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Chroniques pittoresques d'une réforme très attendue… ou "Comment s'engagea la grande croisade contre la Déformation Médicale Discontinue"


Hépato-Gastro. Volume 5, Number 3, 235-8, Mai - Juin 1998, Billet d'humeur


Résumé  

Author(s) : Jacques Frexinos.

ARTICLE

Les prémices

C'était au début de l'an de grâce 1996, peut-être même avant... Ce fut d'abord quelques on-dit qui se transformèrent en ragots erratiques puis en une rumeur sournoise qui s'amplifia et se propagea rapidement à tout le royaume. Les gens de médecine allaient être obligés de redevenir escholiers afin de parfaire leurs connaissances et apporter aux sujets de sa très Gracieuse Majesté, dans la plus grande dilligence, la meilleure qualité de soins qu'ils étaient en mesure d'attendre. Cela devait compléter le savoir académique qu'ils avaient acquis bien des lustres auparavant dans les amphithéâtres poussiéreux des facultés et des salles malsaines des hospices. Tel était le poncif.

D'aucuns se demandèrent si ce louable effort de perfectionnement allait être aussi demandé aux gens de loi, de science, d'administration, de parlement et à la noblesse des Hautes Escholes, en un mot, si les gens de qualité allaient aussi être soumis à des telles pratiques. Il fut rapidement proclamé, que seuls les gens de médecine auraient l'honneur et l'avantage de bénéficier de ce privilège. Pourtant les gazettes avaient relaté maintes fautes d'escarcelles ayant mis en péril trésoreries et épargnes de certaines Grandes Officines usurières du Royaume, et tous les ans, la Grande Cour Comptable relevait, avec un acharnement dont la précision n'avait d'égale que l'inutilité, de nombreux exemples de gabegies dans les administrations royales, témoignant pour le moins de maladresses professionnelles, sinon d'incompétences, ou de laisser-aller coupables et impunis, qui auraient valu aux gens de médecine maintes remontrances, chambre de justice et probablement excommunication sinon galères ou relégation perpétuelle. Mais les mœurs étaient ainsi faites...

Le temps des certitudes

Après les oui-dire, arrivèrent les certitudes avec l'application, le premier janvier de l'an de grâce 1997, des ordonnances royales stipulant les astreintes et les conditions qui allaient régir un tel enseignement. Point de dissections supplémentaires ou d'œuvres alchimiques hasardeuses, il s'agissait pour l'essentiel d'une formation théorique dont l'objectif visait à parfaire les connaissances de la pratique quotidienne et améliorer la qualité du recipe dispensé.

Ainsi fut promulguée la grande croisade contre la Déformation Médicale Discontinue dont les gestionnaires de la Cassette Royale de Santé attendaient de fortes économies découlant d'un meilleur usage des embrocations, des fumigations, et des thériaques. Certes leur emploi était déjà régi par des exhortations dites consensuelles, véritables truismes dont l'incipit comportant inévitablement la phrase : il n'a pas lieu de... traduisait bien le caractère négatif et autoritaire de la pensée des inventeurs. Il faut bien dire qu'à défaut de sanctions individuelles justifiées, c'était le seul moyen qu'on eût trouvé pour s'opposer aux dérives sournoises de quelques esculapes particulièrement dilapideurs. La nouvelle croisade allait probablement permettre d'économiser pistoles et écus et d'éviter leur gaspillage en purges intempestives, saignées malencontreuses ou clystères ruineux !

Ces intentions prométhéennes reçurent dans l'ensemble un accueil sans grande alacrité mais la tautologie qui les entourait rendait difficile leur réfutation... Il était en effet raisonnable de penser que, depuis les leçons des amphithéâtres et l'enseignement des préceptes hippocratiques, un vent de modernisation devait souffler sur les gens de médecine qu'ils soient artisans-praticiens érémitiques, anachorètes ou cénobites regroupés en comices ayant propriété de lits dans des Infirmeries Particulières, qu'ils soient barbiers-chirurgiens, régents des Facultés, ou archiâtres des Hospices. Étaient exclus de cette ambitieuse réforme les empiriques et les charlatans qui œuvraient silencieusement dans les soupentes mais qui n'en avaient pas moins des revenus très substantiels, sans grandes taxes ou gabelles et une clientèle très fournie, grâce au Ciel et à la naïveté de leurs contemporains, car comme disait La Rochefoucauld : les fous et les sottes gens ne vivent que par leur humeur...

