ARTICLE
Auteur(s) : Jean
Roche
Service de médecine interne gériatrique, Hôpital gériatrique,
CHU de Lille
Dans les prochaines décennies, le nombre de personnes âgées va très
vite augmenter d’où un nombre croissant de conducteurs âgés. De
plus, le taux de motorisation des ménages continue à progresser
passant de 30 % en 1960 à plus de 80 % actuellement.En
1960, 10 % des conducteurs avaient plus de 60 ans, en
2000 la proportion est de 20 %. On pense atteindre un chiffre
de 30 % en 2040 !La conduite automobile est une tâche
complexe. Elle demande des réactions simultanées rapides, la
capacité de partager son attention (placement du véhicule dans le
trafic, signalisation, piétons…), le choix régulier du bon
itinéraire.Brouwer a analysé la capacité de conduite d’un véhicule
selon trois axes complémentaires [1] :
- 1. Le savoir-faire du conducteur (driving
skill) ;
- 2. Son comportement au volant (driving
behaviour) ;
- 3. Son aptitude à la conduite (fitness to drive).
Capacité de conduite d’un véhicule
Le savoir-faire du conducteur
Il est évalué par l’analyse des performances du sujet en situation
de conduite réelle, de son aptitude à conduire de manière fluide et
sûre dans les différentes situations de conduite. Cette aptitude
dépend de l’entretien des capacités obtenu en roulant très
régulièrement (sans longue période d’interruption), de la capacité
à faire les bons choix dans la résolution de problèmes, par exemple
dans les carrefours : Peut-on s’y engager maintenant ? Doit-on
tourner ? A-t-on assez de place pour le faire ? D’autres
facteurs vont interférer sur les performances comme le type de
véhicule, sa vitesse, les conditions climatiques et de circulation
[2].
Le comportement au volant
Il correspond à ce que le conducteur fait réellement aux commandes
de sa voiture. Une personne peut avoir son permis et être malgré
tout un conducteur dangereux. Ce comportement est problématique,
surtout pour les jeunes (mais pas seulement) qui ont tendance à
prendre des risques en roulant trop vite, en absorbant de l’alcool,
en utilisant le téléphone au volant… Le comité interministériel de
décembre 2002 a mis en place une politique pour changer les
comportements : baisse du taux d’alcool toléré, contrôle de vitesse
accentué, permis probatoire pour les jeunes… Avec l’âge, la
conduite automobile va se modifier même en l’absence de toute
pathologie. Globalement le conducteur âgé prend moins de risque au
volant qu’un sujet plus jeune. Ses habitudes de conduite évoluent,
il évite souvent la conduite de nuit, les heures de trafics
chargés, les voies rapides. Les distances parcourues sont également
plus courtes (( figure
1 )).
L’aptitude à la conduite
C’est une autre dimension de la politique de sécurité routière.
Elle correspond aux capacités physiques et mentales jugées
suffisantes par les autorités compétentes pour autoriser la
conduite d’un véhicule léger.
La conduite fait appel à une bonne perception de l’environnement
(acuité visuelle et auditive, capacités d’attention), aux fonctions
cognitives (orientation temporospatiale, mémorisation, jugement et
prise de décision...) et motrices (force musculaire, vitesse
d’exécution et coordination des mouvements) [3].
Lors du vieillissement physiologique, une baisse significative
des aptitudes à la conduite est généralement observée après
70-75 ans, du fait principalement d’une baisse d’acuité
visuelle, d’une forte sensibilité à l’éblouissement et d’une
augmentation des temps de réaction. Des difficultés existent
également dans la gestion des ressources attentionnelles du sujet
lorsqu’il est placé devant plusieurs tâches. Par ailleurs, sur le
plan moteur, la coordination des membres supérieurs est moins
précise et moins rapide.
En revanche, la connaissance du code de la route par les sujets
âgés est identique à celle des sujets plus jeunes et ce malgré
l’apparition de 170 panneaux depuis 1950 [4-6].
D’autres éléments, liés aux améliorations techniques des
véhicules, ont probablement facilité la conduite des personnes
âgées, comme l’assistance au freinage et la direction assistée. La
force musculaire entre ainsi moins en ligne de compte.
