ARTICLE
Auteur(s) : Aurélie Bocquier, Pierre Verger
Observatoire régional de la santé Provence-Alpes-Côte d’Azur –
INSERM U379, 23, rue Stanislas Torrents, 13 006 Marseille
Les observatoires régionaux de la santé (ORS) ont été créés au
début des années 1980 dans chaque région française dans le cadre de
la décentralisation. L’une de leurs missions est la réalisation de
« tableaux de bord santé », c’est-à-dire la collecte des
données existantes sur la santé et sur l’offre de soins en région,
leur validation, analyse et mise en perspective afin de les
diffuser auprès du public, des acteurs et des décideurs. De plus,
la Fédération nationale des observatoires régionaux de la santé
(FNORS) et les ORS ont développé une base de données - SCORE-santé
- accessible par Internet et présentant des indicateurs aux niveaux
national, régional et départemental [1].En 2004, l’Observatoire
régional de la santé Provence-Alpes-Côte d’Azur (ORS PACA) a
réalisé un tableau de bord santé-environnement (TBSE) à la demande
du Conseil régional de la région PACA, dans un triple
objectif : i) fournir un état des lieux des problèmes de
santé-environnement en région PACA en rassemblant les informations
et données disponibles détenues par divers organismes ; ii)
élaborer un document informatif et pédagogique, notamment sur les
liens santé-environnement ; iii) aider les pouvoirs publics à
définir des priorités d’actions en santé-environnement (il ne
s’agissait pas d’effectuer un inventaire des actions régionales
entreprises dans ce champ).Cet article présente la façon dont le
TBSE PACA a été établi ainsi que les résultats et les principaux
enjeux en santé-environnement identifiés pour la région PACA ;
il discute, en vue d’une analyse de retour d’expérience, les
limites et difficultés rencontrées lors de sa réalisation et fait
des recommandations afin d’améliorer et d’étendre cette démarche à
d’autres régions.
Méthodologie
Le choix des thématiques traitées dans le tableau de bord (tableau
1( Tableau 1 )) résulte d’une recherche
documentaire (recherche bibliographique, sites Internet de divers
ministères et agences, rapports, notamment celui de la Commission
d’orientation du Plan national santé-environnement…) et d’une
discussion avec le commanditaire. La thématique santé-travail n’a
pas été retenue dans le TBSE, celle-ci ayant déjà fait l’objet d’un
tableau bord régional [2]. Le TBSE comporte :
- – une présentation générale du contexte régional
géographique, démographique, socio-économique et sanitaire,
préalable nécessaire à la compréhension de certains résultats du
TBSE ;
- – 12 fiches thématiques réparties selon cinq
chapitres (pollution des milieux, risques anthropiques, risques
climatiques et naturels, risques infectieux environnementaux,
qualité de vie) (tableau 1) ;
- – 9 fiches transversales concernant principalement
les agents pouvant être à l’origine d’effets sanitaires (métaux
lourds, produits chimiques, rayonnements ionisants…) ; une de
ces fiches décrit et explique les principes de l’évaluation des
risques sanitaires (tableau 1) ;
- – 1 fiche bibliographique rassemblant les
références citées dans les fiches et la liste des organismes et des
experts sollicités.
Chaque fiche suit un même plan en cinq sections :
- – résumé des principaux constats établis dans la
fiche ;
- – éléments de cadrage et de problématique sur la
thématique abordée ;
- – état des connaissances actuelles sur les relations
santé-environnement ;
- – aspects réglementaires et de gestion des
risques : principaux textes, lois, directives, décrets et
circulaires, aux niveaux international, européen et national, voire
régional ;
- – données et indicateurs recueillis (tableaux 2 à 4(
Tableau 2 )( Tableau
3 )( Tableau 4 )) ; le TBSE
présente trois types d’indicateurs :
- 1. Indicateurs environnementaux (quantités de polluants
rejetés dans les milieux, mesures de polluants dans
l’environnement, résultats d’inventaires [établissements Seveso,
sols pollués…], état des lieux sur l’utilisation des outils de
gestion [plans de prévention des risques approuvés…]) ; en ce
qui concerne les quantités de polluants rejetées et les mesures
environnementales, seules celles concernant des polluants
susceptibles d’avoir un impact sur la santé humaine ont été
présentées ; par exemple, les problématiques des intrusions
marines et de la turbidité de l’eau n’ont pas été
traitées ;
- 2. Indicateurs sanitaires (mortalité, incidence,
prévalence, consommation de soins, résultats de calculs de risques
issus d’études d’évaluation des risques sanitaires…) ;
- 3. Indicateurs de perception ou comportementaux
(plaintes liées aux odeurs, pourcentage des ordures ménagères
faisant l’objet d’un tri…).
Après une étape de vérification des données reçues (conformité
avec la demande, recherche de données aberrantes…), des indicateurs
ont été construits et des comparaisons temporelles et géographiques
ont été réalisées.
Les sources d’information et de données sont systématiquement
référencées et précisées dans les fiches. Par ailleurs, des
entretiens ont été réalisés avec des experts dans les différents
domaines abordés afin d’obtenir des informations non disponibles
dans la bibliographie ou la littérature grise. Dans la mesure du
possible, chaque fiche a été relue et vérifiée par un expert.
Tableau 1 Plan du tableau de bord régional
santé-environnement (TBSE).
|
Fiches thématiques
|
Fiches transversales
|
|
La pollution des milieux
|
Les pesticides
|
|
L’eau
|
Les nitrates
|
|
L’air
|
Le plomb
|
|
Les sols
|
Les légionelles, la légionellose
|
|
Les risques anthropiques
|
Les pollens, les pollinoses et autres
|
|
L’activité industrielle
|
maladies respiratoires allergiques
|
|
Les pratiques agricoles
|
Les composés organiques volatils
|
|
Le traitement des déchets
|
Les polluants organiques persistants
|
|
L’environnement domestique - l’habitat
|
Rayonnements ionisants et radon
|
|
L’environnement domestique - les accidents de la vie courante
|
L’évaluation des risques sanitaires
|
|
Les transports
|
|
|
Les risques climatiques et naturels
|
|
|
Les risques infectieux environnementaux et
anthropozoonoses
|
|
|
Les atteintes à la qualité de vie
|
|
|
Le bruit, les odeurs, la qualité de vie
|
|
Tableau 2 Données et indicateurs sanitaires du tableau
de bord régional santé-environnement (TBSE).
