ARTICLE
La stérilisation nest pas un acte isolé mais une chaîne de production.
Elle se définit comme étant : "La mise en uvre dun ensemble de
méthodes, de moyens visant à éliminer tous les micro-organismes vivants
de quelque nature et sous quelque forme que ce soit, portés par un objet
parfaitement nettoyé" (norme Afnor NF T 72-101). De façon générale, la
stérilisation des dispositifs médicaux (DM) dans les établissements de
santé occupe une place primordiale dans la lutte contre linfection [1].
Pour atteindre cet objectif, les services de stérilisation se sont dotés
de personnels, déquipements, de locaux, de moyens financiers et de moyens
organisationnels. Depuis son initiation jusquà nos jours, la stérilisation
est devenue une activité structurée, organisée et responsable [2, 3].
Cependant ce véritable secteur industriel miniature installé au cur de
l'hôpital doit aujourd'hui négocier un virage important. Il lui faut en
effet faire face à deux contraintes : un encadrement réglementaire
toujours plus rigoureux et un contexte de maîtrise budgétaire. Face à
la première de ces contraintes, la mise à disposition de DM à usage unique
(UU) constitue une réponse encouragée par la publication de directives
récentes (circulaire DGS/DHOS no 138 du 14 mars 2001).
Dans ce contexte, la stérilisation se doit de mettre en place un système
d'assurance qualité et de disposer d'outils danalyse économique [4, 5]
lui permettant d'assurer son évaluation et ainsi de comparer ses prestations
à celles de lindustrie.
Cette étude a pour objectif de déterminer les coûts entre des dispositifs
médicaux stérilisés par létablissement et leur équivalent à usage unique
stérile proposé par les industriels. Trois articles ont ainsi été évalués :
des plateaux pansements, un plateau ablation de fils et un spéculum vaginal.
Matériel et méthodes
Description de létude
Cette étude est descriptive et prospective, elle a été réalisée sur une
durée de 6 mois, de novembre 1998 à mai 1999.
Dispositifs médicaux étudiés et sites d'étude
Le choix des références des dispositifs médicaux étudiés a été effectué
selon deux critères : lexistence dune référence équivalente disponible
en UU et limportance de lutilisation de ces DM dans létablissement.
Ont ainsi été sélectionnés pour cette analyse :
1) le plateau pansement (1 830 par an) : la composition des
sets produits par l'hôpital n'étant pas uniforme, deux types de plateaux
ont été étudiés, ceux utilisés en ORL et ceux utilisés en maternité. Ils
ont été comparés respectivement à la trousse de soins pour réfection de
pansement souillé de chez Hartmann et à celle de chez
Tétra médical ;
2) le plateau ablation de fils (820 par an) : ce plateau produit
par la stérilisation est comparé à la trousse de soins pour ablation de
fils de chez Hartmann. Le site d'étude a été la maternité ;
3) le spéculum vaginal (3 500 par an) : le spéculum recyclable
type cusco de chez Collin a été comparé au spéculum à UU stérile type
cusco de chez CEB. Le site d'étude a été la consultation maternité.
La composition des plateaux pansement et ablation de fils est décrite
dans le tableau I.
Analyse médico économique
Types dévaluation économique
Une analyse de type minimisation de coût conduite du point de vue de l'hôpital
a été mise en uvre. Ce type détude pose comme hypothèse léquivalence
deffets (ici la sécurité dutilisation) entre les deux options évaluées.
Méthodes de calcul des coûts
Les prix unitaires TTC des consommables, des DM à usage multiple (UM)
et à UU correspondent au marché de l'AP-HP en 1999.
Pour les dispositifs médicaux à usage multiple
Le coût de réutilisation correspond aux coûts générés par les différentes
étapes de traitement du matériel au sein du service utilisateur (prédésinfection)
et en stérilisation centrale (lavage automatique, conditionnement, stérilisation,
stockage).
