ARTICLE
Les récepteurs nucléaires de T3
À l'heure actuelle, la plupart des effets connus de T3 sur la
physiologie et le développement sont modulés par des récepteurs
nucléaires. Cependant, on ne peut pas exclure l'existence de mécanismes
d'action cytoplasmiques ou membranaires dépendants de la T4, même
si ces voies de signalisation restent encore très mal documentées.
Elles ne seront pas décrites ici.
Les récepteurs nucléaires de T3 (TR) appartiennent à
la grande famille des récepteurs nucléaires des hormones
stéroïdiennes [14]. Dans cette famille, les récepteurs
de T3 sont regroupés dans une sous-famille qui comprend les récepteurs
des rétinoïdes (RAR, RXR), de la vitamine D3 (VDR) et des
activateurs de proliférateurs de peroxysomes (PPAR). Les récepteurs
nucléaires sont des facteurs de transcription activés par
leur ligand respectif [14]. Ils régulent l'expression de gènes
cibles qui comportent dans leurs régions régulatrices des
séquences spécifiques, appelées éléments
de réponse. Les récepteurs appartenant à la sous-famille
des TR sont fixés en permanence à leur élément
de réponse, le plus souvent sous forme d'hétérodimères
avec le récepteur RXR. Les TR ont la particularité de pouvoir
réprimer ou activer la transcription de gènes cibles selon
qu'ils ont fixé la T3 ou non. Dans le cas de gènes régulés
positivement, ils agissent en répresseur de la transcription en
absence de T3, et la fixation du ligand les convertit en activateurs.
Le phénomène inverse est observé dans le cas de gènes
régulés négativement. De nombreuses études
récentes ont permis de caractériser les bases moléculaires
de la transition d'une fonction de répresseur à la fonction
d'activateur transcriptionnel. En absence d'hormone, le récepteur
(aporécepteur) est associé à des protéines
qui sont des co-répresseurs et dont l'activité biochimique
conduit à désacétyler la chromatine environnante
en la rendant inactive [15]. Lors de la fixation du ligand, ces complexes
répresseurs sont relargués au profit de complexes protéiques
co-activateurs qui redonnent à la chromatine une configuration
active en acétylant certaines histones, et qui conduisent à
la constitution, sur les récepteurs, de complexes de transcription
multiprotéiques actifs [16].
Deux gènes codant pour des récepteurs de T3 ont été
identifiés chez les vertébrés : TRalpha et TRbeta.
Les isoformes TRbeta
Le gène TRbeta, localisé sur le chromosome 3 chez l'homme,
code pour plusieurs isoformes protéiques [17] (figure
1). Le récepteur TRbeta1 présente une expression ubiquitaire.
Le récepteur TRbeta2 diffère du récepteur TRbeta1
par un raccourcissement de l'extrémité amino-terminale.
Son expression est restreinte au système nerveux central et périphérique
(cerveau, cervelet, hypophyse, hypothalamus, rétine, nerfs sensoriels).
Très récemment a été cloné, chez le
rat, le récepteur TRbeta3 [18] dont l'extrémité amino-terminale
est encore plus courte que celle de TRbeta2. Ce récepteur est exprimé
majoritairement dans les reins, le foie et les poumons. Une isoforme tronquée
de TRbeta3, TRDELTAbeta3 [18], a été clonée et identifiée
chez le rat, dans les poumons et la rate. Cette isoforme ne possède
pas de domaine de liaison à l'ADN, mais peut fixer la T3. Elle
présente une activité antagoniste vis-à-vis du pouvoir
transactivateur des récepteurs TRbeta.
Ces différentes isoformes sont produites à partir du gène
TRbeta par épissage alternatif des ARNm et utilisation différentielle
de plusieurs promoteurs.