|
Fiche
|
Données/Indicateur
|
Source
|
Niveau géographique
|
Périodicité et années obtenues
|
Commentaires/limites
|
|
L’eau
|
|
Nombre de cas et incidence de la leptospirose
|
Centre national de référence des leptospires
|
National, régional
|
Annuelle, de 1996 à 2003
|
Il s’agit de cas dépistés dans la région et non de cas
domiciliés
|
|
Résultats de l’évaluation des risques sanitaires liés à la présence
d’arsenic dans l’eau de distribution d’une commune
|
Cire Sud
|
Local
|
2003
|
Enquête spécifique réalisée suite à l’observation d’un dépassement
de la valeur limite
|
|
L’air
|
|
Prévalence des problèmes respiratoires (toux, rhinite, asthme…)
dans certains groupes de population
|
Service de pneumo-allergologie de l’hôpital nord - Marseille
|
Local (communes ou zones infracommunales)
|
1974-1976 ; 1983-1984 ; 1993
|
Enquêtes épidémiologiques spécifiques, représentatives de
populations locales
|
|
Estimation du nombre de décès et d’hospitalisations liés à la
pollution atmosphérique urbaine
|
Cire Sud, InVS
|
Local (agglomérations, communes)
|
Fin des années 1990
|
Évaluations des risques sanitaires
|
|
L’activité industrielle
|
|
Évaluation des conséquences sanitaires de la pollution d’origine
industrielle au cadmium autour du site TLM à Marseille
|
Étude coordonnée par l’ORS PACA et l’InVS
|
Local
|
2001
|
Évaluation épidémiologique des risques sanitaires
|
|
Nombre d’accidents ou d’incidents technologiques et industriels et
leurs conséquences (nombre de civils blessés)
|
Base de données ARIA (MEDD)
|
Régional, départemental
|
Annuelle, de 1997 à 2003
|
|
|
L’habitat
|
|
Nombre d’affaires d’intoxication par monoxyde de carbone
|
DGS, CSHPF, DRASS
|
National, régional, départemental
|
2001
|
Données différentes selon les sources et non exhaustives
|
|
Centre antipoison de Marseille
|
Régional, départemental
|
Annuelle, de 2000 à 2003
|
|
|
Nombre de décès par intoxication au monoxyde de carbone
|
DGS, CSHPF, DRASS
|
National, régional, départemental
|
Période 1985-1998
|
Données différentes selon les sources
|
|
INSERM CépiDC
|
National, régional, départemental
|
Annuelle, de 1980 à 2000
|
Changement de codification en 2000 et données postérieures non
encore disponibles
|
|
Prévalence des problèmes respiratoires et de la sensibilité aux
acariens de la poussière de maison
|
Service de pneumo-allergologie de l’hôpital nord - Marseille
|
Local (communes ou zones infracommunales)
|
1985 ; 1989
|
Enquêtes épidémiologiques spécifiques, représentatives de
populations locales
|
|
Prévalence des problèmes respiratoires liés aux animaux
domestiques
|
Service de pneumo-allergologie de l’hôpital nord - Marseille
|
Local (communes ou zones infracommunales)
|
Fin des années 1980
|
Enquêtes épidémiologiques spécifiques, représentatives de
populations locales
|
|
Les accidents de la vie courante
|
|
Estimation du nombre d’accidents de la vie courante
|
À partir de l’enquête SPS du CREDES
|
Régional
|
2000
|
Estimation réalisée à partir de résultats nationaux. Pas de données
régionales représentatives
|
|
Nombre de décès, taux comparatifs de mortalité et évolution de la
mortalité par accident de la vie courante
|
INSERM CépiDC
|
National, régional, départemental
|
Annuelle, de 1980 à 2000
|
Ces décès comprennent ceux par accident du travail. Changement de
codification en 2000 et données postérieures non encore
disponibles
|
|
Nombre de noyades accidentelles selon le lieu de survenue
|
InVS
|
National, régional, départemental
|
Du 1er juin au 30 septembre 2003
|
|
|
Les transports
|
|
Nombre d’accidents, de blessés légers, graves et de tués par
accident de la circulation
|
DRE
|
Régional, départemental
|
2003
|
Il s’agit des accidents survenus dans la région ou le département
et non de données domiciliées
|
|
Taux de victimes par accident de la circulation par âge
|
DRE
|
National, régional, départemental
|
2003
|
Il s’agit des accidents survenus dans la région ou le département
et non de données domiciliées
|
|
Nombre de décès, taux comparatifs de mortalité et évolution de la
mortalité par accident de la circulation
|
INSERM CépiDC
|
National, régional, départemental
|
Annuelle, de 1980 à 2000
|
Données postérieures non encore disponibles
|
|
Les risques climatiques et naturels
|
|
Nombre de décès par catastrophe naturelle
|
INSERM CépiDC
|
National, régional
|
Annuelle, de 1980 à 2000
|
Données postérieures non encore disponibles
|
|
Les risques infectieux environnementaux et anthropozoonoses
|
|
Nombre de cas de peste, choléra, typhus, fièvre hémorragique
virale, fièvre jaune, cas de paludisme
|
InVS
|
National, régional
|
Annuelle, de 1981 à 2003 (2004 pour le paludisme)
|
|
|
Les pesticides
|
|
Résultats de l’évaluation des risques sanitaires liés à la présence
de lindane dans l’eau de distribution d’une commune
|
Cire Sud
|
Local
|
2004
|
Enquête spécifique réalisée suite à l’observation du dépassement de
la valeur limite
|
|
Le plomb
|
|
Nombre d’enfants dont la plombémie a dépassé pour la 1re
fois le seuil de 100 μg/L et part dans la population
dépistée
|
Centre antipoison de Marseille
|
Régional, départemental
|
Annuelle, de 1994 à 2003
|
Données non exhaustives. Degré d’exhaustivité variable d’un
département à l’autre
|
|
Les légionelles, la légionellose
|
|
Nombre de cas de légionellose déclarés et incidence
|
InVS
|
National, régional, départemental
|
Annuelle, de 1996 à 2003
|
Données ne permettant pas de comparer différentes zones
géographiques
|
|
Les pollens, les pollinoses et autres maladies respiratoires
allergiques
|
|
Incidence des crises d’asthme
|
Réseau Sentinelles (INSERM U 444)
|
National, régional
|
Hebdomadaire, 2003
|
Estimations réalisées à partir des informations déclarées par les
médecins généralistes du réseau
|
|
Taux de consommation d’antihistaminiques
|
URCAM
|
Régional, départemental et communal
|
2003
|
Données concernant le régime général uniquement
|
|
Prévalence de la sensibilité cutanée aux pollens, de l’asthme, de
la rhinoconjonctivite et du rhume des foins dans certains groupes
de population
|
Service de pneumo-allergologie de l’hôpital nord - Marseille
|
Local
|
Fin des années 1990
|
Enquêtes épidémiologiques spécifiques, représentatives de
populations locales
|
|
Nombre de décès, taux comparatifs de mortalité et évolution de la
mortalité par asthme
|
INSERM CépiDC
|
National, régional, départemental et par zone d’emplois
a
|
Annuelle, de 1980 à 2000
|
Changement de codification en 2000 et données postérieures non
encore disponibles
|
|
Rayonnements ionisants et radon
|
|
Résultats d’évaluation des risques de cancers de la thyroïde liés
aux retombées de Tchernobyl en France
|
IRSN
|
National
|
|
|
aUne zone d’emploi est un espace géographique à
l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent.
Effectué conjointement par l’Institut national de la statistique et
des études économiques (INSEE) et les services statistiques du
ministère du Travail, le découpage en zones d’emploi constitue une
partition du territoire adaptée aux études locales sur l’emploi et
son environnement.
Tableau 3 Données et indicateurs comportementaux ou de
perception du tableau de bord régional santé-environnement
(TBSE).
|
Fiche
|
Données/Indicateur
|
Source
|
Niveau géographique
|
Périodicité et années obtenues
|
Commentaires/limites
|
|
Le traitement des déchets
|
|
Rendement global des collectes sélectives par habitant
|
ADEME
|
Régional, départemental
|
Tous les 2 ans, 2000
|
|
|
Les atteintes à la qualité de vie
|
|
Répartition des odeurs perçues par les bénévoles du réseau de
surveillance des odeurs selon leur origine
|
Airfobep
|
Départemental (dpt 13), local
|
2003
|
Réseau limité à un seul département (Bouches-du-Rhône)
|
|
Nombre de plaintes enregistrées par la surveillance des odeurs
a
|
Airfobep
|
Départemental (dpt 13), local
|
2003
|
Réseau limité à un seul département (Bouches-du-Rhône)
|
|
Part de la population pensant que l’environnement de proximité
s’est amélioré durant les dernières années
|
OIP, IFEN
|
National, régional
|
2001
|
Enquête nationale d’opinion par sondage, représentative au niveau
régional
|
|
Part de la population se déclarant gênée par le bruit dans la vie
quotidienne
|
OIP, IFEN
|
National, régional
|
2001
|
Enquête nationale d’opinion par sondage, représentative au niveau
régional
|
|
Part de la population pensant que la qualité de l’air, là où elle
vit, est inquiétante
|
OIP, IFEN
|
National, régional
|
2001
|
Enquête nationale d’opinion par sondage, représentative au niveau
régional
|
|
Part de la population pensant que la qualité sanitaire de l’eau du
robinet de son domicile n’est pas satisfaisante
|
OIP, IFEN
|
National, régional
|
2001
|
Enquête nationale d’opinion par sondage, représentative au niveau
régional
|
|
Part de la population pensant que sa commune est exposée à un
risque naturel majeur
|
OIP, IFEN
|
National, régional
|
2001
|
Enquête nationale d’opinion par sondage, représentative au niveau
régional
|
aUne surveillance régionale des odeurs a été instituée
en 1999. Dans ce cadre, un enregistrement des observations
spontanées de gêne olfactive est organisé par les associations de
surveillance de la qualité de l’air.