Les conducteurs âgés ont peu d’accidents, mais si l’on rapporte
ce nombre d’accidents aux kilomètres parcourus, le risque est alors
élevé (( figure
2 ))
Ce fait est troublant, car souvent le conducteur âgé va utiliser
son véhicule dans des circonstances associées à un faible risque
d’accident (conduite de jour, lors de périodes à faibles densités
de trafic, vitesse réduite). De plus, le risque de décès est très
augmenté dans cette population par rapport au sujet plus jeune pour
un même type d’accident (( figure 3 )). Ce risque est
encore majoré si l’on tient compte du faible kilométrage parcouru
par les sujets les plus âgés (2,5 décès pour 100 millions de
kilomètres entre 15 et 19 ans, mais 6,2 décès après
85 ans).
Les personnes âgées utilisent essentiellement leur véhicule pour
des contacts sociaux ou pour venir en aide aux autres. Souvent, il
n’y a qu’un seul membre du couple qui conduit. L’arrêt de la
conduite automobile revient à une perte du lien social et de sa
place dans la société [8].
Il y a donc une difficulté à prendre en compte les souhaits
individuels de bien-être et d’indépendance d’une part, les risques
encourus par la collectivité d’autre part. Claude Got recommande
ainsi de bien réfléchir, avant de prendre des mesures restrictives,
sur les conséquences qu’elles pourraient avoir au plan social dans
l’indépendance et le vécu des personnes âgées qui seraient
concernées par de telles mesures. Il conviendrait alors de tenir
compte de la situation médicale plutôt que de l’âge [9].
Conduite automobile et maladie d’Alzheimer
La démence fait partie des pathologies à risque pour la conduite
automobile. Elle s’ajoute aux effets du vieillissement.
La maladie d’Alzheimer (MA) touche 3 % des 65-74 ans
mais 20 % des sujets de plus de 80 ans. La plupart de ces
patients vivent à leur domicile et souvent le diagnostic n’a pas
été porté précocement. Les troubles cognitifs liés à la MA peuvent
gêner la conduite automobile même à un stade débutant de la
maladie.
Certes la conduite automobile relève de la mémoire procédurale
qui est peu atteinte à un stade léger de la MA. Cependant le risque
d’accident est augmenté du fait de l’atteinte d’autres fonctions
cognitives :
- 1) baisse des performances visuospatiales :
l’analyse visuospatiale est essentielle pour évaluer la position de
son véhicule, estimer les distances, analyser le trafic et prévoir
son évolution ;
- 2) difficultés d’attention : la conduite automobile
nécessite une attention sélective et soutenue pour repérer les
événements imprévus, gérer de multiples informations comme à une
intersection et maintenir une vigilance optimale sur de longs
trajets ;
- 3) troubles du jugement : un bon jugement est
indispensable lors de la conduite. Mais surtout, un trouble du
jugement peut empêcher le sujet de prendre conscience de ses
problèmes et donc d’adapter sa conduite !
- 4) mémoire et langage : les troubles de la mémoire
immédiate et à court terme (en association avec les atteintes
précédentes) favorisent les erreurs de conduite ou de trajets. Les
troubles du langage vont gêner la compréhension des panneaux et
empêcher l’anticipation de décisions [10]. L’atteinte des régions
frontales génère également des erreurs de stratégie.
Le plus souvent plusieurs atteintes coexistent ce qui majore la
baisse de compétence à conduire une automobile.
Selon Friedland [11], les patients atteints de MA ont un risque
majoré d’avoir un accident par rapport aux sujets témoins (risque
d’accidents = 163/106 kilomètres). Une adaptation des
modalités de conduite est observée chez les sujets déments (vitesse
réduite, trajets courts...), mais ces adaptations n’ont pas
d’influence sur le risque d’accident qui reste élevé (tableau 1(
Tableau 1 )). Dans la grande majorité
des cas (80-85 %), les conducteurs âgés tués dans un accident
de la route sont responsables de l’accident [11]. Comme nous
l’avons vu, à accident comparable, le risque de décès est multiplié
par 5 ou 6 après 70 ans par rapport aux conducteurs plus
jeunes (les causes peuvent en être un véhicule plus ancien, une
fragilité de la personne âgée avant l’accident…). Une prévention
spécifique dans ce domaine est donc nécessaire [12].
Par ailleurs, Johansson a mis en évidence que 33 % des
conducteurs âgés, morts dans un accident de voiture, présentaient
des lésions cérébrales permettant de porter un diagnostic de MA. En
outre, 20 % de sujets supplémentaires étaient porteurs de
lésions cérébrales évocatrices de MA, mais en quantité insuffisante
pour remplir les critères du diagnostic histologiques de la
maladie. Par ailleurs, l’allèle ε4 de l’apolipoprotéine E, reconnu
comme étant un facteur de risque génétique de MA a été trouvé
significativement plus fréquent chez les conducteurs âgés
responsables d’un accident mortel [13].