Les isoformes TRalpha
Le gène TRalpha, situé sur le chromosome 17 chez l'homme,
présente aussi une structure complexe. Il code pour de multiples
isoformes protéiques qui résultent d'épissages alternatifs
et d'usage de différents promoteurs [17] (figure
2). Le gène TRalpha code pour un récepteur de T3, TRalpha1,
ubiquitairement exprimé, et pour trois autres isoformes qui ne
fixent pas l'hormone. L'isoforme TRalpha2 est généralement
co-exprimée avec le récepteur TRalpha1. Elle diffère
de TRalpha1 dans la partie carboxy-terminale et ne peut pas lier le ligand.
Un promoteur dans l'intron 7 du gène TRalpha permet la production
de deux isoformes tronquées, TRDELTAalpha1 et TRDELTAalpha2 [19],
correspondant aux parties carboxy-terminales respectives des isoformes
TRalpha1 et TRalpha2. Ces isoformes tronquées ont une expression
restreinte au cerveau, aux poumons et à l'intestin. Elles ne se
fixent pas à l'ADN et ne lient pas l'hormone. Les isoformes TRalpha2,
TRDELTAalpha1 et TRDELTAalpha2, qui ne sont pas des récepteurs
de T3, peuvent inhiber l'activité du récepteur TRalpha1
ainsi que celle des récepteurs de l'acide rétinoïque
(RAR) dans des cellules en culture [19].
Analyse du rôle des isoformes des
TR par la génétique expérimentale chez la souris
Récepteurs TRbeta
La méthode d'invalidation génétique par recombinaison
homologue (knock-out) dans les cellules ES de souris a permis d'analyser
les effets dus à la perte d'expression du gène TRbeta dans
les tissus et organes où ce gène est normalement exprimé.
Les souris TRbeta-/- sont hyperthyroxinémiques, hyperthyroïdiennes
et présentent des défauts majeurs de la régulation
de l'axe hypoyhalamo-hypophyso-thyroïdien [20, 21]. L'analyse de
souris dépourvues spécifiquement des récepteurs TRbeta2
(souris TRbeta2-/-) [22] a montré que le rétrocontrôle
de la production de l'hormone est assuré spécifiquement
par le récepteur TRbeta2. Les souris dépourvues de récepteurs
TRbeta sont par ailleurs sourdes, par la suite d'un défaut fonctionnel
de cellules ciliées de l'oreille interne [23]. De plus, elles présentent
une vision des couleurs altérée, consécutive à
une altération de la différenciation de certaines cônes
de la rétine [24].
Isoformes TRalpha
Compte tenu de la complexité du locus TRalpha, plusieurs stratégies
de mutagenèse du gène ont dû être utilisées
pour analyser les rôles respectifs des différentes isoformes
codées par le gène (figure
3). La délétion complète de la région
couvrant les exons 2 à 7 dans l'allèle TRalpha0,
abolit toute production d'isoforme TRalpha. Dans l'allèle muté
TRalpha- seule la production des isoformes TRDELTAalpha est
maintenue. L'allèle TRalpha7 présente une délétion
de la région de l'intron 7 qui renferme le promoteur interne. Cette
mutation abolit spécifiquement la production des formes tronquées
TRDELTAalpha. Afin de distinguer les rôles des isoformes TRalpha1
et TRalpha2, un allèle mutant TRalpha1 a été
créé, qui exprime uniquement la forme TRalpha2 [25].
L'analyse des souris homozygotes pour ces différentes mutations,
TRalpha1-/- [25], TRalpha-/- [26], TRalpha7/7
[27], et TRalpha0/0 [28], a permis de conclure que le récepteur
TRalpha1 joue un rôle mineur dans le contrôle de la production
d'hormone thyroïdienne par l'axe hypothalamo-hypophyso-thyroidien,
mais qu'il exerce des fonctions importantes dans le développement
et dans certaines activités physiologiques. On citera le maintien
du niveau basal de la fréquence cardiaque [25], la thermogenèse
[28], la maturation des os longs [26, 28], la croissance corporelle [26,
28], la maturation intestinale [26, 27, 28, 29] (voir plus loin), et le
développement des lymphocytes B [30].
En l'absence d'un animal mutant dans lequel la production spécifique
de l'isoforme TRalpha2 serait spécifiquement abolie, il est impossible
pour l'instant de conclure sur le rôle physiologique de cette isoforme.