Tableau 4 Données et indicateurs environnementaux du
tableau de bord régional santé-environnement (TBSE)
|
Fiche
|
Données/Indicateur
|
Source
|
Niveau géographique
|
Périodicité et années obtenues
|
Commentaires/limites
|
|
L’eau
|
|
Nombre de stations d’épuration
|
Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse
|
Régional, départemental
|
2002
|
|
|
Coefficient de rendement des stations d’épuration sur la filière
eau pour différents paramètres (matières oxydables, en suspension,
azote réduit et phosphore)
|
Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse
|
Régional, départemental
|
2002
|
|
|
Part de la population recevant une eau de très bonne qualité
bactériologique ou de qualité moyenne ou mauvaise
|
DRASS
|
Régional, départemental
|
Période 1997-1999
|
Bilan triennal 2000-2002 non disponible
|
|
DDASS
|
Départemental
|
Période 2000-2002 pour dpt 13 ; 2002 pour dpt 06
|
|
|
Part de la population recevant une eau douce ou de dureté
faible/moyenne ou une eau dure ou de dureté variable
|
|
- Régional, départemental
- Départemental
|
- Période 1997-1999
- Période 2000-2002 pour dpt 13 ; 2002 pour dpt 06
|
Bilan triennal 2000-2002 non disponible
|
|
Part de la population recevant une eau à teneur en fluor faible,
moyenne ou élevée
|
DDASS
|
Départemental (dpt 06)
|
2002
|
Données non disponibles pour les autres départements
|
|
Part des captages d’eau potable bénéficiant d’un périmètre de
protection
|
Rapport de l’OPECST
|
National, régional
|
2001
|
|
|
Répartition des sites de baignade selon leur qualité
|
DGS
|
Régional, départemental
|
2003
|
Surveillance organisée durant la période estivale uniquement
|
|
Résultats de la surveillance de la qualité du milieu marin littoral
(métaux lourds, DDT, lindane)
|
IFREMER
|
Régional, départemental
|
2004
|
|
|
L’air
|
|
Quantités de polluants émises dans l’air par type de source
(SO2, NOx, NH3, COVNM, CO,
CO2, CH4, N2O, HFC, PFC,
SF6, Pb, dioxines et furannes, HAP, HCB, PCB et
particules en suspension, notamment)
|
CITEPA
|
National, régional, départemental
|
- Niveau national : annuelle depuis 1960 pour certains
polluants
- Niveau régional : 1994 (pour certains polluants
uniquement) et 2000
- Niveau départemental : 2000
|
Données issues d’estimations avec des incertitudes de 5 à plus de
100 % selon les polluants
|
|
Résultats de la surveillance de la qualité de l’air dans la région
(nombre de dépassements des différents seuils a)
|
Air Alpes-Méditerranée (Airmaraix, Airfobep, Qualitair)
|
Local (sites de mesure)
|
2003 et tendance d’évolution depuis 2000 (2004 pour le bilan
ozone)
|
Données limitées aux sites de mesure existants (91 en PACA)
|
|
Les sols
|
|
Nombre de sites et sols pollués
|
MEDD (inventaire BASOL)
|
National, régional
|
Mise à jour de septembre 2004
|
|
|
DRIRE
|
Régional
|
2004
|
|
|
L’activité industrielle
|
|
Quantités de polluants émises dans l’air par l’industrie
(SO2, NOx, COVNM, CO, CO2,
CH4, N2O, HFC, PFC, SF6, Pb,
dioxines et furannes, HAP et particules en suspension
notamment)
|
CITEPA
|
National, régional, départemental
|
- Niveau national : annuelle depuis 1960 pour certains
polluants
- Niveau régional : 1994 (pour certains polluants
uniquement) et 2000
- Niveau départemental : 2000
|
Données issues d’estimations avec des incertitudes de 5 à plus de
100 % selon les polluants
|
|
Quantités de polluants émises (CO, COVNM, NOx,
SO2) et part des rejets industriels
|
Programme ESCOMPTE (Airmaraix)
|
Départemental (dpt 13), arrondissement
|
1999
|
Programme de recherche spécifique visant à étudier la pollution
photochimique à l’échelle régionale
|
|
Résultats de la surveillance de la qualité de l’air dans la zone de
l’étang de Berre (nombre de dépassements des différents seuils
a)
|
Air Alpes-Méditerranée (Airmaraix, Airfobep, Qualitair)
|
Local (sites de mesure)
|
2003 et tendance d’évolution depuis 2000
|
Données limitées aux sites de mesure existants
|
|
Quantités d’azote et de toxiques rejetées dans l’eau par les
industriels
|
DRIRE
|
Régional, départemental
|
2003
|
Il s’agit des rejets bruts déclarés par les exploitants. Certaines
données sont issues d’estimations
|
|
Nombre et localisation des établissements Seveso « seuil
haut »
|
DRIRE
|
Régional, départemental, communal
|
2003
|
|
|
Part de la population résidant dans une zone couverte par un plan
particulier d’intervention
|
CYPRES, DRIRE
|
Régional, départemental
|
2004
|
|
|
Les pratiques agricoles
|
|
Répartition des exploitations agricoles selon leur orientation
technico-économique
|
Agreste, ministère de l’Agriculture
|
Régional, départemental
|
2000
|
|
|
Quantités de polluants émises dans l’air par l’agriculture
(SO2, NOx, NH3, COVNM,
CH4, N2O et particules en suspension)
|
CITEPA
|
National, régional, départemental
|
- Niveau national : annuelle depuis 1960 pour certains
polluants
- Niveau régional : 1994 (pour certains polluants
uniquement) et 2000
- Niveau départemental : 2000
|
Données issues d’estimations avec des incertitudes de 5 à plus de
100 % selon les polluants
|
|
Part des boues de stations d’épuration valorisée par épandage
|
Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse
|
Régional, départemental
|
2002
|
|
|
Le traitement des déchets
|
|
Quantités de déchets municipaux traités et répartition selon le
mode de traitement
|
ADEME
|
Régional, départemental
|
Tous les 2 ans, 2000
|
Données 2002 non disponibles au moment de la réalisation du
TBSE
|
|
Quantités de déchets industriels spéciaux produites et répartition
selon le mode de traitement
|
DRIRE
|
Régional, départemental
|
Tous les 2 ans, 2000
|
Données 2002 non disponibles
|
|
Nombre, type et localisation des producteurs ou détenteurs de
déchets radioactifs
|
ANDRA
|
Régional, départemental
|
2002
|
|
|
Nombre et localisation des équipements de traitement des déchets et
historique des incinérateurs
|
|
Régional, départemental, communal
|
2004
|
|
|
État des lieux des nuisances générées par les décharges (pollution
des eaux, menaces pour les milieux, nuisances pour les
riverains)
|
ADEME, conseil général 04
|
Départemental (dpt 04)
|
2000
|
Données non disponibles pour les autres départements
|
|
Part de la population sous contrat Eco Emballage ou Adelphe
b
|
ADEME
|
National, régional, départemental
|
2001
|
|
|
L’habitat
|
|
Part des résidences principales construites avant 1949
|
INSEE (Recensement de la population)
|
National, régional, départemental, communal
|
1999
|
|
|
Les transports
|
|
Nombre de véhicules personnels et utilitaires
|
ORT
|
Régional
|
Annuelle, de 1990 à 1997
|
Données plus récentes non disponibles (changement
méthodologique)
|
|
Quantités de polluants émises dans l’air par les transports
(SO2, NOx, COVNM, CO, CO2,
CH4, N2O, HFC, Pb, HAP et particules en
suspension)
|
CITEPA
|
National, régional, départemental
|
- Niveau national : annuelle depuis 1960 pour certains
polluants
- Niveau régional : 1994 (pour certains polluants
uniquement) et 2000
- Niveau départemental : 2000
|
Données issues d’estimations avec des incertitudes de 5 à plus de
100 % selon les polluants
|
|
Part des transports dans les émissions atmosphériques de
NOx
|
Programme ESCOMPTE (Airmaraix)
|
Départemental (dpt 13), arrondissement
|
1999
|
Programme de recherche spécifique visant à étudier la pollution
photochimique à l’échelle régionale
|
|
Résultats de la surveillance de la qualité de l’air dans les zones
de fort trafic routier de la région (nombre de dépassements des
différents seuils a)
|
Air Alpes-Méditerranée (Airmaraix, Airfobep, Qualitair)
|
Local (sites de mesure)
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2003 et tendance d’évolution depuis 2000
|
Données limitées aux sites de mesure existants
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|
Flux de transport de matières dangereuses et classe de danger des
produits transportés
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CYPRES, DRIRE
|
Régional
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Période 1998-2003
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|
Cartographie des communes soumises au risque de transport de
matières dangereuses
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CYPRES, DRIRE
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Régional, départemental, communal
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n.d.