Le commencement des doutes

D'aucuns se demandèrent si ces obligations qui concernaient leur réinsertion spirituelle, et qu'ils pratiquaient déjà spontanément pour entretenir la vivacité de leur esprit et l'actualité de leurs connaissances, n'allaient pas être, dans ces nouvelles applications, fort complexes et fort coûteuses. Les plus sceptiques se souvenaient des conseils de Montesquieu : Lorsqu'on veut changer les mœurs et les manières, il ne faut pas les changer par les lois. Il est vrai que jusque-là, à l'exception de quelques rares académies enseignantes subventionnées par la Ferme des Impôts, c'étaient les dons généreux des grandes apothicaireries générales qui assuraient le plus souvent la réalisation de ces bonnes œuvres sans qu'il n'en coûtât un écu à la Cassette Sanitaire Royale. Que nenni, leur répondit le porte-parole du surintendant des Hospices, de la Santé du Peuple et de la Famille. Dans son maroquin, ajoutait-il, étaient serrées lettres de changes et promesses d'écus sonnants et trébuchants, ainsi que certificats de bonnes manières en pratique médicale qui seraient baillés aux gens de médecine sous conditions d'avoir honoré les engagements requis, au terme d'une période compilatrice d'un lustre.

L'art de compter en clepsydres

Alors fut élaboré, dans ce dessein, un merveilleux barème selon lequel des gratifications devaient être attribuées en fonction du temps de travail effectué, ce qui explique que par la suite elles furent surnommées les clepsydres. Un raisonneur pratiquant l'éristique fit remarquer qu'il s'agissait là d'une mesure quantitative qui ne préjugeait en rien de l'effort intellectuel de l'intéressé, et de l'assiduité de sa participation. Nombreux furent alors ceux qui lui intimèrent l'ordre de taire un discours aussi graveleux, au risque disaient-ils de voir s'instaurer un contrôle beaucoup plus pointilleux par l'hégémonique Inquisition Sanitaire.

Les clepsydres donc, étaient accordées très chichement pour les participations aux très nombreuses réunions corporatives, apéritives, digestives, et soupers académiques. Elles étaient aussi distribuées contre lettres d'abonnements aux gazettes médicales et autres almanachs de santé qui, voyant dans cette mesure moyen de développer leur clientèle, s'empressèrent d'adjoindre à leur sommaire un cahier d'alphabétisation régulier ou façonnèrent des disques argentés à mirer dans des automates à lucarnes polyphasées qui faisaient florès chez quelques esculapes modernistes. Le gain en clepsydres était beaucoup plus important pour les séminaires et colloques organisés par les sociétés savantes ayant enseignes numérotées, et par les guildes licenciées avec pignon sur rue. Ces doctes et savantes réunions étaient le plus souvent tenues dans les parloirs des hospices ou les antichambres des hostelleries où officiaient des diafoirus patentés ou des hiérophantes consacrés par les aréopages nationaux ou provinciaux. Le summum des gratifications était atteint pour les participations à certains séminaires très austères, à des symposiums très académiques ou à des assemblées très polyglottes qui obligeaient les gens de médecine du royaume à prendre les calèches volantes pour rejoindre le plus souvent les terres d'Amérique (où disait-on la médecine se faisait mieux qu'ailleurs, sans préciser pour qui...) et parlementer ou colloquer ou table-ronder des jours durant, dans de vastes palais ou des hostelleries cosmopolites (auprès desquelles la tour de Babel faisait figure de pavillon de chasse), abandonnant leur langage vernaculaire pour parler une sorte de latin médical universel, appelé langue anglaise.