Coût de la phase de prédésinfection
Il se décompose en deux structures de coût : le coût du personnel
réalisant cette étape et le coût en consommables.
Le coût en personnel correspond au temps d'entretien mesuré pour chaque
DM en secondes multiplié par le salaire horaire net du personnel concerné
à l'AP-HP. La prédésinfection du spéculum vaginal est réalisée par une
infirmière (salaire horaire net de 25,55 |CE, charges comprises correspondant
à un indice moyen). Les autres DM sont prédésinfectés par des aides-soignants
(salaire horaire net : 21,16 |CE, charges comprises correspondant
à un indice moyen). Lestimation du temps consacré à la réalisation de
cette étape a été validée par chronométrage.
Le coût en consommables est constitué par le coût de la solution détergente/désinfectante
(Bodedex®) rapportée à chaque objet traité et par celui de
la paire de gant d'examen à UU utilisée pour la réalisation de cette étape.
Coût de production au niveau de la stérilisation
Il a été valorisé selon deux méthodes de calculs : celle reposant
sur lévaluation du coût de la minute de production à partir de la comptabilité
analytique de la stérilisation, et celle reposant sur lévaluation du
coût dans lequel chaque déterminant de coût affecté à lobjet traité est
mesuré.
Ces méthodes nécessitent de recueillir des informations au niveau des
différentes directions : la direction des ressour
ces humaines (DRH), la direction des finances (DF), la direction de linvestissement
et des services techniques (DIST).
1) Méthode I : coût par minute de production
Coût de production de la stérilisation = [
amortissement du ou des instruments + coût de revient de la stérilisation]
Lamortissement correspond au prix d'achat de l'instrument divisé par
le nombre d'utilisations. Ce dernier est estimé par les services de soins
en fonction du nombre d'actes effectués par an avec ce DM, du nombre d'instruments
en circuit, de la durée de vie de l'instrument et du pourcentage de perte :
200 utilisations pour les ciseaux iridectomie droit et les pinces
à disséquer à griffes, 300 utilisations pour la pince Kocher et le
spéculum vaginal et 250 pour la pince Politzer. Pour les plateaux, la
somme du coût d'achat amorti pour chaque instrument est calculée.
Le coût de revient de la stérilisation est déterminé à partir du coût
de la minute de production multiplié par le temps moyen nécessaire aux
différentes étapes de stérilisation du DM (lavage, conditionnement, chargement
du stérilisateur, stockage), exprimé en minutes. Ce temps moyen a été
mesuré par chronométrage du personnel au cours de ces différentes étapes
sur une durée de 3 mois. On obtient ce coût de la minute de production
en divisant le coût d'exploitation de la stérilisation centrale par le
nombre de minutes de travail du personnel participant directement à la
production. Le temps total de travail est calculé en multipliant l'effectif
de la stérilisation (19 personnes) par le nombre de journées travaillées
par an (218 jours) et prenant en compte le taux d'absentéisme (jours
de maladies + jours accidents de travail + jours congés
maternité = 5 %) et exprimé en minutes.
Le coût dexploitation de la stérilisation a été estimé à partir des charges
directes et indirectes de la comptabilité analytique de lhôpital :
- Les charges directes regroupent les frais de personnel, de consommables,
damortissement, de maintenance curative et préventive et dénergie liées
aux appareils ;
- Les charges indirectes correspondent aux frais de blanchisserie, délectricité
et de chauffage nécessaire au fonctionnement de la stérilisation. Elles
sont estimées à environ 15 % des charges directes.
2) Méthode II : coût en temps réel
Coût de production de la stérilisation = [coût
brut du DM à UM + coût d'utilisation des machines par DM + coût
du personnel]
Le coût brut du DM est constitué de lamortissement des DM à UM additionné
du prix unitaire des consommables du kit de conditionnement.
Le coût d'utilisation des équipements (stérilisateur à la vapeur deau
et machine à laver) par DM correspond au coût de fonctionnement d'un cycle
machine divisé par le nombre de DM contenus dans une charge homogène.