Les récepteurs de T3 ne sont pas nécessaires
au développement de la souris
À partir des animaux mutants pour les récepteurs TRalpha
et TRbeta, il a été possible de créer des souris
TRalpha0/0/TRbeta-/- [28] ou des souris TRalpha1-/-/TRbeta-/-
[31] dépourvues de tout récepteur à T3. Une grande
surprise a été que ces animaux présentent un développement
embryonnaire apparemment normal. Après la naissance, les animaux
montrent un phénotype complexe qui, d'une manière générale,
résulte de l'addition des phénotypes respectifs de chacune
des mutations. Ces animaux atteignent l'age adulte, mais ne sont pas fertiles.
À partir des données récentes sur la séquence
du génome humain, on peut considérer que les récepteurs
codés par les gènes TRalpha et TRbeta sont les deux seuls
types de récepteurs de T3 chez les mammifères.
À partir de ces données, on peut tirer deux conclusions
majeures.
La première est que la signalisation nucléaire par la
T3 n'est pas indispensable pour le développement et la viabilité
durant la vie embryonnaire et post-natale.
La seconde est que les récepteurs TRalpha et TRbeta assurent
des fonctions respectives assez distinctes et indépendantes, suggérant
qu'il existe peu de redondance fonctionnelle entre eux, même dans
les conditions artéfactuelles où l'expression d'un des deux
types de récepteurs est abolie par mutagenèse. On peut d'ores
et déjà en déduire que les gènes cibles de
ces récepteurs seront, pour la plupart, différents. Seule
l'hypophyse offre deux exemples de redondance. Dans les cellules thyréotropes,
la synthèse de TSH est contrôlée essentiellement par
l'isoforme TRbeta2, mais en l'absence de ce récepteur, le récepteur
TRalpha1 peut partiellement se substituer à lui. D'autre part,
les cellules somatotropes des souris qui renferment une inactivation d'un
seul des deux gènes TRalpha ou TRbeta ne montrent aucune modification
du niveau de synthèse de GH, alors que, chez les animaux qui présentent
une inactivation des deux gènes, les cellules somatotropes présentent
une forte diminution de la production de GH. Ces observations démontrent
ainsi l'existence d'une forte redondance fonctionnelle entre les deux
types de récepteurs, pour le contrôle de la transcription
du gène de GH [28, 31].
Contrôle du développement
de l'intestin par la T3 : un modèle d'action différentielle
des diverses isoformes codées par le gène TRalpha
Le système modèle qui a permis d'analyser la fonction
des différentes isoformes codées par le gène TRalpha
est l'intestin. En effet, les cellules épithéliales de l'intestin
qui expriment pratiquement toutes les isoformes codées par les
gènes TRalpha se sont révélées être
un modèle clé pour étudier le rôle de chaque
produit du gène TRalpha. Il est important de rappeler que le rôle
des hormones thyroïdiennes dans la maturation intestinale post-natale
avait été déjà suggéré depuis
longtemps, mais les mécanismes qui sous-tendent leurs effets n'étaient
pas clarifiés [7]. Chez les amphibiens, il est bien établi
que les hormones thyroïdiennes sont les acteurs principaux du remodelage
très important du tractus gastro-intestinal observé au cours
de la métamorphose [3].
L'intestin grêle des diverses souches de souris knock-out
pour les récepteurs TR a été soumis à une
analyse morphologique et fonctionnelle, afin de mettre en évidence
des altérations histologiques de la muqueuse intestinale ainsi
que des défauts de la prolifération et de la différenciation
épithéliale. Ces études ont été effectuées
2 à 3 semaines après la naissance (période correspondant
au sevrage), période durant laquelle une fonction importante des
hormones thyroïdiennes avait déjà été
suggérée.
La comparaison du phénotype intestinal des animaux TRalpha0/0,
TRalpha-/-, TRalpha7/7 et TRbeta-/- a
permis de tirer les conclusions suivantes :
* La T3 intervient dans le processus de maturation intestinale au sevrage,
en activant la prolifération des cellules épithéliales.