Un tiers des sujets déments ont eu au moins un accident de la
voie publique depuis le début de leur maladie. La moitié auront au
moins un accident avant d’arrêter de conduire.
La moitié des sujets déments qui continuent à conduire se
perdent régulièrement au volant contre seulement 8 % des
témoins.
L’apparition de difficultés à la conduite a été observée dans
10 % des cas comme un signe précoce de démence [7, 14].
Mais le fait le plus grave est que 26 % des patients
déments qui nécessitent des aides pour les actes de la vie
quotidienne tels l’habillage et la toilette conduisent encore
[15].
Le patient ne se rend pas compte de l’altération de ses facultés
cognitives. La présence d’une anosognosie associée à des troubles
du jugement fait qu’il va, le plus souvent, refuser d’arrêter de
conduire de sa propre initiative. L’intervention de la famille ou
d’un professionnel de santé sensibilisé à la démence est
nécessaire. Certains proches sont hostiles à cette interdiction.
Ils mettent en avant le maintien de l’image du patient, de son
statut social. Mais, parfois, c’est aussi parce qu’ils dépendent de
lui pour se déplacer [16]. La présence d’une démence doit donc
inciter le médecin traitant à informer le patient et sa famille des
risques encourus. Il est nécessaire de garder une trace écrite de
cette mise en garde car, en cas d’accident, la responsabilité du
médecin peut être engagée s’il n’a pas effectué cette mise en
garde. Il est également nécessaire de rappeler les dispositions du
code de la route et des contrats d’assurance qui stipulent que
c’est au patient de déterminer son aptitude à la conduite. En cas
d’accident, la compagnie d’assurance peut ainsi refuser
d’intervenir si le patient n’avait pas renoncé à la conduite de son
véhicule bien que frappé d’inaptitude.
Dès le stade précoce de la maladie d’Alzheimer (CDR 0,5), on
retrouve un risque d’accident majoré chez certains patients. Ce
risque d’accident rejoint celui des jeunes conducteurs (entre 16 et
19 ans dans cette étude américaine) ou des conducteurs ayant
absorbé un peu d’alcool [17].
Quand faut-il interdire la conduite automobile chez un patient
dément ?
En ce qui concerne les démences légères à modérées, le seul
diagnostic de maladie d’Alzheimer ou le score au MMSE ne suffisent
pas à prédire une majoration du risque d’accident pour un individu
[7]. Pour certains [18], la conduite automobile doit être interdite
dès le diagnostic de démence posé. Pour d’autres, cette
interdiction doit tenir compte des possibilités du sujet,
régulièrement réévaluées.
Les tests cognitifs ne semblent donc pas être, à eux seuls, un
bon reflet des capacités de conduite. L’utilisation du MMSE peut
cependant avoir un rôle de sensibilisation aux difficultés du
patient. Il en est de même des échelles d’autonomie type
Instrumental activities of daily living (IADL).
D’autres outils ont été utilisés, pour évaluer spécifiquement
les troubles de l’attention, de la recherche visuelle et de la
mémoire spatiale. Des différences significatives ont été observées
entre des groupes de conducteurs déments et de sujets témoins, mais
ces outils ne sont pas d’utilisation aisée en pratique quotidienne
[19-21].
Le MIT Age Lab a développé une check-list qui permet, par
l’interrogatoire de l’aidant, d’identifier les difficultés de
conduite du patient dément (tableau 2( Tableau
2 )) [22].
Ainsi par exemple, même à un stade léger de la MA, la gestion
des intersections, des carrefours pose problème aux patients
contrairement aux sujets âgés sans troubles cognitifs [23]. Ces
tests simples facilitent la prise de conscience par les proches du
risque d’accident et peuvent aider à la décision d’arrêter de
conduire.
Des tests pratiques, en situation, seraient utiles, mais leur
généralisation est difficilement envisageable à un grand nombre de
patients. Les centres pouvant faire ce type d’évaluation sont
rares. En Belgique, par exemple, il existe le Cara (Centre
d’adaptation à la route pour automobilistes handicapés). Ce centre
permet une évaluation psychotechnique, un test routier et un examen
médical du conducteur. À l’issue de ce contrôle, si le patient peut
encore conduire, un programme de renforcement d’aptitude peut être
proposé (condition physique, correction de comportements ou de
postures...) [2, 4].