Le coût de fonctionnement par cycle machine intègre l'énergie, les consommables,
la maintenance curative et préventive et l'amortissement sur 10 ans
pour les stérilisateurs à la vapeur deau et sur 5 ans pour les machines
à laver.
Le coût du personnel est calculé à partir du temps moyen mesuré nécessaire
à la stérilisation du DM en minutes multiplié par le salaire horaire net
d'un aide-soignant à l'AP-HP (salaire horaire net de 21,16 |CE pour
un indice moyen).
Pour les dispositifs médicaux à usage unique stériles
Le prix unitaire TTC des DM à UU stériles et le coût de leur élimination
ont été pris en compte. Le coût d'élimination d'un DM a été calculé en
multipliant le poids du DM en tonne par le coût de traitement d'une tonne
de déchets septiques au niveau de notre établissement hospitalier (298 |CE/tonne).
Analyse de sensibilité
Afin de tenir compte des incertitudes des données recueillies pour calculer
le coût de la phase de la stérilisation et des variations de coût de lusage
unique, une analyse de sensibilité incluant une variation de plus ou moins
20 % a été introduite dans notre évaluation afin de tester la robustesse
de nos résultats.
Résultats
Les prix unitaires des dispositifs médicaux et consommables utilisés pour
cette analyse sont rassemblés en Annexe
I.
Coût de réutilisation des DM à UM
Coût de la prédésinfection
Il est présenté dans le tableau
II
Coût de production de la stérilisation
Méthode du coût de la minute de production
Pour l'année 1999, le coût d'exploitation de la stérilisation a été de
937 508,94 |CE (tableau
III), 1 888 752 minutes de travail ont été effectuées
par le personnel, le coût de la minute de production est donc de 0,49 |CE.
Le coût de production de la stérilisation des DM à UM étudiés par la
méthode du coût de la minute de production est rassemblé dans le tableau
IV.
Méthode du coût en temps réel
Le tableau V présente
le coût d'un cycle de lavage et d'autoclave et le tableau
VI le coût d'utilisation des machines par DM à UM. Le coût de production
par cette méthode, des différents DM à UM, est présenté dans le tableau
VII.
Coût de production moyen des DM à UM à partir des deux méthodes
Ce coût résulte de la moyenne des coûts de production de la stérilisation
obtenus par les deux méthodes décrites précédemment (tableau
VIII).
Le coût de réutilisation des DM à UM comprend le coût de la prédésinfection
et le coût moyen de production de la stérilisation, il est présenté dans
le tableau IX.
Coût des DM à UU stériles
Le coût des DM à UU stériles associe le prix unitaire et le coût d'élimination
(tableau X).
Comparaison des coûts entre les DM à UM stérilisés par l'hôpital et leur
équivalent à UU stérile
Les plateaux stérilisés par l'hôpital par rapport à ceux à usage unique
ne possèdent pas de compresses. Les utilisateurs doivent les ajouter en
satellite. Pour pouvoir les comparer à l'usage unique, il faut donc rajouter
un paquet de 5 compresses de nature équivalente (0,06 |CE).
Le plateau pansement ORL, le plateau pansement de maternité, le plateau
ablation de fils et les spéculums vaginaux stérilisés par l'hôpital coûtent
respectivement 2,2 fois, 1,5 fois, 1,4 fois et 2,2 fois
plus cher que l'UU stérile proposé par les industriels (tableau
XI).
Analyse de sensibilité
Le coût de la phase de stérilisation et le prix d'achat des DM à UU sont
les coûts les plus incertains de notre évaluation, une variation de plus
ou moins 20 % a été introduite (tableau
XII).
Avec cette variation, le coût de l'UU reste inférieur à celui de l'UM
(tableau XIII).