|
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|
Nombre d’accidents de transport de matières dangereuses
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Base de données ARIA (MEDD)
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Régional, départemental
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Annuelle, 1998 à 2004
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Les risques climatiques et naturels
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Nombre de risques potentiels par commune par type de risque
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Base de données Corinte
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National, régional, départemental et communal
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Mise à jour d’avril 2004
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Base susceptible de ne pas être totalement à jour
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Surface parcourue par les incendies de feux de forêt
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Banque de données Prométhée
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Régional, départemental, communal
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Annuelle, de 1973 à 2003
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|
Nombre de plans de prévention des risques prescrits, enquêtés et
approuvés
|
Base de données Corinte
|
National, régional, départemental et communal
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Mise à jour d’avril 2004
|
Base susceptible de ne pas être totalement à jour
|
|
Nombre d’arrêtés préfectoraux pour catastrophe naturelle, dont,
pour inondation
|
Base de données Corinte
|
National, régional, départemental et communal
|
Mise à jour d’avril 2004
|
Base susceptible de ne pas être totalement à jour
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Bassins de risques et enjeux économiques et humains
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BRGM
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Régional, départemental
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Études réalisées entre 2000 et 2004
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Études spécifiques
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Les atteintes à la qualité de vie
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Nombre de logements concernés par un plan de gêne sonore
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- ADEME
- Aéroport Marseille-Provence
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- Local (Marseille et Nice)
- Local (Marseille)
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Seuls 2 aéroports en PACA ont un plan de gêne sonore
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|
Part de la population exposée au bruit du trafic routier dans la
communauté d’agglomération du Pays d’Aix-en-Provence
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Communauté d’agglomération du Pays d’Aix-en-Provence
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Local
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2002
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Données n’existant pas pour d’autres zones de la région
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Les pesticides
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Quantités de produits phytosanitaires vendues selon leur nature
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CORPEP
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Régional
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1997
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Résultats de la surveillance de la contamination des eaux par les
pesticides
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CORPEP
|
Régional
|
Bilan fin 2004
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Les nitrates
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Part de la population recevant une eau de très bonne qualité, de
qualité moyenne ou mauvaise par rapport à la teneur en nitrates
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- Régional, départemental
- Départemental
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- Période 1997-1999
- Période 2000-2002 pour dpt 13 ; 2002 pour dpt 06
|
Bilan triennal 2000-2002 non disponible
|
|
Le plomb
|
|
Quantités de plomb émises dans l’air par type de source
|
CITEPA
|
National, régional, départemental
|
- Niveau national : annuelle depuis 1990
- Niveau régional : 2000
- Niveau départemental : 2000
|
Données issues d’estimations avec des incertitudes de 5 à plus de
100 % selon les polluants
|
|
Résultats de la surveillance des teneurs de l’air en plomb dans la
région
|
Air Alpes-Méditerranée (Airmaraix, Airfobep, Qualitair)
|
Local (sites de mesure)
|
2002 à 2004 selon les sites
|
Données limitées à 3 sites
|
|
Quantités de plomb rejetées dans l’eau par les industriels
|
DRIRE
|
Régional, départemental
|
2003
|
Données issues d’estimations
|
|
Les légionelles, la légionellose
|
|
Nombre de tours aéroréfrigérantes
|
CYPRES, DRIRE
|
Régional, départemental, communal
|
2004
|
|
- Les pollens, les pollinoses et autres maladies respiratoires
allergiques
|
|
Cartographie du risque allergique en France pour différents
pollens
|
RNSA
|
National
|
2003
|
|
|
Évolution des comptes polliniques selon la nature des pollens
|
RNSA
|
Local (sites de mesure)
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Journalière, de 1991 à 2004 (selon les sites)
|
Données limitées aux 7 sites de mesure existants
|
|
Les composés organiques volatils
|
|
Quantités de COVNM émises dans l’air par type de source
|
CITEPA
|
National, régional, départemental
|
- Niveau national : annuelle depuis 1988
- Niveau régional : 2000
- Niveau départemental : 2000
|
Données issues d’estimations avec des incertitudes de 5 à plus de
100 % selon les polluants
|
|
Répartition des émissions de COVNM par arrondissement dans les
Bouches-du-Rhône
|
Programme ESCOMPTE (Airmaraix)
|
Départemental (dpt 13), arrondissement
|
1999
|
Programme de recherche spécifique visant à étudier la pollution
photochimique à l’échelle régionale
|
|
Résultats de la surveillance des teneurs de l’air en benzène dans
la région
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Air Alpes-Méditerranée (Airmaraix, Airfobep, Qualitair)
|
Local (sites de mesure)
|
2000-2001 et 2003 selon les sites
|
Données limitées aux sites de mesure existants
|
|
Les polluants organiques persistants
|
|
Quantités de dioxines et furannes, de HCB, d’HAP et de PCB émises
dans l’air par type de source
|
CITEPA
|
National, régional, départemental
|
- Niveau national : annuelle depuis 1990
- Niveau régional : 2000
- Niveau départemental : 2000
|
Données issues d’estimations avec des incertitudes de 5 à plus de
100 % selon les polluants
|
|
Quantités de dioxines et de furannes émises par les installations
classées pour l’environnement
|
DRIRE
|
Local (par installation)
|
2003
|
|
|
Résultats de la surveillance des teneurs de l’air en HAP
|
Air Alpes-Méditerranée (Airmaraix, Airfobep, Qualitair)
|
Local (site de mesure)
|
2003
|
Données limitées à 1 site
|
|
Rayonnements ionisants et radon
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|
Le rayonnement cosmique en France
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IRSN
|
National, régional, départemental
|
n.d.
|
|
|
Activités volumiques du radon dans les habitations
|
IRSN
|
National, régional, départemental
|
Période 1982-2000
|
|
aSelon les polluants : seuils d’information de la
population (seuil de recommandation et seuil d’alerte), valeur
limite et objectif de qualité.
bEco Emballage et Adelphe sont des sociétés agréées
par les pouvoirs publics pour la valorisation des déchets
d’emballages ménagers.
Résultats
Air extérieur
Depuis 10 à 20 ans, une diminution des quantités de polluants
émises dans l’atmosphère a été constatée au niveau national :
dioxyde de soufre (SO2), oxydes d’azote
(NOx), monoxyde de carbone (CO), plomb, dioxines et
furannes, composés organiques volatils (COV) liés aux activités
humaines. Les données permettant d’étudier ces évolutions au niveau
régional pour ces polluants ne sont pas toutes disponibles :
entre 1994 et 2000, les émissions de SO2, de
NOx et de CO ont respectivement baissé de 50, 2 et
37 % en PACA (contre respectivement 66, 22 et 37 % en
France) [3, 4] et la surveillance des concentrations atmosphériques
de plomb sur plusieurs sites de la région (Port de Bouc-La Lèque
sur le bord de l’étang de Berre, Marseille-Saint-Louis…) (( figure 1 )) ne montre
pas de dépassement des valeurs limites réglementaires [5].
Malgré cela, la région PACA se caractérise encore aujourd’hui
par une forte pollution industrielle et urbaine : elle est une
des régions françaises les plus émettrices de SO2, de
NOx, de COV non méthaniques, de dioxyde de carbone, de
dioxines et furannes, d’hydrocarbures aromatiques polycycliques, de
polychlorobiphényles et de plomb dans l’air [4]. Elle est également
une des régions d’Europe les plus touchées par la pollution
photochimique à l’ozone [5]. Ces pollutions se répartissent
différemment au sein du territoire régional. Dans certaines zones
très urbanisées de la région (Marseille, Toulon), il existe une
pollution de fond par le NO2, les particules et le
benzène. En 2003, des dépassements de l’objectif de qualité1 pour le benzène ont été observés à
Marseille, Nice, Cannes, Antibes mais également, en 2001-2002, à
Arles, Salon, Martigues et Rognac (ouest des Bouches-du-Rhône) ((
figure 1 )). La
région industrielle de l’étang de Berre se caractérise par des
pollutions de pointe au SO2, bien que celles-ci semblent
diminuer. Le département des Bouches-du-Rhône est également très
touché par les pics de pollution à l’ozone et, selon les vents,
cette pollution se déplace vers d’autres zones du territoire
régional (Vaucluse ou Var) [5].
Par ailleurs, la bande côtière régionale est caractérisée par
une exposition élevée aux pollens de cyprès, d’urticacées, de
platane et d’olivier. Les quantités de pollen présentes dans l’air,
surveillées par le Réseau national de surveillance aérobiologique,
sont plus élevées à Marseille qu’à Nice et beaucoup plus faibles à
Briançon. À Marseille, le pollen de cyprès est un des plus
présents alors qu’à Nice, le pollen d’olivier est plus
fréquent.
Des études d’évaluation des risques sanitaires menées dans
quelques agglomérations de la région ont fourni des estimations
quantitatives de l’impact de la pollution atmosphérique sur la
santé de la population. Par exemple, chaque année, dans
l’agglomération de Marseille, environ 120 décès tous âges
confondus et 40 hospitalisations d’enfants pour un problème
respiratoire seraient évitables, si les niveaux de pollution
étaient divisés par deux [6].