Par ailleurs, des études sont en cours de réalisation pour
définir au mieux le risque d’accident.
En partant de la constatation que les patients atteints de MA
présentent significativement plus de difficultés dans les
croisements, un test a été élaboré aux États-Unis (Sepulveda road
test), Ce test, non encore validé, comprend deux parties :
présentation de 7 panneaux de signalisation habituels et, en
deuxième lieu, présentation de 3 situations comportant des
croisements de complexité croissante par ajout d’informations
supplémentaires [15]. Le développement de tels outils paraît
indispensable pour le clinicien.
Tableau 1 Nombre d’accident par million de kilomètres
parcourus [2].Table 1. Number of crashes per million driven
kilometers by age, according to [2].
|
Classe d’âge
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Nombre d’accidents /million de kilomètres parcourus
|
|
75–79 ans
|
4,8
|
|
80–84 ans
|
9,4
|
|
⩾ 85 ans
|
24,1
|
|
Parkinson avec MMS > 27
|
17,5
|
|
Parkinson avec MMS < 27
|
58,3
|
|
Démence de type Alzheimer, MMS moyen 17
|
163,6
|
Tableau 2 Liste d’éléments dangereux pour la conduite
automobile [22].Table 2. Dangerous Driving Check-list [22].
|
Par l’interrogatoire d’un proche du patient, repérer des éléments
inquiétants sur la conduite automobile du patient. Rechercher la
présence de certains événements de cette liste :
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1- Mauvaise signalisation (utilisation du clignotant…)
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2- Difficultés dans les virages
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3- Circulation sur la mauvaise file
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4- Erreur de sortie
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5- Stationnement inadapté
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6- Choc sur les bordures ou les trottoirs
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7- Vitesse inadaptée
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8- Délai de réponse lors de situations imprévues
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9- Absence d’anticipation de situations dangereuses
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10- Plus grande irritabilité ou agitation au volant
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11- Éraflures ou bosses sur la voiture
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12- Se perd dans des lieux familiers
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13- Accidents évités de peu
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14- Contraventions pour non respect des règles de circulation
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15- Accident automobile
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16- Confusion entre l’accélérateur et le frein
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|
17- Arrêts dans le trafic sans raisons
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Faciliter l’arrêt de la conduite automobile
La conduite automobile pour la personne âgée symbolise la liberté
et l’indépendance. La MA transforme cette liberté en grand risque
pour le patient et la société. Il y a donc une contradiction à
prendre en compte les souhaits individuels de bien-être et
d’indépendance, d’une part, et les risques encourus par le malade
lui-même, les proches et la collectivité, d’autre part.
Certains états américains ou canadiens ont développé des
plaquettes destinées au grand public pour faciliter l’arrêt de la
conduite en cas de MA. Ces éléments accompagnent une législation
souvent stricte à cet égard.
Le médecin doit avoir un rôle d’information du patient et de sa
famille et inciter fréquemment son patient à arrêter. Il convient
d’intervenir précocement, avant que les difficultés soient trop
importantes ou qu’un incident aigu ne survienne. Une transition par
un arrêt graduel peut être alors proposée et associée si possible à
des alternatives acceptables (livraisons à domicile, aides des
proches, taxi…).
Un argument important peut aider à la décision d’arrêt de la
conduite automobile : le rappel du code de la route et des
contrats d’assurance qui imposent au conducteur d’être responsable
de sa capacité à conduire. Le médecin traitant ne peut que
conseiller le patient et sa famille, éventuellement en leur
demandant de passer devant la commission médicale départementale du
permis de conduire. Il ne peut intervenir directement bien que sa
responsabilité demeure engagée. Il est donc nécessaire de conserver
une trace écrite de la mise en garde effectuée auprès du patient et
de sa famille.
Pour aider le médecin dans cette tâche, il conviendrait de
développer des centres d’évaluation des capacités du conducteur. En
parallèle, une évolution de la législation semble nécessaire avec
notamment l’intérêt d’un contrôle régulier quel que soit l’âge,
mais plus fréquent lors du vieillissement, comme cela existe déjà
dans plusieurs pays européens.
Références
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de conduire et la personne âgée. La revue de gériatrie 1997 ;
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