Discussion
Dans cette étude il est démontré que le coût des DM à UM étudiés, stérilisés
par lhôpital Saint-Antoine, est supérieur au coût de leur équivalent
à UU stérile. Les différentiels de coût sont respectivement de 55 %,
35 %, 32 %, 53 % pour le plateau pansement ORL, le plateau
pansement maternité, le plateau ablation de fils et le spéculum vaginal.
Ces résultats sont confirmés par l'analyse de sensibilité introduite
avec une variation de 20 % sur le coût de production de la stérilisation
et sur le prix unitaire de l'UU stérile. Cette hypothèse de variation
de ± 20 % permet de prendre en compte l'incertitude existante
sur ces deux paramètres. En effet, le coût de production de la stérilisation
repose sur des données approximatives : le coût d'utilisation des
équipements (machines à laver et stérilisateur) par article repose sur
l'hypothèse d'une charge homogène [6, 7] ne correspondant pas à la pratique
hospitalière. L'absence de traçabilité à l'unité des DM à UM ne permet
pas de déterminer avec exactitude le nombre d'utilisations, le coût de
maintenance inhérent à leur réutilisation [8] par DM à UM n'étant pas
mesuré. Pour les DM à UU stériles, les coûts de gestion liés à la commande
et au stockage nont pas été pris en compte.
S'il est plus aisé de déterminer les paramètres à prendre en compte pour
évaluer le coût de l'UU, il n'en va pas de même pour l'UM. Plusieurs méthodes
de calculs du coût de production de la stérilisation sont décrites dans
la littérature [9-12], chacune d'entre elles présentant des avantages
et des inconvénients [13]. Ainsi deux méthodes de calculs (coût de la
minute de production, coût en temps réel) permettant d'accéder à un coût
unitaire des DM à UM stérilisés par l'hôpital ont été sélectionnées et
ceci dans le but de les confronter au coût des produits industriels à
UU. Il est intéressant de noter à ce niveau que les deux options méthodologiques
de calcul de coût des produits à UM donnent des résultats très similaires ;
ceci est probablement lié à l'importance du coût en personnel (70 %
du coût). Ces deux méthodes sont des outils adaptables à d'autres structures
et utilisables pour leur propre détermination de coût.
Lorsque lon confronte nos résultats à ceux de nombreuses publications
réalisées sur ce thème, on relève un certain nombre de similitudes et
quelques différences. Ainsi Maroudy et al. montrent que lutilisation
de lames de laryngoscope à UU savèrent deux fois moins coûteuse que lUM
[14], de même l'étude de Dauchot et al. montre que lachat des
plateaux de soins à UU est moins onéreuse pour l'hôpital (38 112 |CE
pour l'UU versus 60 980 |CE pour l'UM) [15]. Dans le
cas de compresses à gazes stériles, Chaubert avait démontré un coût de
lUU 55 % inférieur à celui des gazes confectionnées par son établissement [16].
A contrario létude de Bourguignon et al. montre un surcoût
de 53 % lors de lutilisation de pinces à biopsie à UU par rapport
à celles à UM [17].
Enfin, dans une étude réalisée par Ducel et al., ceux-ci présentent
selon les produits testés deux résultats opposés : un différentiel
de coût en faveur de lUU de respectivement 37 % et 34 % pour
des trousses de champs pour hernie/appendicectomie et pour des trousses
de champs pour vésicule/hystérectomie ; en revanche, cette équipe
observe un surcoût de 23 % en faveur de lUM dans les trousses de
champs de prothèses de genou [18].
Malgré des méthodologies de calculs des coûts différentes d'une étude
à une autre, il est possible d'affirmer que le différentiel de coût entre
les DM à UU et à UM dépend du type de dispositif médical (consommable
courant ou instrument de haute technologie), du coût d'achat, de l'organisation
propre à chaque établissement de santé (stockage, distribution, élimination
des déchets) et du mode de fonctionnement des stérilisations (activité,
équipement, personnel). Il serait probablement intéressant, par le biais
de la méthodologie mise en uvre, de calculer des valeurs seuils dans
une organisation donnée à partir desquelles le recours à lusage unique
nest plus pertinent en terme économique. Cela nécessiterait la mise en
uvre dune modélisation économique.