Il est admis que la pollution atmosphérique constitue, à court
terme, un facteur déclenchant de crises d’asthme chez les sujets
asthmatiques et augmente leur consommation de médicaments et leur
recours aux soins [7]. En 2000, le département des
Bouches-du-Rhône affichait une des plus fortes prévalences de
patients ayant été remboursés pour des médicaments antiasthmatiques
en France : 13,7 % contre 10,8 % au niveau national
[8]. En 2003, les taux de consommation de médicaments
antihistaminiques, bronchodilatateurs et de corticoïdes à inhaler,
prescrits lors d’affections respiratoires impliquant une réactivité
de l’arbre bronchique (asthme, par exemple), en région PACA,
étaient les plus élevés dans les zones d’emploi de l’étang de
Berre, de Fos-sur-Mer (pourtour de l’étang de Berre) et de
Marseille-Aubagne, les plus polluées, et les moins élevés sur la
zone littorale est et dans l’arrière-pays, moins pollués (source
des données : Union régionale des caisses d’assurance-maladie,
URCAM). Une étude réalisée au début des années 1990 dans la zone de
l’étang de Berre indiquait une prévalence de l’asthme au cours de
la vie chez les enfants âgés de 13-14 ans (14,8 %) plus
élevée que dans d’autres villes du nord de la France, mais quasi
identique à celle d’autres villes du sud de la France (région de
Bordeaux et Languedoc) [9]. Les rôles respectifs de la pollution
atmosphérique et de l’exposition aux allergènes dans ces résultats
restent difficiles à établir : les études in vitro et
expérimentales indiquent une synergie d’action entre polluants
atmosphériques et allergènes (pollens, allergènes de chat…), mais
ces résultats ne sont pas retrouvés clairement dans les travaux
épidémiologiques [7]. Ainsi, en l’état actuel des connaissances,
aucun lien n’a pu être établi entre la pollution atmosphérique et
la prévalence de l’asthme. Si les indicateurs précédents suggèrent
une morbidité par asthme plus élevée dans les zones plus exposées à
la pollution atmosphérique, la mortalité par asthme en PACA, avec
une moyenne de 156 décès par an sur la période 1995-1999,
reste inférieure d’environ 10 % à la moyenne nationale (source
des données : Centre d’épidémiologie sur les causes médicales
de décès de l’Institut national de la santé et de la recherche
médicale, INSERM CépiDC).
Eaux de consommation
Du point de vue quantitatif, grâce à de nombreux aménagements
réalisés à partir de la Durance, la région PACA n’a, jusqu’à
présent, pas manqué d’eau ; mais elle est exposée à un risque
chronique de pénurie en été. Concernant la qualité bactériologique
de l’eau de distribution, la grande majorité des habitants de la
région est desservie par une eau de bonne qualité, sauf dans les
Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence, où cette qualité est
moins satisfaisante (anciens captages, zones de pâturage, etc.) que
dans le reste de la région : dans ces départements, la part de
la population desservie par une eau de mauvaise qualité
bactériologique était respectivement de 4,4 et 5,8 % sur la
période 1997-1999, contre 0,7 % en moyenne sur le territoire
régional (source des données : Direction régionale des
affaires sanitaires et sociales, DRASS). Par ailleurs, en 2001,
seuls 24 % des 2 086 points de captages d’eau potable de la
région PACA bénéficiaient d’un périmètre de protection (35 %
au niveau national) [10].
Depuis 20 ans, les concentrations de nitrates dans les eaux
ont constamment augmenté et en 2000-2001, la valeur limite
(50 mg/L) était dépassée sur 6,5 % des points de mesures
en eaux souterraines en PACA (14 % en France) mais sur aucun
des points en eaux superficielles (2 % en France) [11]. Les
concentrations les plus élevées en PACA sont observées dans deux
zones désignées comme vulnérables, au sens de la directive
européenne n° 91/676/CE dite directive « Nitrates »
(Bas Gapeau-Eygoutier dans le Var et Comtat Venaissin dans le
Vaucluse) ainsi que dans la plaine de Berre (( figure 1 )). Dans la
région, moins de 1 % de la population est desservie par une
eau potable dépassant ponctuellement la valeur limite (source des
données : DRASS).
La présence de pesticides dans le milieu naturel est très
répandue : en PACA, selon les résultats de la surveillance
organisée depuis 2000-2001, des traces de pesticides ont été
relevées sur 100 % des points de mesures en eaux
superficielles (97 % en France en 2002) et sur 70
à 85 % de ceux en eaux souterraines (60 % en France
en 2002). Les zones touchées sont principalement le nord-ouest du
Vaucluse (zones viticoles et maraîchères), la plaine de Berre (zone
de cultures sous serres) et celle de l’Eygoutier (( figure 1 )). La pollution
d’origine non agricole (particuliers, collectivités), relevée sur
l’ensemble des points de mesures en eaux superficielles de la
région, n’est pas négligeable non plus (sources des données :
Cellule d’orientation régionale sur la pollution de l’eau par les
phytosanitaires, CORPEP ; Direction régionale de
l’environnement, DIREN). Si le milieu naturel aqueux est contaminé
par les pesticides, la consommation d’eau de boisson ne constitue
qu’un vecteur mineur de l’exposition de la population générale à
ces composés ; la consommation de plantes cultivées traitées
représente la principale voie d’exposition de cette population
[12].
Par ailleurs, au niveau des zones fortement urbanisées et des
zones portuaires, les concentrations en métaux lourds mesurées dans
l’eau de mer sont élevées par rapport aux résultats nationaux,
comme celles en composés organiques dans le delta du Rhône (source
des données : Institut français de recherche pour
l’exploitation de la mer, IFREMER).
Dans le champ de l’eau de consommation, aucun indicateur
sanitaire des effets de pollutions microbiennes n’est surveillé en
routine. Par exemple, il n’existe pas d’enregistrement des cas de
gastro-entérite en PACA ni en France. Par ailleurs, en l’état
actuel des connaissances, l’impact sanitaire des pesticides sur la
santé de population générale n’est pas connu (faibles doses, manque
de données sur le niveau d’exposition réel…) [13].
Eaux de baignade
En 2003, selon les départements, de 20 à 87 % des
450 sites de baignade faisant l’objet d’une surveillance
principalement par les Directions départementales des affaires
sanitaires et sociales (DDASS) (présence de germes fécaux, phénols,
mousses et huiles minérales) étaient de bonne qualité. Les
départements des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse affichaient les
taux les plus élevés de sites de qualité moyenne2 (54,7 % et 80 % respectivement).
Les risques de pollution des eaux de baignade en mer restent
particulièrement élevés en cas d’orage (ruissellement des eaux
urbaines, dysfonctionnement des stations de traitement des eaux
usées) conduisant fréquemment à des interdictions momentanées de
baignade.
Concernant les risques sanitaires liés aux usages récréatifs de
l’eau, 32 cas de leptospirose ont été dépistés dans la région
PACA entre 1996 et 2003. Cependant, quelle que soit
l’année, le taux d’incidence de cette infection enregistré en PACA
demeure significativement inférieur au taux national (0,15 contre
0,50 pour 100 000 en 2003) (source des données :
Centre national de référence des leptospires).
Habitat
Aujourd’hui, l’homme passe 70 à 90 % de son temps à
l’intérieur de divers bâtiments ou moyens de transports et
l’habitat constitue un compartiment de vie très important
susceptible de présenter des risques pour la santé humaine
(exposition à des polluants physiques, chimiques et biologiques)
[14].
La prise de conscience de l’importance de la qualité de l’air
intérieur est relativement récente et des études sont actuellement
menées afin de mieux connaître cette pollution [15] et mieux
appréhender l’exposition cumulée de la population aux différentes
sources de pollution (air intérieur et extérieur). Pour certains
polluants chimiques (COV notamment), les concentrations mesurées
dans l’air intérieur des logements peuvent être très supérieures à
celles observées à l’extérieur [16]. La présence de moisissures
dans l’air intérieur constitue également un problème important.
L’humidité est un facteur de développement de certaines moisissures
productrices de mycotoxines, suspectées d’avoir des propriétés
irritantes voire cancérigènes [17]. Ces moisissures se développent
volontiers dans les logements ayant été inondés, comme cela a été
observé après les inondations d’Arles en décembre 2003 [18].
Actuellement, peu de données régionales sont disponibles concernant
la pollution de l’air intérieur, mais des études sont en cours au
niveau national et incluent certaines villes de la région (étude
« Les sentinelles de l’air »3, enquête VESTA [19] et campagne de mesures
de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur). Ces données ne
devraient cependant pas suffire à fournir une vision représentative
au niveau régional.
L’habitat, selon ses caractéristiques, peut également être un
facteur d’exposition au plomb. Au dernier recensement de la
population (1999), la proportion d’habitats construits avant 1948,
année d’interdiction des peintures au plomb, était de 27 % en
PACA (35 % en France) : il existe donc encore un
potentiel a priori non négligeable d’habitations à risque.
Aucune estimation du nombre de logements équipés de réseaux
intérieurs ou desservis par des branchements publics en plomb n’a
pu être obtenue pour la région PACA. Entre 1994 et 2003,
122 cas de saturnisme infantile ont été dépistés dans la
région, dont 87 % dans les Bouches-du-Rhône où l’organisation
du dépistage est la plus ancienne (source des données : Centre
antipoison de Marseille).
Sur la période 1995-1999, chaque année, les intoxications au CO
ont causé en moyenne 8 décès en PACA, soit une surmortalité
non significative par rapport à la France (source des
données : INSERM CépiDC). En 2001, en PACA, 112 personnes
ont été intoxiquées (source des données : Centre antipoison de
Marseille). Cependant, ces données ne permettent pas d’identifier
le lieu et les circonstances de survenue des intoxications.
