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En dehors des protocoles pour
fécondation in vitro
(FIV), les inducteurs de l'ovulation sont
utilisés dans deux grandes circonstances :
– le traitement des
infécondités par trouble de l'ovulation,
– l'insémination
intra-utérine (IIU), pour le traitement des infécondités masculines
ne relevant pas d'emblée de la FIV ou de l'ICSI et pour le
traitement des infécondités inexpliquées,
Dans tous les cas, le bon
usage des inducteurs de l'ovulation repose sur une bonne évaluation
de l'état ovarien, condition qui ne semble pas toujours bien
remplie d'après les résultats de l'enquête Ovustim (M. de Crécy).
Or, cela est pourtant capital car le maniement des inducteurs de
l'ovulation obéit maintenant à des stratégies bien codifiées, mais
différentes selon la nature du trouble de l'ovulation (S. Jonard),
ou selon que l'on décide ou non d'avoir recours à l'IIU (J.
Belaisch-Allart). Le praticien doit en connaître les risques et en
informer le couple, en particulier celui de la grossesse multiple
dont les conséquences médicales, psychologiques et économiques font
actuellement l'objet d'une réelle préoccupation (B. Wainer). Enfin,
l'induction de l'ovulation n'est pas un traitement « en attendant
la F.I.V » car celle-ci n'offre pas une alternative valable lorsque
l'infécondité résulte essentiellement d'un trouble de l'ovulation
(J-N. Hugues).
Le paysage de l'induction de
l'ovulation est en train de changer avec l'apparition de nouvelles
formes de gonadotrophines injectables (F. Olivennes) et des
inhibiteurs de l'aromatase. Les antagonistes de la GnRH quant à eux
pourraient être potentiellement utiles pour une meilleure maîtrise
de la stimulation en vue d'une IIU (J-M. Antoine). En revanche, la
metformine ne doit pas être considérée comme un inducteur de
l'ovulation en tant que tel. S'il est vrai qu'elle améliore
l'environnement ovarien (chez certaines patientes avec SOPMK, mais
pas toutes !), elle ne dispense pas de l'usage des inducteurs de
l'ovulation (D. Dewailly). Enfin, la chirurgie n'est pas exclue du
champ de l'induction de l'ovulation, mais la place du drilling
ovarien, dont les résultats sont plus qu'intéressants, reste à
définir, même si l'usage de la fertiloscopie en facilite la
réalisation (H. Fernandez).
Vous trouverez ci-dessous le
développement de ces divers points, au travers des textes que les
orateurs ont bien voulu produire. Je profite de cette occasion pour
les remercier une fois encore de leur participation à cette
journée.
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