Comme dans la plupart des études antérieures, une méthodologie de type
analyse de minimisation de coût, étudiée du point de vue de la perspective
hospitalière a été réalisée. Il est en effet difficile de trouver un critère
discriminant, pertinent, entre les deux approches du DM : usage unique
et usage multiple. La notion dindice de satisfaction ne peut pas en effet
être traduite en une fonction dutilité en vue de réaliser une étude coût/utilité
[19]. La non prise en compte dans lanalyse économique de tels critères,
ne doit pas obérer le fait quil existe des différences en termes d'utilisation,
de qualité demballage, dinscription, de conditionnement de distribution
et de stockage qui sont pertinents à prendre en compte dans le cadre du
processus décisionnel indépendamment des considérations économiques.
Ainsi, dans notre étude, le plateau ablation de fils, étudié en maternité
sest révélé inadapté aux soins pour lensemble des infirmières. Labsence
dune pince, dans la composition de ce plateau, ne permettait pas de pratiquer
lacte de soins selon les bonnes pratiques de soins infirmiers.
Même si la qualité des DM à UU nest pas toujours satisfaisante, certains
critères non négligeables ressortent de leur utilisation. Les deux principaux
critères sont, en dehors dun gain de temps évident par labsence de recyclage,
lamélioration de la sécurité pour les équipes soignantes par labsence
de manipulation de matériel souillé [20] et un renforcement de la sécurité
sanitaire en réduisant à néant la transmission dun risque infectieux
par incinération du matériel. La circulaire DGS/DHOS no 138
du 14 mars 2001 préconise lutilisation en priorité de matériel
à UU dans le cadre de la prévention du risque prions lors de tout acte
de soins.
Le principal frein à laugmentation de lutilisation dUU est le surcoût
évident, dans le budget de fonctionnement, que représente lachat de ce
matériel dans des établissements hospitaliers où les services de stérilisation
possèdent des structures opérationnelles (personnel, équipements et locaux).
En revanche, le passage à lUU pourrait être considéré comme la solution
à envisager dans des hôpitaux où la mise en conformité du service de stérilisation
deviendrait trop onéreuse pour répondre aux nouvelles exigences réglementaires.
Dans ce cadre, le centre hospitalier dAunay-sur-Odon a ainsi montré quil
était plus économique dacheter de lUU et denvisager une sous-traitance
pour la stérilisation du matériel recyclable restant que de remettre à
niveau les structures techniques existantes [21].
Dans notre établissement, le transfert vers lusage unique sera envisagé
lors dune restructuration du service de stérilisation par la prise en
charge des étapes de lavage et de conditionnement du matériel des blocs
opératoires encore réalisées à ce jour dans leurs locaux. De plus dans
le cadre de l'application des 35 heures, tout établissement doit
réorganiser la charge de travail, réfléchir aux tâches incontournables
et à celles que l'on peut substituer ou abandonner sans modifier pour
autant la qualité de ses prestations.
CONCLUSION
Cette étude utilise un outil dévaluation économique lui permettant de
mesurer limpact de deux options de travail : le recours à lUU et
celui de la restérilisation des DM.
Dans le cas des plateaux pansements, du plateau ablation de fils et du
spéculum vaginal, notre analyse démontre que les produits à UU stériles
se positionnent favorablement au plan économique par rapport à ceux produits
par notre stérilisation centrale.
Cet avantage en terme économique, de produits largement utilisés au sein
de létablissement devrait stimuler le transfert progressif vers lUU
dun certain nombre de composants.
Cette option de travail permettra de plus, progressivement à la stérilisation,
de faire face à moyen constant au nécessaire transfert dactivité en termes
de lavage et de conditionnement du matériel tel quexigé par la réglementation.