L’exposition domestique au radon est responsable en France du
tiers de l’exposition moyenne de la population aux rayonnements
ionisants [20]. L’analyse conjointe des données épidémiologiques
internationales montre une augmentation du risque de cancer du
poumon lorsque les niveaux d’exposition domestique au radon
augmentent [21]. Le département de la région PACA le plus exposé à
ce gaz radioactif naturel est celui des Hautes-Alpes où la moyenne
des concentrations de radon dans les maisons est supérieure à
100 Bq/m3, niveau le désignant comme l’un des
31 départements prioritaires pour la mise en œuvre de mesures
correctives [22].
Déchets
La production de déchets ménagers et assimilés ne cesse d’augmenter
en France et en PACA depuis 20 ans. En 2002, en PACA,
484 kg d’ordures ménagères en moyenne par habitant ont été
traités (400 kg/habitant en France). L’enfouissement des
déchets reste la principale filière d’élimination des déchets
ménagers en PACA alors que la valorisation dans la région reste
réduite : seuls 7,6 % des déchets ménagers ont été
orientés vers une filière de valorisation matière en 2000 et
20 % vers une filière de valorisation énergétique (source des
données : Agence de l’environnement et de la maîtrise de
l’énergie, ADEME). Dans la région PACA, la décharge d’Entressen
(Bouches-du-Rhône), dont l’exploitation est autorisée jusqu’à
fin 2006, constitue un véritable « point noir » dans
le domaine du traitement des déchets et est à l’origine de divers
problèmes environnementaux et de qualité de vie pour les riverains
(envol de sacs plastiques dû au vent, pollution de la nappe par
percolation de l’eau de pluie au travers des déchets…). Malgré
certains efforts consentis en matière d’équipements de collecte
sélective et de communication, le tri des déchets municipaux en
PACA reste modeste, ne représentant que 4 % du volume total
des déchets municipaux traités en 2000 (11 % en France)
(source des données : ADEME). Par ailleurs, il existe une
pression constante d’installation de dépôts sauvages susceptibles
de présenter des risques variables selon la nature des déchets
entreposés. Enfin, les capacités de traitement étant insuffisantes
dans certaines zones de la région, d’importants transferts de
déchets ménagers ont lieu entre départements, engendrant ainsi des
nuisances et pollutions supplémentaires (passages de camions…).
Risques industriels
La zone de l’étang de Berre (( figure 1 )) concentre plus
de 70 % des établissements Seveso II « seuil
haut »4 (43 des
60 établissements de la région). Dans ce département, 9 %
de la population (soit plus de 170 000 personnes) résident dans une
zone couverte par un plan particulier d’intervention (source des
données : Centre d’information du public pour la prévention
des risques industriels et la protection de l’environnement,
CYPRES). Sur la période 1997-2003, 315 accidents industriels
ont été recensés en PACA (base de données ARIA du ministère de
l’Écologie et du Développement durable, MEDD), dont 151 ont
entraîné un rejet de matières dangereuses ou polluantes dans
l’environnement, 17 ont nécessité l’évacuation de riverains, 14 ont
blessé des civils et 6 ont entraîné un décès (6 décès au
total).
Aujourd’hui, en région PACA, des études d’évaluation des risques
sanitaires, pour les populations riveraines, de l’ensemble des
rejets des sites industriels ne sont pas disponibles. En 2004, une
étude de ce type a débuté pour un site industriel de la région de
l’étang de Berre. L’Institut national de l’environnement industriel
et des risques (INERIS) gère par ailleurs une base de données sur
les émissions déclarées dans l’air et l’eau provenant de près de
9 400 sites industriels.
La région PACA est aussi très exposée aux transports de matières
dangereuses : selon les estimations disponibles, le nombre de
poids lourds transportant des matières dangereuses traversant
chaque jour les Bouches-du-Rhône était estimé à plus de 1 500 en
1997 (source des données : Centre d’études techniques de
l’équipement, CETE, Méditerranée). Des données plus récentes ne
sont pas disponibles, mais un groupe de travail sur les transports
de matières dangereuses, créé en 2004 dans le cadre du Secrétariat
permanent pour les problèmes de pollution industrielle (SPPPI) a
pour mission d’établir un bilan détaillé sur ce point dans la
région (gisements, origines, destinations, risques…).
En septembre 2004, 163 sites et sols pollués (ou
potentiellement pollués) par des activités industrielles ou de
traitement des déchets appelant une action des pouvoirs publics à
titre préventif ou curatif étaient recensés en région PACA dans le
cadre de l’inventaire BASOL5. La
majorité a fait l’objet d’un diagnostic des risques potentiels
suivi d’un traitement, avec pour 81 % d’entre eux, des
restrictions d’usage. Cependant, un inventaire plus poussé de
l’ensemble des sites historiques industriels est en cours
(inventaire BASIAS6) : en
septembre 2004, en PACA, plus de 4 000 sites avaient été
recensés dans les Bouches-du-Rhône et près de 3 000 dans le
Vaucluse.
Risques naturels
La région PACA est une des régions de France métropolitaine les
plus exposées aux risques naturels (( figure 2 )). Selon les
informations contenues dans la base de données Corinte (MEDD),
toutes les communes de la région sont soumises à au moins l’un des
risques potentiels suivants : inondation, mouvement de
terrain, feu de forêt, avalanche ou séisme. Plus de 40 % des
communes cumulent quatre de ces risques. Outre l’urbanisation, le
climat favorise la survenue d’inondations (pluies brutales et
abondantes en automne, notamment). La sécheresse estivale, les
vents, la présence d’une végétation fortement inflammable, le
relief favorisent les risques de feu de forêt. Les départements
côtiers sont principalement concernés par le risque de feu de
forêt, la vallée du Rhône et la bande côtière par celui
d’inondation, les Alpes-Maritimes par le risque de séisme et les
secteurs alpins par le risque de mouvement de terrain et
d’avalanche.
En 20 ans (1980-2000), les catastrophes naturelles ont
causé plus de 200 décès dans la région PACA. Sur cette
période, deux événements ont chacun entraîné le décès d’au moins
20 personnes : un épisode caniculaire en 1983 et les
inondations de 1992 (Vaison-la-Romaine) (source des données :
INSERM CépiDC). Au cours de l’été 2003, la canicule a été
responsable d’une surmortalité de 35 % (soit 819 décès)
en PACA [23]. Par ailleurs, une étude menée 5 ans après les
inondations du Vaucluse de 1992 a montré que les inondations
pouvaient contribuer à l’aggravation ou au déclenchement de
troubles psychologiques (dépression, troubles anxieux, stress
posttraumatique) ainsi qu’à une consommation de soins accrue ;
ces effets peuvent persister plusieurs années après l’événement
[24, 25].
Début 2004, les outils réglementaires de gestion des risques
naturels étaient encore peu développés dans la région : moins
de 40 % des communes étaient engagées dans une procédure de
plan de prévention des risques (PPR) et environ 15 % seulement
avaient un PPR approuvé (source des données : base de données
Corinte).
Risques infectieux environnementaux et anthropozoonoses
En 2003, 114 cas de légionellose ont été déclarés dans la
population de la région PACA (1 044 en France) (source des
données : Institut de veille sanitaire, InVS). Cette infection
est provoquée par l’inhalation de bactéries (les légionelles),
susceptibles de coloniser certaines installations (système de
distribution d’eau chaude des établissements de grande taille,
tours aéroréfrigérantes, notamment) [26].
La fièvre du Nil occidental, infection virale, est réapparue
chez l’homme dans le sud-est de la France en 2003 alors qu’aucun
cas n’avait été déclaré depuis 1963. En 2003, en PACA, 7 cas
ont été diagnostiqués dans le Var (source des données :
Cellule interrégionale d’épidémiologie, CIRE Sud).
Plusieurs épidémies de fièvre Q ont eu lieu dans les années 1990
en PACA. La zone de Martigues, Istres, Salon-de-Provence…, sous le
vent de la plaine de la Crau - où se trouve un important élevage de
moutons - est plus exposée au risque de transmission de la bactérie
à l’origine de cette maladie - Coxiella burnetii - qui peut être
transmise à l’homme à partir de réservoirs animaux par inhalation
d’aérosols contaminés [27].
En 2000, sur les 30 cas humains de leishmaniose viscérale
(transmise par la piqûre d’un insecte, le phlébotome) autochtone
déclarés en France, 9 provenaient des Alpes-Maritimes et 11
des Bouches-du-Rhône (source des données : InVS).