Du pélagianisme aux monitions

Ayant pris connaissance du nombre de clepsydres qu'ils devaient obtenir pour satisfaire aux critères requis par les nouveaux édits, de nombreux médecins estimèrent qu'ils dépassaient déjà, par les œuvres volontaires auxquelles ils se livraient spontanément, le minimum à atteindre. Ils se demandèrent alors si à la place de cette tentaculaire formalisation autocratique, une politique plus physiocratique, laissant faire la nature, respectant la liberté individuelle, ne serait pas mieux acceptée et donc plus efficace. L'art du politique, disaient-ils en citant Helvetius, est de faire en sorte qu'il soit de l'intérêt de chacun d'être vertueux et certains ajoutaient, reprenant Vauvenargues que le terme de l'habileté est de gouverner sans la force.

Ce pélagianisme hérétique fut vivement désapprouvé par le surintendant des Hospices, de la Santé du Peuple et de la Famille. Un porte-parole souligna que le plus grand dessein était d'obliger les ignares, les illettrés, les paresseux et les traîne-savates à œuvrer à leur propre rédemption et qu'il était donc nécessaire de promulguer une loi générale pour contraindre cette minorité très particulière qui refusait obstinément de se parfaire et pratiquait ainsi de façon ostentatoire et provocatrice la déformation professionnelle discontinue. Pour sanctionner une telle racaille, on aurait pu leur infliger des punitions mortifiantes mais salutaires en leur faisant subir des séances de questions ordinaires par les inquisiteurs sanitaires et en les faisant croupir pendant quelques saisons dans les salles malsaines des hospices et les obscurs amphithéâtres des facultés. Mais ce régime moyenâgeux, rappelant trop les supplices d'antan, ne fut heureusement pas adopté. En revanche, il fut ordonné à tous, vertueux ou larrons, l'obligation de se regrouper en cercles studieux ou en phalanstères temporaires afin de pouvoir s'instruire suffisamment pour conserver leur titre, leur robe, et leur droit de donner le recipe.

Quant aux grands flibustiers, aux larrons et autres margoulins, qui malheureusement sévissaient de façon endémique depuis toujours, et dont les turpitudes, souvent connues mais peu corrigées, faisaient jeter l'opprobre sur une corporation des plus honorables, le Grand Conseil Ordinal aidé par l'Inquisition Sanitaire en punirait, comme à l'habitude, les exactions... Quant aux charlatans et empiriques, on décida de ne pas en parler car c'était trop d'honneur à faire à ces pseudomédicastres qui se livraient à de si basses œuvres et mieux valait les laisser croupir dans leur profonde ignorance et leur ignoble infamie. Il faut bien dire que, probablement trop honteux de vivre dans un tel état, aucun d'entre eux ne se plaignit d'un tel délaissement...

Un microcosme agité

La mise en place de la grande croisade contre la déformation professionnelle discontinue eut deux grands effets. D'abord, elle fit ratiociner thuriféraires et aristarques, chose logique et sans conséquence dans un royaume où, par la grâce de sa Très Gracieuse Majesté, tout pouvait se dire. Ensuite, elle entraîna la création d'aréopages ayant pouvoir de donner des satisfecit aux œuvres de lutte contre la déformation professionnelle discontinue. Dès que le vidimus fut apposé, ce fut, dès potron-minet, des courses éperdues dans les couloirs et antichambres des administrations royales ou provinciales, ministères ou palais sanitaires, pour obtenir les lettres de créance permettant de siéger dans ces nouveaux conclaves, ou pour faire enregistrer la naissance de nouvelles cohortes regroupant les gens de médecine selon leurs affinités et leurs humeurs...

Beaucoup de syndics des guildes ou des régents des hospices se targuaient de connaître au mieux les arcanes des futurs édits, de posséder les portulans nécessaires, et de deviner les arrière-pensées du surintendant, en supposant qu'il en eût... Ce fut aussi une agitation atomique dans les sociétés savantes qui dans ces obligations rééducatives virent le moyen d'accroître leurs prérogatives pour imposer le respect de leur doctrine et augmenter le nombre de leurs fidèles. Les guildes ne furent pas en reste et, au nom d'une représentativité monothéiste mais plurielle, leurs syndics exigèrent des sièges de droit dans ces nouveaux parlements de santé où se côtoyaient également archiatres, conseillers du Grand Conseil Ordinal, membres des comices régionaux et émissaires des Escholes de Médecine.

