [11].
Après une phase de pré-purification par affinité sur la
ProteinChip®, les protéines sont analysées dans le
lecteur Seldi (Surface enhanced laser desorption/ionization) – Tof
(temps de vol) - MS.
En quelques secondes, sont ainsi déterminées les masses
moléculaires des différentes protéines capturées.
L’intérêt majeur de ce type d’approche consiste en la rapidité
de mise en œuvre pour l’établissement et la comparaison de profils
d’expression de protéines d’un échantillon à un autre et la
caractérisation de marqueurs spécifiques d’une pathologie donnée.
L’étape d’identification de tels marqueurs fait appel à des
méthodes classiques de digestion, in situ, des protéines
prépurifiées sur les différentes surfaces de chip et d’analyse en
spectrométrie de masse en tandem (MS-MS) [12].
Quelques exemples
De nombreux exemples dans la littérature font état de l’utilisation
de la technologie Seldi pour la caractérisation de nouveaux
marqueurs. Certaines études établissent les cartes d’expression
protéique d’un tissu pathologique comparativement à un tissu sain
ou à partir de lignées cellulaires établies [15]. Une étude menée
sur des lysats cellulaires de 39 lignées différentes de cellules
cancéreuses (poumon, colon, estomac, sein, ovaire, rein, peau,
prostate) a permis l’identification d’une protéine de 12 KDa, la
prothymosine α, comme marqueur des tumeurs coliques [16]. D’autres
études ont permis de caractériser des profils d’expression
spécifiques des cancers de la prostate [17], du sein [18] ou encore
la production d’amyloïde β dans la maladie d’Alzheimer [19].
Mais l’idée la plus séduisante demeure la possibilité de pouvoir
détecter de tels marqueurs dans les fluides biologiques plus
facilement accessibles comme l’urine pour les cancers de la vessie
[20] ou les pathologies rénales [21], le liquide céphalo-rachidien
pour la maladie d’Alzhzeimer [22] et particulièrement dans les
produits dérivés du sang (plasma, sérum).
Le concept de « protéome sérique » naît de la
constatation que le sérum perfuse en permanence les tissus, qu’il
contient de grosses quantités de protéines (même si certaines sont
prépondérantes comme l’albumine ou encore les immunoglobulines) et
de nombreux fragments peptidiques issus de la dégradation
enzymatique des protéines cellulaires. Outre les constituants
protéiques bien connus du sérum, les protéines sériques d’intérêt
se composent de protéines sécrétées par les tissus et des produits
de sécrétion des tumeurs. Le pari est fait qu’un changement dans la
physiologie d’un organe va entraîner des modifications de certaines
protéines contenues dans le sérum, notamment dans la fraction des
faibles masses moléculaires [23].
Des protéines de faible masse moléculaire, des peptides et
autres composés retrouvés dans le sérum ont été associés à des
pathologies comme le cancer, le diabète associé au cancer du
pancréas et les maladies cardiovasculaires et infectieuses.
Récemment, plusieurs groupes ont démontré la pertinence de
l’analyse du « protéome sérique » pour le diagnostic du
cancer de l’ovaire [24], du sein [25, 26], de la prostate [27, 28],
du rein [29], du foie [30] ou encore du pancréas [31].
Nouveaux développements technologiques
Une application extrêmement récente, puisque née à la fin des
années 1990, de la spectrométrie de masse Maldi-Tof, est l’imagerie
par spectrométrie de masse qui consiste à établir des profils de
distribution (spectre de masse Maldi-Tof) de peptides et de
protéines en chaque point d’une coupe de tissu [32]. Les analyses
Maldi se font soit directement sur des coupes fraîchement congelées
après application de la matrice, soit après transfert de la coupe
de tissu sur une membrane de polyéthylène et application de la
matrice.
De telles applications ont été mises en œuvre par le groupe de
Caprioli pour des études sur différents tissus, notamment sur le
côlon, l’épididyme ou encore la prostate de souris. Pour chaque
tissu, les profils de protéines montrent une très grande
spécificité et une reproductibilité en nombre de pics, rapport m/z
et intensité des différents pics d’un individu à un autre.
L’intérêt de ces approches technologiques réside dans les
applications cliniques. Des premières études sur le cerveau
notamment, ont permis de caractériser des profils protéiques
spécifiques sur des coupes de tumeurs humaines xénogreffées chez la
souris ou de tumeurs cérébrales humaines [32, 33]. La question de
l’identification de marqueurs potentiels demeure une priorité avec
la possibilité de générer des spectres MS-MS et donc d’identifier
certaines de ces protéines.
Un des intérêts grandissant de ces approches est la possibilité
de reconstituer des images à partir des profils d’expression
protéiques sur les coupes de tissus ( (figure 5) ),
permettant une localisation précise de l’expression de marqueurs
potentiels. Avec des spectromètres de masse dont la résolution du
laser est de 25 µm, et probablement moins dans les années à
venir, et la possibilité de rendre compatible les analyses
histo-morphologiques avec l’imagerie par spectrométrie de masse,
ces nouveaux développements technologiques devraient à terme
fournir des informations précieuses pour le diagnostic de certaines
tumeurs solides.
Conclusion
Un des aspects essentiels en recherche fondamentale et pour des
applications cliniques courantes ultérieures, est la découverte de
marqueurs protéiques spécifiques des différentes pathologies.
L’idée est de pouvoir établir une « bio signature » à
partir des profils d’expression protéique, et si possible de
fluides biologiques, permettant la discrimination rapide, précise
et fiable de différents états pathologiques.
Les développements récents de nouvelles méthodes séparatives
combinées à des avancées technologiques considérables des
spectromètres de masse (précision, sensibilité, résolution,
quantification) font de l’analyse protéomique une méthodologie
incontournable pour la découverte de nouveaux marqueurs
diagnostiques ou de sensibilité aux traitements thérapeutiques.
Avec l’avènement récent de technologies comme le Seldi ou
l’imagerie par spectrométrie de masse, il est évident que les
avancées de la recherche fondamentale dans ce domaine sont à la
base du développement probable de nouveaux tests cliniques au
service de la médecine et des patients.
Remerciements
Au Dr Nicole Vaysse pour la relecture attentive et critique du
manuscrit et ses utiles suggestions.
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