Cette action dépend exclusivement du récepteur TRalpha1.
* Il n'y a pas de redondance fonctionnelle entre les gènes TRalpha
et TRbeta dans les fonctions intestinales analysées.
* Les isoformes TRDELTAalpha modulent négativement la prolifération
et la différenciation des cellules épithéliales de
l'intestin. Cet effet résulte d'interférences fonctionnelles
avec des voies signalétiques dont certaines dépendent de
la T3 et d'autres en sont indépendantes.
* Ces formes tronquées TRDELTAalpha répriment l'expression
des gènes qui codent pour les protéines à homéoboîte
Cdx1 et Cdx2 qui sont des facteurs de transcription essentiels pour le
contrôle de la prolifération et de la différenciation
des cellules épithéliales intestinales [32].
* Les effets de ces différentes isoformes sont très dépendants
de leur niveau d'expression. En particulier, les formes tronquées
sont fortement déstabilisées par l'expression des récepteurs
TRalpha1 par un mécanisme qui fait intervenir la voie de dégradation
du protéasome.
L'ensemble de ces observations a conduit à dresser un schéma
d'interactions des différentes isoformes codées par le gène
TRalpha dans le développement intestinal (figure
4). Il apparaît que le gène TRalpha code à la
fois pour des effecteurs positifs de la prolifération cellulaire
intestinale (TRalpha1) et pour des médiateurs négatifs (TRDELTAalpha)
dont les expressions coordonnées visent certainement à maintenir
un système homéostatique très régulé.
En particulier dans ce processus, les formes tronquées TRDELTAalpha
pourraient avoir un double rôle : d'une part assurer une régulation
de la réponse à T3, d'autre part, coordonner la réponse
à T3 avec d'autres réponses induites par des voies de signalisation
indépendantes des hormones thyroïdiennes.
Plusieurs questions sont ouvertes dans ce schéma. Quels sont
les mécanismes moléculaires par lesquels les récepteurs
de T3 induisent la dégradation des formes TRDELTAalpha ? Quelles
sont les voies signalétiques indépendantes de T3 qui sont
altérées par les formes TRDELTAalpha ? Comment les isoformes
TRDELTAalpha antagonisent-elles la fonction du récepteur TRalpha1?
Quels sont les gènes cibles dont la transcription est régulée
par les récepteurs TRalpha1 ?
Apports des modèles de transgénèse
et de knock-out dans la compréhension
des physiopathologies humaines
Chez l'homme, le syndrome de résistance aux hormones thyroïdiennes
(RTH) est une maladie rare caractérisée par des niveaux
d'hormones thyroïdiennes élevés et par une résistance
à la répression de la production de TSH par T3 au niveau
des cellules thyréotropes de l'hypophyse. L'analyse moléculaire
a montré que la RTH est une maladie génétique associée
à des mutations ponctuelles des récepteurs TRbeta [33].
Ces mutations peuvent être localisées dans le domaine de
liaison de la T3, dans les sites qui assurent la fixation de co-activateurs
et/ou le relargage des co-répresseurs. Les symptômes périphériques
associés à la RTH comprennent autant l'hypothyroïdie
(retard de croissance, crétinisme, surdité) que l'hyperthyroïdie
(hyperactivité et tachycardie). Beaucoup d'interrogations subsistent
relativement à l'extrême variabilité des symptômes
périphériques associés à un même type
de mutation des individus d'une même famille. La possibilité
d'utiliser des modèles animaux génétiquement modifiés
a permis d'avancer dans la compréhension des bases moléculaires
de ce syndrome. Les souris TRbeta-/- et plus particulièrement
celles qui sont dépourvues de récepteurs TRbeta2 (souris
TRbeta2-/-) présentent des signes typiques de la RTH,
comme l'hyperthyroxinémie et des taux élevés de TSH
circulante. De plus, les souris transgéniques qui expriment un
récepteur TRbeta humain muté, ou un récepteur TRbeta
murin affecté des mêmes mutations que les mutations trouvées
dans des RTH présentent elles aussi les symptômes de la RTH.