Il est aujourd'hui impossible de dire exactement la somme d'énergie et d'efforts que fournirent les gens de médecine pour participer à la naissance de cette ère nouvelle et le nombre de guide-ânes qui fut publié mais on doit reconnaître que beaucoup ignorèrent la maxime de Vauvenargues : la science des projets consiste à prévenir les difficultés de l'exécution ! Le système des gratifications devait être appliqué au premier jour de l'an de grâce 1997 mais la complexité de sa mise en place et les impédimenta qui l'accompagnèrent firent prendre un retard difficilement rattrapable.

Alors, s'installa une période dite transitoire qui, par rapport à l'éternité, ne dura qu'un tout petit peu moins. Les promesses étaient faites, les discussions presque achevées, les aréopages constituants prêts à accréditer, quand on s'aperçut que le Contrôleur Général des Fermes Royales avait omis de prévoir dans sa cassette les écus nécessaires et suffisants au fonctionnement de cette superbe machine. Un brave laboureur aurait dit, mais on ne lui demanda pas, qu'on avait mis la charrue avant les bœufs... Certains iconoclastes ajoutèrent qu'on avait joué au pet-en-gueule et au broche-en-cul pour rien, et que la montagne avait accouché d'une vesse...

Des divergences et des quérulences affligeantes

Pendant ce temps des négociations tout aussi remarquables s'ouvrirent pour renouveler d'anciens traités et des chartes sur l'exercice des gens de médecine. Après de longues et âpres discussions, apparurent de fortes divergences et de vives quérulences s'élevèrent entre les syndics des guildes de la médecine de l'Entier et de celle des Organes. Les uns signèrent les conventions sanitaires royales voulant montrer par là leur emprise et leur ascendance, les autres refusèrent, voulant obvier à de castastrophiques conséquences. Tous furent d'accord pour proclamer dans leurs propos catilinaires qu'ils défendaient la santé de leurs patients et la qualité de leurs œuvres.

Sans aller jusqu'à l'ordalie, cette guerre fratricide et mortifiante fit l'objet de moult railleries et gausseries de la part des gens de l'administration palatine et de la surintendance sanitaire qui avaient saisi très vite l'intérêt du dicton : diviser pour mieux régner. L'affreuse dispute culmina lors du partage de certains subsides de formation, déjà promis. Les représentants des guildes échangèrent en place publique maints propos comminatoires, voire injurieux, se traitant d'aigrefin, de margoulin, de fesse-mathieu, de farfadet, d'énergumène, de sycophante, de caudataire et flagorneur..., et s'accusant réciproquement de concussions, subreptions, coercition, simonisme, exactions comptables, racolages délictueux, pantalonnades grotesques. Il est des injures qu'il faut dissimuler pour ne pas compromettre son honneur, leur répétait en vain Vauvenargues...

Une étourdissante surprise

Mais tout cela ne fut que péripétie à côté du tremblement de terre qui bouleversa le royaume au printemps 1997 et auprès duquel celui qui entraîna le grand incendie de Lisbonne ne fut qu'éternuement malencontreux. Le drame survint quand le Grand Nautonier fut remercié par sa très Gracieuse majesté qui, après avoir dissous pour d'obscures déraisons de cour et ne pouvant rescinder de par la volonté du peuple, fut obligée bien tristement de procéder à un changement de sérail. Comme disait alors Montesquieu : c'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser.

Les promesses rendant les fous joyeux et n'engageant que ceux qui les croient, il fut dit très clairement, pendant la fête des bateleurs qui suivit cette fâcheuse dissolution, par celui qui allait être un inattendu successeur et par ses prosélytes, qu'en matière de réforme médicale, tout devait être revu, que l'esprit des édits était déplorable, qu'il devait être grandement modifié, qu'il n'était que justice de rendre raison au bon sens des gens de cette noble et respectable corporation et que des états généraux devaient être envisagés sans attendre, pour tirer les gens de santé d'une aussi méchante ornière ! On ne pouvait condamner d'honnêtes gens aux galères sous le prétexte que quelques larrons travaillaient dans leur communauté...

