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XXIV e Journée lilloise de médecine de la Reproduction « Induction de l’ovulation hors‐FIV »


Médecine Thérapeutique Endocrinologie & Reproduction. Volume 6, Number 5, septembre-décembre 2004, Compte rendu



Author(s) : Didier Dewailly.

ARTICLE

Auteur(s) : Didier Dewailly

En dehors des protocoles pour fécondation in vitro (FIV), les inducteurs de l'ovulation sont utilisés dans deux grandes circonstances :

le traitement des infécondités par trouble de l'ovulation,

l'insémination intra-utérine (IIU), pour le traitement des infécondités masculines ne relevant pas d'emblée de la FIV ou de l'ICSI et pour le traitement des infécondités inexpliquées,

Dans tous les cas, le bon usage des inducteurs de l'ovulation repose sur une bonne évaluation de l'état ovarien, condition qui ne semble pas toujours bien remplie d'après les résultats de l'enquête Ovustim (M. de Crécy). Or, cela est pourtant capital car le maniement des inducteurs de l'ovulation obéit maintenant à des stratégies bien codifiées, mais différentes selon la nature du trouble de l'ovulation (S. Jonard), ou selon que l'on décide ou non d'avoir recours à l'IIU (J. Belaisch-Allart). Le praticien doit en connaître les risques et en informer le couple, en particulier celui de la grossesse multiple dont les conséquences médicales, psychologiques et économiques font actuellement l'objet d'une réelle préoccupation (B. Wainer). Enfin, l'induction de l'ovulation n'est pas un traitement « en attendant la F.I.V » car celle-ci n'offre pas une alternative valable lorsque l'infécondité résulte essentiellement d'un trouble de l'ovulation (J-N. Hugues).

Le paysage de l'induction de l'ovulation est en train de changer avec l'apparition de nouvelles formes de gonadotrophines injectables (F. Olivennes) et des inhibiteurs de l'aromatase. Les antagonistes de la GnRH quant à eux pourraient être potentiellement utiles pour une meilleure maîtrise de la stimulation en vue d'une IIU (J-M. Antoine). En revanche, la metformine ne doit pas être considérée comme un inducteur de l'ovulation en tant que tel. S'il est vrai qu'elle améliore l'environnement ovarien (chez certaines patientes avec SOPMK, mais pas toutes !), elle ne dispense pas de l'usage des inducteurs de l'ovulation (D. Dewailly). Enfin, la chirurgie n'est pas exclue du champ de l'induction de l'ovulation, mais la place du drilling ovarien, dont les résultats sont plus qu'intéressants, reste à définir, même si l'usage de la fertiloscopie en facilite la réalisation (H. Fernandez).

Vous trouverez ci-dessous le développement de ces divers points, au travers des textes que les orateurs ont bien voulu produire. Je profite de cette occasion pour les remercier une fois encore de leur participation à cette journée.


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