Il est important de souligner que, chez les animaux mutants comme chez
l'homme, les symptômes périphériques associés
à la RTH varient en fonction de la nature de la mutation [34, 35].
Des souris dépourvues de récepteurs RXRgamma ou de protéine
co-activatrice SRC1 montrent aussi des symptômes de RTH [36, 37],
ce qui suggère que ces protéines sont aussi impliquées
dans la machinerie moléculaire qui contrôle la production
d'hormones thyroïdiennes et de TSH au niveau de l'axe hypophyso-thyroïdien,
ouvrant ainsi de nouvelles voies de prospection en clinique humaine.
Chez la souris, l'inactivation du gène TRalpha n'induit pas un
syndrome de type RTH. Chez l'homme, aucune mutation des récepteurs
TRalpha n'a été détectée à ce jour.
On doit donc imaginer soit que la mutation de ce récepteur est
létale chez l'homme, soit qu'elle induit un syndrome qui actuellement
n'a pas été relié à un défaut de réponse
aux hormones thyroïdiennes. Les phénotypes observés
chez les souris qui présentent des mutations induites dans le gène
TRalpha pourraient fournir des pistes pour rechercher des mutations similaires
dans certaines pathologies humaines.
CONCLUSION
Conclusions et perspectives dans la compréhension
du rôle et des mécanismes d'action des hormones thyroïdiennes
L'approche par la génétique expérimentale chez
la souris a fait considérablement progresser la connaissance sur
les mécanismes moléculaires d'action des hormones thyroïdiennes
et de leurs récepteurs dans l'organisme in vivo. Les données
collectées sont d'un grand intérêt en clinique humaine.
Ainsi, l'identification du récepteur TRbeta2 comme médiateur
du contrôle de la production de TSH et du récepteur TRalpha1
comme médiateur de la réponse cardiaque à T3 conduit
à rechercher des agonistes de T3 spécifiques du récepteur
TRbeta pour traiter des pathologies de type RTH sans perturber la fonction
cardiaque. D'autre part, les phénotypes des souris dépourvues
de récepteurs TRalpha1 conduiront peut-être à identifier
chez l'homme des pathologies liées à une mutation de ce
récepteur.
Au-delà des applications cliniques, ces données amènent
deux conclusions importantes. D'une part, les voies physiologiques contrôlées
par les récepteurs TRalpha et TRbeta sembleraient être assez
distinctes, ce qui conduit à imaginer que la plupart des gènes
cibles régulés par ces deux isotypes de récepteurs
sont différents. D'autre part, ces travaux et une série
de travaux plus anciens basés sur l'induction d'hypothyroïdie
expérimentale suggèrent fortement que les récepteurs
TR, et plus particulièrement TRalpha1, jouent des fonctions cruciales
entre la naissance et le sevrage. La découverte des voies physiologiques
et des gènes cibles régulés par T3 durant cette période
est de grande importance pour comprendre les mécanismes de contrôle
de l'ontogenèse chez l'animal et chez l'homme.
Les réponses à toutes ces questions seront apportées
par le développement de nouvelles approches expérimentales.
Ainsi, la création de souris mutantes dans lesquelles on pourra
cibler la délétion de gènes TR dans un tissu et à
une étape spécifique, du développement de l'animal
fournira des modèles encore plus pertinents et productifs que les
modèles de souris mutantes dont on dispose actuellement. Enfin,
l'utilisation des techniques de criblage d'expression de gène à
haut débit (analyse du transcriptome) par l'utilisation de puces
à ADN [38] permettra d'identifier les gènes cibles respectifs
des différents récepteurs de T3, en comparant les patrons
d'expression au niveau de divers tissus et entre animaux porteurs de diverses
mutations dans les gènes TR. Là encore, on est en droit
d'attendre des retombées du plus grand intérêt dans
le domaine de la clinique humaine.
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