La suite sans fin... ou la fin sans suite ?

Ces prolégomènes furent exposés à grand renfort de commentaires sur les estrades publiques et dans les gazettes et furent repris en chœur par tous les bateleurs qui œuvraient sur le pont Neuf ou dans les lucarnes cathodiques. Alors émoustillés par ces séraphiques promesses, les braves gens de médecine nourrirent quelques espoirs de voir amender quelques malencontreux édits qui, à leurs yeux, pénalisaient la vertu et favorisaient le vice, oubliant ce qu'avait dit Vauvenargues : l'on promet beaucoup pour se dispenser de donner peu. Effectivement, une fois nommé, le nouveau Grand Nautonier, qui avait d'autres chats à fouetter, s'empressa de

déclarer que, sur ce point, il fallait agir avec sérénité, sans se presser, sous-entendant ainsi qu'il était urgent de ne rien faire et de ne rien changer, pendant un certain temps.

Ainsi fut fait et les choses perdurèrent dans l'attentisme le plus démotivant, la procrastination la plus obstinée et la velléité la plus désinvolte que certains naïfs, pleins de longanimité et toujours heureux de recevoir clystères, voulaient considérer comme réflexions approfondies. Les détestables édits, que le nouveau Grand Nautonier trouvait si méphitiques, abominables, répugnants, en un mot insupportables, quand il n'était pas aux Affaires, furent donc maintenus et, comme disait Monsieur Voltaire, tout continua à aller pour le mieux dans le meilleur des mondes...

CONCLUSION

Notes de lecture

Alacrité : enjouement, entrain. Aménité : amabilité. Archiatre : premier médecin, médecin en chef. Anachorète : ascète qui vit seul, retiré du monde. Archonte : magistrat principal des cités grecques. Aristarque : il s'agit d'un grammairien et critique sévère d'Alexandrie (v. 215-143 av. J.-C.). Par analogie : critique exigeant. Caudataire : individu flattant servilement ses supérieurs. Cénobite : religieux qui vit en communauté. Clepsydre : horloge à eau du monde antique. Érémitique : qui mène une vie solitaire. Éristique : art de la controverse. Guid'âne ou plus exactement guide-âne : livre détaillant les règles à suivre pour un travail. Hiérophante : grand prêtre grec chargé d'enseigner les choses sacrées aux initiés. Incipit : verbe latin, signifiant : il commence, désignait les premiers mots d'un livre ou premières notes d'une composition musicale. Longanimité : indulgence sans borne confinant au masochisme. Monition : avertissement (ecclésiastique) précédant une censure ou une excommunication. Ordalie : épreuve judiciaire du Moyen Age nommée aussi jugement de Dieu. Obvier : parer à un danger, du latin obviare : aller à la rencontre. Pélagianisme : doctrine hérétique de la fin du IVe siècle mettant l'accent sur l'absence de péché originel et la bonté naturelle de l'homme. Phalanstère : lieu où vit une communauté. Système préconisé par Charles Fourier (1772-1837). Physiocrate : philosophe plaidant pour laisser faire la nature, accorder à l'homme ce qu'il acquiert librement par son travail, lui assurer la liberté et la propriété. Portulan : carte ancienne de navigation maritime. Prosélyte : disciple, personne convaincue par une doctrine. Procrastination : tendance consistant à tout ajourner. Ratiociner : raisonner. Récipe : (s'écrit aussi RX) abréviation latine qui était placée après une ordonnance et signifiait : reçois. Subreption : utilisation de moyens malhonnêtes pour arriver à ses fins. Velléité : intention peu affirmée de faire quelque chose. Vesse : vent malodorant qui sort sans bruit par le derrière. Vidimus : verbe latin (nous avons vu), sceau apposé sur les actes juridiques par le roi ou les juges royaux.


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