Qualité de vie
Le bruit constitue une nuisance majeure dans l’environnement de
proximité : en 2001, près de 60 % des habitants de PACA
déclaraient être gênés par le bruit dans leur vie quotidienne
contre 51 % en France [28]. Au moment de l’élaboration du
TBSE, le recensement des points noirs du réseau routier par les
Directions départementales de l’équipement (DDE) n’était pas achevé
en PACA. Néanmoins, une étude, réalisée à partir d’un logiciel de
simulation et non de mesures sur le terrain, a été réalisée par la
Communauté d’agglomération du Pays d’Aix-en-Provence en 2002. Elle
a permis d’estimer à environ 21 500 (6,6 % de la population de
la zone) le nombre de personnes qui devraient être exposées durant
la journée à des niveaux sonores de plus de 65 décibels (seuil
de gêne sonore) liés aux transports à l’horizon 2015, en
l’absence de contre-mesures. Au-delà de la gêne occasionnée, le
bruit peut, dans des conditions particulières, entraîner des effets
sur l’audition (fatigue, perte auditive). Il peut aussi porter
atteinte à la qualité du sommeil, contribuer à l’aggravation de
symptômes ou troubles anxiodépressifs chez les personnes sensibles
et pourrait favoriser des problèmes cardio-vasculaires [29].
En 1998-1999, dans une étude menée auprès de
4 000 personnes, la présence d’odeurs gênantes a été rapportée
dans plus de la moitié des communes des Bouches-du-Rhône. Dans ce
département, le réseau de surveillance des odeurs fonctionnant
depuis 1999 et en cours d’extension dans d’autres départements,
montre que les odeurs perçues sont principalement d’origine
industrielle sur le pourtour de l’étang de Berre ou liées à la
circulation automobile dans la zone d’Aix-Marseille (source des
données : Airfobep, association agréée de surveillance de la
qualité de l’air).
En région PACA, les habitants semblent satisfaits de la qualité
sanitaire de l’eau du robinet (83 %), mais près de la moitié
est inquiète par rapport à la qualité de l’air et 60 % sont
conscients que leur commune est exposée à un risque naturel majeur
[28].
Accidents de la circulation
Plus de 12 000 accidents de la circulation surviennent dans la
région PACA chaque année, faisant près de 14 000 blessés
légers et plus de 1 500 blessés graves. La situation régionale
est plus mauvaise que la moyenne nationale : en 2003, le
taux de victimes7 était plus élevé en
PACA qu’en France (3,4 contre 2,0 ‰). Chez les jeunes de
15-24 ans, ce taux était de 8,8 ‰ contre 4,8 ‰ en
France (source des données : Direction régionale de
l’équipement, DRE). Sur la période 1995-1999, les accidents de la
circulation ont causé en moyenne par an la mort de
591 habitants de la région. Bien que la mortalité par accident
de la circulation ait diminué depuis 10 ans en PACA
(- 30 %) comme en France, une surmortalité par rapport à
la France persiste chez les jeunes de 15-24 ans
(+ 10 % environ) (source des données : INSERM
CépiDC).
Accidents de la vie courante
Chaque année en PACA, on peut estimer (à partir de l’enquête Santé
et protection sociale de 2000 [30]) à 800 000 le nombre d’accidents
de la vie courante nécessitant un recours aux soins ; ceux-ci
ont entraîné 1 500 décès par an en moyenne sur la période
1995-1999 (source des données : INSERM CépiDC). Sur cette
période, et pour cette cause, malgré une sous-mortalité
significative par rapport au niveau national, la région PACA
affichait une surmortalité chez les jeunes (moins de 35 ans),
plus marquée chez les hommes (+ 35 %) que chez les femmes
(+ 18 %). Le type d’accident à l’origine des décès varie
selon l’âge : les très jeunes enfants sont principalement
victimes de suffocations et de noyades, les jeunes et les
25-64 ans d’accidents divers, alors que les personnes âgées de
65 ans et plus sont principalement victimes de chutes (source
des données : INSERM CépiDC). Toutefois, les modalités
d’enregistrement des causes de décès ne permettent pas de
distinguer les décès par accident de la vie courante de ceux par
accident du travail. Par ailleurs, entre le
1er juin et le 30 septembre 2003,
162 noyades accidentelles sont survenues en PACA (14 % du
total national, 2e région française la plus
concernée), dont 66 ayant conduit à un décès. En PACA, la majorité
des noyades accidentelles survient en mer (66,7 contre 48,5 %
en France) et 18,5 % en piscines privées familiales
(11,5 % en France). Les enfants de moins de 5 ans sont
les principales victimes des noyades en piscines privées (58 %
de ces noyades) alors que les personnes âgées de 45 ans et
plus sont les principales victimes des noyades en mer (61 % de
ces noyades) [31].
Discussion
Délimitation des thématiques traitées dans le TBSE
Certaines thématiques ont été abordées dans ce TBSE alors qu’elles
ne le sont pas dans le PNSE. Comme l’analyse des caractéristiques
et indicateurs régionaux l’indique, certaines sont particulièrement
importantes dans la région PACA : risques de catastrophes
naturelles, transports de matières dangereuses (particulièrement
dans le département des Bouches-du-Rhône), mortalité et morbidité
par accidents de la circulation chez les jeunes. Il paraît ainsi
essentiel que l’élaboration des plans régionaux santé-environnement
(PRSE) tienne compte, en plus des priorités fixées par le PNSE, des
spécificités régionales, comme cela est d’ailleurs suggéré dans la
circulaire du 3 novembre 2004 relative à leur mise en
place. De plus, les accidents de la circulation ont été inclus dans
le TBSE afin de fournir une vision intégrée des problèmes liés aux
transports (pollution atmosphérique, bruit, morbidité et mortalité
liées aux accidents). Enfin, deux raisons ont sous-tendu
l’inclusion des accidents de la vie courante dans le TBSE. Tout
d’abord, ceux-ci procèdent de l’interaction entre les comportements
des individus et leur environnement (domestique ou lié aux
activités de loisirs, notamment). Les inclure dans le TBSE permet
d’insister sur l’importance de la dimension sociocomportementale
dans le champ santé-environnement. Cette dimension est aussi
importante dans le domaine des déchets (tri des ordures
ménagères…), celui du bruit (bruit de voisinage, par exemple) et
dans le choix de modes de transport, pour ne prendre que ces
exemples. L’information et l’éducation sont indispensables dans ces
domaines, alors que les actions des pouvoirs publics en la matière
sont restées largement ponctuelles, notamment en PACA. La seconde
raison est qu’une politique de prévention efficace des accidents de
la vie courante procède aussi d’aménagements de l’environnement
dans lequel les personnes évoluent (aménagements du domicile pour
éviter les chutes des personnes âgées, par exemple). Cela est aussi
transposable aux questions liées aux transports (transports
collectifs insuffisants en PACA en regard des besoins).
Centralisation insuffisante des données et problèmes
d’accessibilité
Un des constats qui peut être tiré du retour d’expérience du TBSE
PACA est l’importante dispersion des données environnementales et
sanitaires régionales qui sont produites par des organismes
multiples. De plus, certaines données ne sont ni analysées ni
exploitées et ne peuvent donc pas être diffusées ou ne sont tout
simplement pas accessibles : par exemple, en PACA, le bilan
triennal le plus récent concernant la qualité bactériologique de
l’eau de distribution date de 1997-1999, bien que la surveillance
soit continue. Cela constitue évidemment un obstacle, compte tenu
de la multiplicité des problèmes en santé-environnement, à
l’acquisition d’une vue d’ensemble et à l’élaboration d’une
politique publique dans ce domaine. L’initiative de ce TBSE ou
d’autres tels les profils environnementaux régionaux (profil
réalisé par la DIREN en PACA) ont bien pour objet de tenter
d’apporter une forme de réponse, au moins partielle, à cette
importante dispersion des données. Mais il faudrait aller au-delà
en se posant les questions de la pertinence et la faisabilité d’un
système d’information unique ou intégré, au niveau régional et
national, permettant : i) de rassembler les données
environnementales et sanitaires dans le champ
santé-environnement ; ii) si possible, leur représentation par
territoire ; iii) leur suivi dynamique dans le temps. Cela
constitue d’ailleurs une des recommandations fortes du PNSE. Un
inventaire des bases de données et référentiels devrait être
réalisé en 2005 par l’Agence française de sécurité sanitaire
envrionnementale (AFSSE) et l’Institut français de l’environnement
(IFEN) [15].
Problèmes liés à la qualité des données
Cet inventaire devrait aussi mettre à plat les modalités de recueil
et méthodes de mesure de divers indicateurs environnementaux et
sanitaires pertinents dans une optique santé-environnement.
