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LES DÉCHETS DE DISTILLERIE, NOUVELLE SOURCE DE CIRES DE CANNE À SUCRE


Cahiers Agricultures. Volume 14, Number 3, Mai - Juin 2005, Brèves



Author(s) : Pierre Feuilloley .

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Auteur(s) : Pierre Feuilloley 

Les industries de la canne à sucre et du rhum génèrent des sous produits (bagasse, mélasse) et des déchets (boues, vinasses). Souvent déversés dans la nature, ces déchets posent des problèmes environnementaux à cause de leur forte charge polluante. Cette pratique est désormais interdite en vertu des nouvelles lois sur la protection de la nature (fermeture des décharges). Or, une partie de ces déchets peut être valorisée.
La bagasse, résidu fibreux obtenu après extraction des jus, est utilisée comme source d’énergie. Elle est brûlée dans des fours pour produire de la vapeur pour la sucrerie et même de l’électricité. C’est donc une source d’énergie renouvelable et disponible sur place.
Les mélasses (résidus de la fabrication du sucre) sont utilisées pour la fabrication du rhum et l’industrie chimique en consomme pour produire de l’acétone, du glycérol, etc. C’est aussi un bon amendement pour l’agriculture.
Les boues sont issues de la décantation des jus de canne. Ce sont aussi d’excellents amendements pour l’agriculture.
Les vinasses constituent les effluents des distilleries et sont très toxiques. On ne peut les traiter que dans des stations d’épuration (méthanisation). En revanche, elles contiennent des cires qui sont extractibles. Ces cires végétales, connues depuis longtemps (1841), sont utilisées en cosmétologie et en thérapeutique (traitements des ulcères, propriétés anti-inflammatoires et analgésiques). Mais elles sont aussi utilisées en agriculture comme fongicide et insecticide.
Un procédé a donc été mis au point par une distillerie de la Guadeloupe consistant à filtrer les vinasses, à en extraire les cires, ce qui réduit considérablement la charge polluante. Le rendement en cire est de 7 %. Ces cires sont ensuite valorisées par l’industrie pharmaceutique et chimique. n

Biofutur 2005 ; 251 : 45-8.


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