Il paraît judicieux de recommander de ne stériliser que les produits non
disponibles sur le marché, sauf s'il est démontré que le coût global de
la production hospitalière est performant et/ou que le produit industriel
n'est pas adapté aux besoins des utilisateurs
REFERENCES
1 - Louvet J. La stérilisation des établissements de soins au carrefour
des compétences en hygiène hospitalière. Décision Santé 1993 ;
41 : 26-31.
2 - Le Coq A. La stérilisation dans les établissements hospitaliers :
fonction, objectifs, implantation, infrastructure interne, équipements.
Tech Hosp 1993 ; 572 : 37-41.
3 - Rabaud C. La stérilisation hospitalière en 1998. Pyrexie 1998 ;
2 : 323-8.
4 - Fleur F, Villart M. Les dispositifs médicaux stériles consommables
à l'hôpital. Gestions Hospitalières 1992 ; 343 : 141-4.
5 - Thiveaud D. La qualité en 18 exigences. HMH 1997 ;
3 : 19-23.
6 - Galtier F. Stérilisation. Paris : Arnette et Blackwell,
1996.
7 - GPEM/SL. Stérilisateurs à la vapeur d'eau pour charges à protection
perméable. Journal officiel 1993 : no 5708.
8 - Thiveaud D. Stérilisation des instruments métalliques. HMH
1998 ; 4 : 19-26.
9 - Bralet J, Carlier A, Perrot C. Proposition de valorisation comptable
en stérilisation centrale au niveau d'un compte budgétaire, Produits finis
375. Rev ADPHSO 1985 ; 10 : 67-9.
10 - Corbrion V, Henry N, Karges M, et al. Évaluation du coût de
stérilisation : une expérience hospitalière. Rev ADPHSO 1999 ;
24 : 29-35.
11 - Trinel G, Trescher J, Lafage D. Le coût de fonctionnement, indice
de coût et la stérilisation. Rev ADPHSO 1997 ; 22 : 85-8.
12 - Tschann M, Trescher M. Le prix de revient du matériel stérile dans
un hôpital public français. Rev ADPHSO 1992 ; 17 : 57-63.
13 - Thiveaud D. Stérilisation et coût. HMH 2000 ; 7 :
21-6.
14 - Maroudy D, Cornuault C, Brosseau B, et al. Lames à usage unique,
caractéristiques fonctionnelles. Oxymag 2000 ; 53 : 9-10.
15 - Dauchot J, De Brandt P, Amiral D, et al. Coût en stérilisation :
passage à l'emploi de plateaux de soins à usage unique fournis par l'industrie
pharmaceutique. Rev ADPHSO 2000 ; 25 : 15-20.
16 - Chaubert E. Choix du matériel de pansement : production par
la stérilisation centrale ou par l'industrie ? Expérience au CHUV
de Lausanne. Rev ADPHSO 1992 ; 17 : 75-9.
17 - Bourguignon C, Destrumelle A, Lacroix V, et al. Pinces à biopsie
à usage unique versus usage multiple : étude de minimisation
des coûts. Rev ADPHSO 2001 ; 26 : 81-6.
18 - Ducel G. Étude des coûts et des avantages comparatifs des champs
tissés, à usage unique, par rapport aux champs traditionnels réutilisables,
en pratique opératoire. Rev ADPHSO 1985 ; 7 : 19-25.
19 - Lebrun T, Eeckhoudt L, Sailly JC. De l'intérêt des méthodes d'évaluation
dans la décision et la pratique du médecin. J Eco Med 1987 ;
5 : 183-99.
20 - Prost G, Clapeau G, Marx O. La décontamination : traitement
de l'instrumentation avant désinfection ou stérilisation. Soins
1998 ; 623 : 3-6.
21 - Cloître F, Leriche ME, Le Prince MC. Comparaison du coût de fonctionnement
du service de stérilisation du CH d'Aunay-sur-Odon à l'utilisation de
dispositifs médicaux à usage unique associée à la co-traitance. Rev
ADPHSO 2001 ; 26 : 33-41.
|