Certaines données présentent des limites empêchant des comparaisons
valides dans l’espace et dans le temps : degrés d’exhaustivité
de recueil variables, modalités d’échantillonnage différentes ou
non définies, échelles de représentation géographique variables,
méthodes de mesure non standardisées. Par exemple, les données de
surveillance des intoxications au CO diffèrent selon les organismes
sources et les zones géographiques (déclarations enregistrées par
les DDASS ou recensement par le Centre antipoison par croisement de
différentes sources) ce qui se traduit par des niveaux différents
d’exhaustivité des recueils. Les données de surveillance des cas de
légionellose présentent également de nombreuses limites, bien que
le recueil se soit amélioré depuis 1997 : l’exhaustivité ne
semble pas encore atteinte et varie fortement d’un département à
l’autre, empêchant ainsi des comparaisons entre différentes zones
géographiques. La surveillance des cas de saturnisme apparaît
également très inégale au sein du territoire régional, selon
l’existence ou non d’un réseau de professionnels actifs dans le
dépistage de cette pathologie.
Données de surveillance manquantes
La démarche du TBSE a révélé aussi une insuffisance des données de
surveillance environnementales et sanitaires dans divers domaines
en région PACA (et parfois en France, également). Par exemple, les
résidus de médicaments, les plastifiants, les perturbateurs
endocriniens pouvant être présents dans l’eau et les pesticides
dans l’air ne font pas l’objet d’une surveillance systématique ou
régulière. Les données de surveillance de dioxines et furannes dans
les sols potentiellement contaminés par les usines d’incinération
des ordures ménagères (récentes ou anciennes) sont très
insuffisantes. Début 2005, l’InVS a lancé, en collaboration avec
l’AFSSE, une enquête afin de quantifier une éventuelle
surimprégnation par les dioxines des populations vivant à proximité
d’usines d’incinération d’ordures ménagères (8 sites étudiés,
environ 1 000 personnes concernées). Les données concernant
les sources de pollution par l’amiante se limitent aux résultats
des mesures d’empoussièrement réalisées dans les immeubles bâtis,
au niveau national et le dernier bilan disponible date de 2000-2001
[32]. Les lieux utilisant des composés comprenant de l’amiante et
susceptibles d’un relargage de fibres dans l’environnement
extérieur (fibrociment, par exemple) ne font l’objet ni d’une
surveillance ni d’un inventaire à notre connaissance. Concernant
les intoxications au CO, nous ne disposons pas d’indicateurs
« environnementaux » qui permettraient d’estimer le
nombre de logements susceptibles de présenter des risques
(appareils de chauffage ou de production d’eau chaude à risque,
ventilation inadéquate…). Les données concernant l’exposition au
bruit sont peu nombreuses et ne permettent pas de faire un bilan
précis de ce problème dans la région. Concernant les indicateurs
sanitaires, il n’existe pas de registre de cancers en région PACA,
ce qui constitue un obstacle au suivi de la morbidité par cancers
dans cette région et à la réalisation éventuelle d’études
épidémiologiques sur leurs liens potentiels avec l’exposition à
divers polluants présents dans l’environnement. Enfin, le déficit
d’information est encore plus marqué pour les aspects
sociocomportementaux.
Difficultés de croiser des indicateurs sanitaires et
environnementaux
L’approche retenue dans ce tableau de bord est purement
descriptive. La comparaison des répartitions spatiales de certains
indicateurs sanitaires et environnementaux pose des problèmes
d’interprétation du fait des incertitudes sur les effets de faibles
expositions environnementales à divers polluants (dioxines,
pesticides…), du manque de connaissances sur les effets
d’expositions multiples et sur les interactions entre différents
types de nuisances (allergènes et pollution atmosphérique, par
exemple) et enfin en raison du caractère plurifactoriel de
certaines maladies (cancers, par exemple). Sur ce dernier point,
des indicateurs généraux (mortalité par maladies respiratoires ou
par cancers, par exemple), dont les déterminants sont multiples,
n’ont pas été retenus dans ce TBSE.
Identification des principaux enjeux régionaux en
santé-environnement
À partir de ce travail, nous avons tenté de dégager, voire de
hiérarchiser, les principaux enjeux en santé-environnement en
région PACA en fonction du niveau de certitude concernant les liens
santé environnement (données de la littérature) et de l’importance
des impacts sanitaires observés ou estimés. Ainsi, les accidents de
la vie courante et les transports constituent deux enjeux majeurs
en région PACA. Les premiers, en raison des fortes morbidités et
mortalité associées ; les seconds, parce qu’ils sont à
l’origine d’impacts multiples : pollution atmosphérique
urbaine et ses effets sur la santé, principale source de nuisances
sonores déclarée par la population, morbidité et mortalité
évitables par accident de la circulation, chez les jeunes en
particulier. Les résultats de comparaisons des situations régionale
et nationale, lorsque cela était possible, ont aussi été pris en
compte. Certaines zones de la région PACA se distinguent notamment
par des risques élevés de pollinose et de maladies infectieuses
environnementales (fièvre Q, par exemple), par rapport à d’autres
régions françaises ; la région PACA est une des plus à risque
de catastrophe naturelle (toutes les communes de la région étant
exposées à au moins un risque). Cependant, il convient de rester
prudent quant aux comparaisons car elles ne peuvent être réalisées
toujours de façon rigoureuse (saturnisme, intoxications au CO… -
voir plus haut).
Conclusion et perspectives
Le TBSE peut être consulté sur le site www.orspaca.org. Il
constitue, à notre connaissance, une première tentative à l’échelle
d’une région. Elle intervient au moment où un PRSE va être élaboré
et devrait ainsi contribuer à la première étape d’état des lieux.
Bien entendu, ce travail devra faire l’objet d’un partage avec les
différents organismes et acteurs impliqués dans l’observation et/ou
la gestion des problèmes santé-environnement mais aussi avec des
représentants de la société. Il s’agira notamment de rediscuter des
principaux enjeux régionaux et de leur hiérarchisation et
d’élaborer des recommandations d’actions.
Le retour d’expérience de ce TBSE devrait aussi contribuer à
l’analyse de la faisabilité d’une base de données et d’un système
d’information en santé-environnement, au niveau régional. Il serait
utile que la méthodologie, le choix et la définition des
indicateurs permettent une intégration au niveau national, comme
cela a pu être réalisé par les ORS et la FNORS avec SCORE-santé
[1].
Remerciements
Le tableau de bord santé-environnement a été réalisé grâce au
soutien financier du Service environnement et énergie de la
direction de l’Agriculture, des Ressources naturelles et de
l’Environnement du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur dont
nous remercions l’ensemble des membres.
Nous tenons également à remercier le Dr Alain Viau, Éliane
Michel, Laurent Mayer et Lucie Sabatier qui ont participé à
l’élaboration de ce tableau de bord.
Enfin, nous adressons nos remerciements à l’ensemble des
organismes qui ont accepté de nous fournir des données et à tous
les experts consultés lors de la réalisation de ce tableau de
bord.
Références
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(FNORS). SCORE-santé. http ://www.fnors.org/Score/accueil.htm.
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l’Environnement, Préfecture de région, DRIRE
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http ://hcsp.ensp.fr/hcspi/explore.cgi/ouvrage?ae=ouvrage&clef=57&menu=090471.
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Paris : Éditions Flammarion, 2004 : 71-82.
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France selon l’enquête Santé et Protection Sociale 2000. BEH
2004 ; 19-20 : 81-2.
31 Institut de veille sanitaire (InVS), Direction de la défense
et de la sécurité civiles. Surveillance épidémiologique des
noyades. Saint-Maurice : InVS, 2004 ; 92p.
http ://www.invs.sante.fr/publications/2004/noyades_2003_141204/rapport_noyades.pdf.
32 Direction générale de la santé (DGS). Prélèvements et
comptages des poussières d’amiante - Synthèse des rapports
d’activité des organismes agréés pour 2000-2001. Paris : DGS,
2001. http ://www.sante.gouv.fr/.
2 Le classement des eaux de baignade en
quatre classes de qualité (bonne, moyenne, momentanément polluée et
mauvaise qualité) est défini selon la fréquence de dépassement des
valeurs « guide » et « impérative » de chaque
paramètre mesuré.3 Association pour la
prévention de la pollution atmosphérique (APPA). Les sentinelles de
l’air. http://www.appa.asso.fr/french/activites/index.htm4 Etablissements potentiellement dangereux du
fait d’une activité ou de la nature des produits stockés et mettant
en jeu de grandes quantités de substances dangereuses.5 BASOL : base de données sur les sites et sols
pollués (ou potentiellement pollués) appelant une action des
pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif.
http://basol.environnement.gouv.fr/6
BASIAS : banque de données d’anciens sites industriels et
activités de service. http://basias.brgm.fr/sommaire.asp7 Taux de victimes : nombre de tués, blessés
graves et légers pour 1 000 habitants.1 Objectif de qualité : niveau de concentration
de substances polluantes dans l’atmosphère, fixé sur la base des
connaissances scientifiques, dans le but d’éviter, de prévenir ou
de réduire les effets nocifs de ces substances pour la santé
humaine ou pour l’environnement, à atteindre dans une période
donnée. Pour le benzène, il est fixé à
2 μg/m3/an.
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